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UNION AFRICAINE/SAHARA OCCIDENTAL/PARLEMENT

Un membre du parlement panafricain appelle l’ONU à faire pression sur Rabat pour mettre terme à sa colonisation du Sahara Occidental

09.09.05



Dar Essalam (Tanzanie), 09/09/2005 (SPS) Le Président du Comité d’éducation, culture, tourisme et ressources humaines du Parlement panafricain, Dr. Willam F. Shija, a adressé, mardi, une lettre-opinion au ministère des affaires étrangères de son pays, à l’ambassade sahraouie à Dar Essalm et aux médias, appelant L’ONU, la communauté internationale et les ONG, à intensifier leurs pressions sur le Maroc pour l’emmener à mettre terme à ses violations des droits humains dans les territoires occupés et à sa colonisation du Sahara Occidental. 

"A l’instar des Tanzaniens et africains, j’exhorte, par la présente, les Nations Unies, l’USA, la Communauté européenne, les pays asiatiques, les individus et les ONG ainsi que les medias, à intensifier la campagne de pression contre l’occupation marocaine du Sahara Occidental en vue de mettre terme au dernier conflit colonial  en Afrique", a martelé Dr. Shija dans cette déclaration écrite, dont SPS a reçu une copie originale en anglais. 

Dr. Shija a estimé que le Secrétaire général des Nations Unies est appelé plus que jamais "à faire accélérer les efforts pour permettre l’application du Plan de paix pour l’autodétermination du people du Sahara Occidental", surtout que les zones occupés du territoire non autonome sont le théâtre d’une répression quotidienne et de siège militaire et médiatique permanent. 

"Nous avons été informé, par exemple, que les autorités marocaines ont causé la disparition forcé de 500 Sahraouis dont le sort reste inconnu; 37 prisonniers politiques sont actuellement en grève de faim pour le 24 jours; plus de 150 Sahraouis sont encore détenus en tant que prisonniers de guerre et plusieurs autres violations des droits humains sont toujours commises par l’occupant marocain", a-t-il affirmé. 

"Je crois fermement que sous l’actuelle régime et occupation marocaine, les enfants, femmes, jeunes et pères de familles dans la République sahraouie sont entrain de souffrir et leur droits sont bafoués à cause de la gourmandise du Maroc et sa soif de pouvoir et de domination", s’est-t-il indigné. 

"Il ne serait être acceptable, qu’au 21ème siècle, alors que l’Afrique est entrain de faire face aux défies du développement et de stabilité, que la situation du Sahara Occidental demeure la même", a déclaré le Dr. Shija. 

Il a d’autre part salué "la récente libération par le Polisario de plus de 400 prisonniers de guerre" marocains. Une initiative qui indique "clairement que les Sahraouis sont un peuple amoureux de paix et qui ne désire que d’être donner l’opportunité de disposer de lui même", a considéré Shija, s’interrogeant "jusqu’à quand refusera le régime du Maroc de permettre à ce peuple ce droit fondamental, qui lui est garantie par la Charte des Nations Unies et par le droit international?". 

Dr. William F. Shija, rappelle-t-on, a été membre du Parlement tanzanien pendant 15 ans, il fut chargé de plusieurs ministères de son pays, membre et vice-président de l’Association Parlementaire du Commonwealth (CPA) Section du Tanzanie, membre du Comité exécutive du CPA pour la région d’Afrique, Président du Comité des Affaires étrangères du Parlement tanzanien, et il est actuellement membre du Parlement Panafricain et Président du Comité d’éducation, culture, tourisme et ressources humaines du même. (SPS) 

060/090/ALG 091457 sept 05 SPS 

 

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UTERRITOIRES OCCUPES/FRANCE/PRISONNIERS POLITIQUES

Le PCF appelle le Gouvernement français à intervenir pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis

 
 

 


Paris, 09/09/2005 (SPS) Le Parti Communiste Français (PCF) a appelé le Gouvernement français à intervenir auprès du Maroc pour qu’il entame des négociations avec les 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 8 août dernier dans des geôles marocaines, afin de sauver leur vie en danger. 

Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, le PCF a estimé que la situation de ces prisonniers politiques "est aujourd’hui très grave, leur vie est en jeu", déplorant que les autorités marocaines n’ont pour l’instant montré "aucun signe de bonne volonté et refusent toute discussion avec les grévistes". 

"Il ne serait ni politiquement ni moralement admissible de laisser mourir des prisonniers d’opinion dont les revendications s’inscrivent au cœur d’un conflit de décolonisation encore non résolu et faisant l’objet de multiples résolutions et rapports des Nations Unies", a jouté la lettre signé par le Responsable des Relations internationales du parti, Daniel Cirera. 

"Je crois que la France serait dans son rôle en appelant et en agissant pour que le pire ne se produise pas et pour que l’échange politique, la négociation et le droit, l’emportent sur la répression et la politique de force. C’est l’intérêt commun des peuples sahraoui et marocain", a conclu la lettre, dont une copie est parvenue à SPS. (SPS) 

010/090/666 091230 sept 05 SPS

 

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UTERRITOIRES OCCUPES/PAYS ARABES/PRISONNIERS

POLITIQUES Le Comité arabe de solidarité avec le peuple sahraoui appelle Rabat à libérer les prisonniers politiques sahraouis

 

 



Beyrouth, 09/09/2005 (SPS) Le Comité Arabe de Solidarité avec le Peuple Sahraoui (CASPS) a vivement dénoncé l’indifférence de Rabat face au danger de mort qui guette les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis plus d’un mois dans les prisons marocaines, appelant le Gouvernement marocain à les libérer sans plus tarder. 

Dans un communiqué publié vendredi à Beyrouth, le CASPS a dénoncé "les pratiques répressives contre les activistes sahraouis des droits humains", ainsi que "les procès iniques les lourdes condamnations et les arrestations qui les ont conduit à déclencher cette grève de la faim".

"Le CASPS qui a été parmi les premier à exprimer sa joie pour la libération par le Polisario des derniers prisonniers de guerre marocains en sa possession" (…) "appelle le Gouvernement marocain à faire de même en libérant les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim" (…) "ainsi que les 151 prisonniers de guerres les 500 disparus sahraouis". 

L’état de santé de la quasi totalité des 37 grévistes de la faim a atteint un stade alarmant, selon leurs familles, qui avaient lancé un appel de "détresse" en direction des âmes éprises de justice pour venir en aide à leur fils qui "meurent à petit feu dans l’indifférence totale des autorités marocaines d’occupation". 

"Quels crimes ont commis nos enfants pour que l’ONU, L’Union européenne, les USA, bref tous les pays du monde et les organisations internationales, observent-ils un silence de cimetière vis-à-vis de crimes qui se consomment lentement à leurs yeux", se sont interrogées ces familles dans un communiqué urgent publié dimanche dernier. 

L’Organisation  Mondiale Contre la Torture (OMCT) avait elle aussi exprimé sa "vive préoccupation" quant à "la sécurité et l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 8 août 2005" dans les prisons marocaines et appelle à une "intervention urgente" pour sauver leur vie, selon un communiqué de l’organisation publié vendredi à Genève, rappelle-t-on. 

Le CASPS, qui regroupe des intellectuels arabes, des professeurs d'universités, des avocats, des médecins, des journalistes et des écrivains, a été constitué fin septembre 2004 à Beyrouth (Liban), pour épauler le peuple sahraoui à recouvrir son droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, rappelle-t-on.(SPS)

 010/090/666 091539 sept 05 SPS

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