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SPS
Congressman Ted Poe: Si l’ONU ne réussisse pas à décoloniser le Sahara
Occidental d’autres nations ne respecteront plus le droit international 09.10.05
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La communauté internationale doit "tenir en compte que d’autre pays patientent de voir l’antécédent qui sera établit après le règlement du cas du Sahara Occidental. Et il y a pas mal de conflits de frontières à travers le monde, il faut le rappeler. En Afrique, par exemple, il y a des disputes entre l’Eretria et l’Ethiopie, le Nigeria et le Cameroun, et entre le Soudan du nord et du sud. Donc, si la communauté internationale échoue à faire respecter sa décision quant au respect des accords sur le Sahara Occidental, pourquoi d’autres pays prendraient-t-ils la communauté internationale au sérieux dans les autres conflits de frontières? L’ONU risque alors de donner l’impression de ne pas être bien engager quant il s’agit de ce genre de conflits", a souligné le Juge Poe dans son intervention.
Voici le texte intégral de son discours lu par son assistant, Hicks Trey:
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Intervention du Congressman Ted Poe
Nations Unies, 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU
Le 07 Octobre 2005
Lu par son assistant Hicks Trey
M. le Président, Mesdames et Messieurs, il est, pour moi, un très grand honneur d’être présent devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies et d’avoir l’opportunité de vous exprimer une préoccupation particulière du retard enregistré dans le règlement du statut final du Sahara Occidental.
Le peuple sahraoui continue à souffrir en raison des délais enregistrés dans l’application du plan de règlement onusien, des accords de Houston et du plan de Baker tout dernièrement. Je suis donc venu vous livrer l’intervention du Congressman des USA M. Ted Poe, représentant du 2 District du Texas:
Je me présente devant vous en tant que Congressman des Etats Unis d’Amérique, en tant que membre de la Commission des Relations Internationales du Congress et en tant qu’ex-juge de la cour criminelle américaine ayant exercé ce devoir pendant 22 ans. Le Statut du Sahara Occidental étant discuté, je crois qu’il est nécessaire que cette commission maintien deux points, bien que claires, en considération: Les faits de ce dossier en premier lieu et ces antécédents. Et comme plusieurs d’entre vous ont pu voir dans le passé, quelques personnes vont certainement pointer du doigt ailleurs pour détourner le débat vers n’importe quel autre sujet pour éviter de discuter du statut du Sahara Occidental. En tant que juge, je peux vous assurer de l’importance de faire un jugement sur la base de la loi et des faits. Plus encore, une fois le jugement est prononcé, on doit prendre en compte que toute décision faite serait dorénavant un précèdent de référence pour d’autres futurs cas.
Cela dit, quels sont les faits établis quant au futur du people sahraoui? La cour internationale de justice a étudié le cas et a décidé de la nécessité de la tenu d’un référendum et du droit à l’autodétermination pour le Sahara Occidental. Les Nations Unies a étudié la question et a adopté la résolution 690, et a constitué la MINURSO -une mission dont l’unique rôle est d’organiser un referendum d’autodétermination pour le Sahara Occidental. Un Envoyé spécial, nommé par le Secrétaire général de l’ONU, a été envoyé au deux parties pour négocier en vue de la tenu d’un referendum et de la mise en œuvre du droit d’autodétermination du Sahara Occidental. Et voilà que nous sommes aux 30ème anniversaire de la décision prise une première fois par la communauté internationale, affirmant le droit à l’autodétermination du Sahara Occidental. 30 ans après, pourtant, la question n’est pas encore réglée.
La Charte des Nations Unies souligne clairement que le but des Nations Unies est de développer des relations d’amitié entre les nations sur la base du respect du principe de l’égalité et du droit à l’autodétermination des peuples ainsi que d’entreprendre tous les mesures en vue de renforcer la paix internationale. Les accords et les décisions, jusqu’à maintenant prises par la communauté internationale, ont tous reconnu ce droit à tous les peuples. Donc si il y a une question qui doit se poser devant cette Commission aujourd’hui, ce serait de savoir si oui ou non on doit encore se référer et continuer de coexister dans le cadre de l’esprit de la Charte des Nations Unies.
Alors que la question du Sahara Occidental est sujet de débat, je suis certain que quelques participants veulent y introduire des informations bizarres et des hors sujets. Il y a beaucoup de problèmes à étudier, c’est vrai, comme par exemple le traitement des prisonniers de guerre et d’opinion des deux parties. Mais la communauté internationale doit se concentrer sur le problème central de la question qui n’est pas plus que le statut du Sahara Occidental. Et la question à laquelle on doit répondre est : Est-ce que l’ONU va continuer à défendre et promouvoir le droit à l’autodétermination ou bien préférerait-elle plutôt commencer à encourager les tendances expansionnistes militaires des Etats? Là est la question.
L’on doit donc tenir en compte que d’autre pays patientent de voir l’antécédent qui sera établit après le règlement du cas du Sahara Occidental. Et il y a pas mal de conflits de frontières à travers le monde, il faut le rappeler. En Afrique, par exemple, il y a des disputes entre l’Eretria et l’Ethiopie, le Nigeria et le Cameroun, et entre le Soudan du nord et du sud. Donc, si la communauté internationale échoue à faire respecter sa décision quant au respect des accords sur le Sahara Occidental, pourquoi d’autres pays prendraient-t-ils la communauté internationale au sérieux dans les autres conflits de frontières? L’ONU risque alors de donner l’impression de ne pas être bien engager quant il s’agit de ce genre de conflits.
Plus la communauté internationale est inactive et plus il y a de délais, plus la situation est dangereuse. Et il est difficile de ne pas faire la comparaison entre cette situation et ce qui est arrivé à Timor de l’Est. J’en suis sûr que nous sommes tous d’accord qu’il est dans l’intérêt de toute l’humanité de ne pas revivre une situation tragique semblable à celle qu’on a pu voir à Timor.
Malgré le fait que le Polisario est largement dépassé en nombre par les forces armées marocaines, les Sahraouis sont bien déterminé. Ils luttent pour leur terre, leurs maisons, et leur futur. Plusieurs d’entre eux tiennent encore les papiers de leurs maisons et leurs propriétés qu’ils ont laissé derrière eux quand les marocains ont pénétré le pays. Mais à cause de trois décennies d’atermoiements, les Sahraouis dans les camps de réfugiés continuent d’être privés du droit de décider de leur futur. Cela dit, j’implore l’Assemblée générale de l’ONU de considérer les faits, de considérer cette antécédent qu’elle va établir et d’ordonner un règlement juste à ce problème. Des dizaines de Sahraouis ont déjà donné leurs mots à l’égard de leur droits à l’autodétermination en choisissant l’exile, et ils vivent encore dans des camps de réfugiés, ne permettons pas qu’ils meurent dans l’impitoyable désert alors que leur futur est entre nos mains.
Merci." (SPS)
060/090/000 091723 Oct 05 SPS
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SPS
La RASD dénonce: Découverte de fosses communes de prisonniers
politiques sahraouis dans les camps de détentions marocains
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Bir Lehlou (territoires libérés), 09/10/2005 (SPS) Le Ministère sahraoui de l’Information a dénoncé la persistance des violations marocaines des droits de l’homme, suite à la déclaration par l’Instance marocaine Equité et Réconciliation de la découverte de fosses communes d’une cinquantaine de prisonniers politiques, dont la majorité sont des sahraouis, assassinés par les autorités marocaines pendant leurs détention illégales dans des camps de concentrations et de détentions secrets marocains durant les années 70 et 80, a indiqué un communiqué du ministère sahraoui rendu public dimanche.
Voila le texte intégral du communiqué :
Bir Lehlou, 09 Octobre 2005-10-09
A l’issue de la déclaration de l’existence de fosses communes de victimes assassinées dans des camps de détentions secrets marocains à Agdez, Kalat Maguna et Takounit, sachant que parmi ses victimes il y a un groupe de Sahraouis, qui ont été enlevé par les autorités marocaines lors de l’invasion militaire du Sahara Occidental le 31 octobre 1975, et de l’adoption par le Maroc d’une politique d’extermination collective, encore adopter, contre le peuple sahraoui, le Gouvernement sahraoui, prenant note de cette déclaration, affirme que :
- La déclaration de l’existence de ces fosses communes n’est qu’une affirmation et une preuve de la réalité amère, que les autorités marocaines n’ont cessé de nier, à savoir la responsabilité directe du Maroc de la disparition de plus de 500 civils sahraouis et de 151 prisonniers de guerre que le Maroc détient encore. Cela dit, le Gouvernement sahraoui exige la vérité toute la vérité au sujet de ces victimes dans les plus brefs des délais.
- Il est capital de mettre un terme à cette tragédie humaine engendrée par l’occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc, une tragédie qui persiste encore puisque le Gouvernement marocain continue toujours à violer les droits fondamentaux des Sahraouis, poursuivant sa politique répressive, qui a été clairement démontré à travers les terribles images des prisons marocains tels que la Prison Noire d’El Aaiun occupée.
- Le Gouvernement marocain doit mettre un terme à sa politique coloniale contraire à la loi, et appliquer les résolutions onusienne appelant à la décolonisation du Sahara Occidental et à permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance à travers un référendum libre, juste et impartial sous les auspices des Nations Unies.
- L’ONU doit assumer sa responsabilité dans la protection de la loi et des droits de l’homme, et de ce fait exercer des sanctions sévères sur le Maroc pour l’amener à se souscrire à la légalité internationale, traduisant les responsables marocains des crimes contre l’humanité commises contre les Sahraouis devant les tribunaux internationaux compétents aux plus brefs délais." (SPS)
060/090/100 092122 Oct 05 SPS
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SPS
Le Maroc reconnais l’existence de fosses communes de prisonniers
politiques sahraouis assassinés dans des camps secrets de détention
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Rabat, 09/10/2005, (SPS) l’Instance officielle marocaine "Equité et Réconciliation" (IER) a déterminé samedi les lieux de fosses communes de 50 prisonniers politiques, dont 41 sont des sahraouis, assassinés et enterrés dans les camps de détention secrets de Tagounit, d’Agdez et de Kalat Magouna.
Ces personnes ont été victimes de la disparition forcée durant les années 70 et 80 et début des années 90 et sont au nombre de 50, a déclaré l’IER dans un communiqué, avec une liste nominative, publié sur son site web.
Célèbres dans le royaume marocain pour leurs conditions inhumaines de détention, ces centres ont vu se succéder des dizaines de détenus politiques sahraouis, dont 500 sont toujours disparus en plus de 151 prisonniers de guerre dont le Maroc ne veut pas fournir d’information.
060/090/000 092320 Oct 05 SPS
Voici la liste de ces victimes, publié par l’IER, selon leurs lieux d’enterrement et dont la majorité sont sahraouis:
Liste des victimes enterrées à la fosse commune de Tagounit (Maâmoura) :
01- Mouha Oulhaous.
02- Bassou zayed Ouaâboud.
Liste des victimes enterrées à la fosse commune d’Agdez :
03- Aich Bennacer.
04- Oufdil Hadou.
05- Kou Mouha Afroukh.
06- Essalami Mohamed Said Ould Abid. (Sahraoui)
07- Bira Ould Hsina Zamoutti. (Sahraoui)
08- Did Dih Ould Mahjoub. (Sahraoui)
09- Mohamed Cheikh Ould Hammouda Sabti. (Sahraoui)
10- Nina Ibrahim Ould Bouzid. (Sahraoui)
11- Mohamed Moubark Ould Mahmoud. (Sahraoui)
12- Al Haj Mohamed Lamine. (Sahraoui)
13- Wayssi Hamdi Ould Bouzid Rabbani. (Sahraoui)
14- Habdi Khettari Ould Mohamed. (Sahraoui)
15- Chramha Ahmed Ould Bachir. (Sahraoui)
16- Bassou Louzi.
17- Fatima Berhma Anaâja bent Ali. (Sahraoui)
18- Nafaâ ould Abdallah Ould Mayara. (Sahraoui)
19- Fadma Mouha Harfou.
20- Wazane Belkasem.
21- Najib Alwa Ould Taher. (Sahraoui)
22- Rahel Mohamed Maâ Alaâyneen. (Sahraoui)
23- Moumen Ould Ahmadnah. (Sahraoui)
24- Lakhal Bilal Ould Lahbib. (Sahraoui)
25- âayad Dmiri ould Ali. (Sahraoui)
26- Boub Mohamed Abderahmane Ould Ali. (Sahraoui)
27- Elbatoul bent Sidi Ali. (Sahraoui)
28- Shaili Abid Ould Mohamed. (Sahraoui)
29- Mahdi bari.
30- Mayara Hiba Ould Omar. (Sahraoui)
31- Karkoub Jid Ould Mohamed. (Sahraoui)
32- Chighali Ould sidi Makya. (Sahraoui)
33- Slama Ould Ali Ould Bellehssen. (Sahraoui)
34- Mohammed Cheikh Ould Mohamed Boukhari Abbali. (Sahraoui)
Liste des victimes enterrées à la fosse commune de Kalat Megouna :
35- Tarfas Ahmed Swilem. (Sahraoui)
36- Boulsan Essalek Ould Abdessamad. (Sahraoui)
37- Mohamed Boudi Ben Ibrahim. (Sahraoui)
38- Didih Lahbib Ould Ahmed Lahcen. (Sahraoui)
39- Mahjoub Lamdymigh Ould Laâroussi. (Sahraoui)
40- Mohamed Adnan Ould Abdallah Laâroussi. (Sahraoui)
41- Sidati Lakouara Ould Mohamed. (Sahraoui)
42- Abdellaoui Mouloud Ben Mohamed Ben Tahar. (Sahraoui)
43- Najem Mohamed Ould Sidi Ahmed Bidi Bibi. (Sahraoui)
44 Najem Ould Ahmed Lahcen. (Sahraoui)
45- Bousarwal Abdelali Ould Abedlmajid. (Sahraoui)
46- Mohamed Lahbib Ammar Alounat. (Sahraoui)
47- Ajdoud Ould Lakhalifa Sekihi. (Sahraoui)
48- Salek Aslik Ould Abdellah. (SSahraoui)
49- Mansour Mohamed Ould Abdallah. (Sahraoui)
50 Yahya Eddahi Ould Mohamed Najem. (Sahraoui)
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