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SPS Aminetou Haidar reçoit à Madrid le Prix Juan Maria Bandres 09.05.05
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Madrid, 09/05/2006 (SPS) La militante sahraouie des droits humains, symbole de la résistance du peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara Occidental, Aminetou Haidar, a été honorée lundi soir à Madrid où elle a reçu le 5ème Prix Juan Maria Bandres pour la défense du droit d'asile et la solidarité avec les réfugiés, qui lui a été décerné par la Commission espagnole d'aide au réfugiés (CEAR).
Ce prix lui a été décerné par la CEAR à la fin de l'année dernière, alors qu'elle se trouvait encore détenue à la Carcel negra (Prison noire) d'El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental), en reconnaissance de son ''engagement exemplaire en faveur de la lutte du peuple sahraoui pour son droit légitime de décider librement de son avenir''.
Lors d'une cérémonie émouvante, Aminetou Haidar, longuement ovationnée par l'assistance debout, a dédié ce prix aux ''héros de l'Intifada pour l'indépendance, aux héros de la résistance pacifique dans les territoires occupés et à tout le peuple sahraoui''.
''A travers ce prix, la CEAR et la société civile espagnole dans son ensemble, adressent un message profond, de condamnation des violations des droits humains qui sont perpétrées par l'occupation marocaine au Sahara Occidental. C'est également un hommage à la lutte et aux sacrifices du peuple sahraoui, particulièrement de ses femmes'', a-t-elle déclaré.
Après avoir exprimé la ''reconnaissance'' du peuple sahraoui au peuple espagnol pour ''sa solidarité, sa position honorable et son soutien'' durant trois décennies, elle a appelé le Gouvernement de l'Espagne à ne pas commettre une nouvelle ''injustice'' à l'endroit des Sahraouis qui prolonge leurs souffrances, en référence aux accords tripartites de Madrid de 1975 par lesquels le Sahara Occidental avait été livré à l'occupation.
''Ce que nous attendons aujourd'hui du Gouvernement espagnol ce n'est pas la promotion des fausses solutions que propose le Maroc, ce que nous attendons de lui, c'est qu'il amène ce pays à permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination'', a-t-elle dit.
Aminetou Haidar a en outre appelé les Nations Unies à ''assumer leurs responsabilités'' en veillant au respect des droits humains dans les territoires occupés, ''en protégeant la population sahraouie et en faisant pression sur le Maroc pour qu'il se conforme à la légalité internationale''.
Le président de la CEAR, Ignacio Diaz Aguilar, s'est dit dans son intervention attristé par la situation du peuple sahraoui, ''un peuple, pour ceux qui le connaissent, profondément pacifique, hospitalier et généreux'', a-t-il souligné.
''Il a fallu une situation profondément injuste pour que ce peuple entre en conflit'', a-t-il ajouté, affirmant que ''l'hommage à Aminetou Haidar, dont il qualifié la lutte d'exceptionnelle, est aussi un hommage au peuple sahraoui''.
M. Aguilar a réclamé au Gouvernement espagnol une position ''plus claire'' en relation avec le conflit du Sahara Occidental, en faisant ''pression'' sur le Maroc pour qu'il accepte le référendum d'autodétermination.
Le président de la Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara), José Taboada, a lui aussi appelé le Gouvernement espagnol à se départir des positions ''ambiguës et contradictoires'' et à ''assumer courageusement ses responsabilités historiques'' en prenant des ''décisions justes et fermes, faisant prévaloir la légalité sur la force, et en soutenant, sans réserves, la tenue d'un référendum d'autodétermination''.
''Après 30 ans de l'occupation du Sahara Occidental par la force, il est temps d'exiger aussi des Nations Unies qu'elles honorent leurs engagements et appliquent leurs résolutions'', a-t-il conclu. (SPS)
010/090/700 090942 mai 06 SPS
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SPS Aminetou Haidar appelle le gouvernement espagnol à assumer ses "responsabilités historiques et légales''
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Madrid, 09/05/2006 (SPS) Mme Aminetou Haidar, symbole de la résistance sahraouie dans les territoires occupés du Sahara occidental, a dénoncé, lundi à Madrid, les ''graves violations'' des droits de l'homme qui sont commises dans ces territoires par les autorités marocaines et appelé le gouvernement espagnol à assumer ses ''responsabilités historiques et légales'' dans le conflit.
Lors d'une conférence de presse animée au siège de la Commission espagnole d'aide aux réfugiés (CEAR), Aminetou Haidar a indiqué que sa visite en Espagne vise un double objectif. D'une part, remercier la société espagnole, au nom du peuple sahraoui, de ''sa solidarité noble et de son soutien indéfectible à la cause sahraouie''. D'autre part, ''la sensibiliser et l'informer sur la situation dramatique'' vécue dans les territoires sahraouis occupés.
''Nous souhaitons que la société espagnole fasse pression sur son Gouvernement que nous appelons à assumer les responsabilités historiques et légales de l'Etat espagnol dans la tragédie que vit le peuple sahraoui depuis 30 ans, en soutenant clairement son droit à l'autodétermination'', a-t-elle déclaré.
''Cet appel s'adresse également à la France dont la politique constitue un obstacle à la paix au Sahara occidental. La France, pays des libertés et des droits de l'homme, soutient, malheureusement, l'occupation marocaine. Sa diplomatie s'est mobilisée dernièrement pour que la situation des droits humains au Sahara Occidental ne soit pas mentionnée dans la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies'', a-t-elle déploré.
La militante sahraouie des droits humains a d'autre part réitéré que ''nul n'a le droit de parler au nom du peuple sahraoui en dehors du Front Polisario, représentant unique et légitime du peuple sahraoui", a-t-elle affirmé.
Elle a souligné, en outre, que le ''plan d'autonomie'' pour le Sahara Occidental annoncé par Rabat est un ''projet mort-né'', car ''totalement rejeté par le peuple sahraoui qui n'acceptera d'autre solution que l'exercice de son droit légitime et inaliénable à l'autodétermination''.
A une question sur la libération récemment d'un groupe de militants sahraouis des droits de l'homme, elle a récusé le terme "grâce", précisant que cette libération "n'est pas une faveur concédée par les autorités d'occupation marocaines mais le résultat des pressions exercées par les ONG internationales" .
Elle a fait remarquer que le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a fait état dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental de graves violations des droits humains dans les territoires occupés.
Auparavant, dans un exposé introductif, Aminetou Haidar a rappelé que ces violations ont commencé avec l'occupation du Sahara Occidental en 1975 et son cortège de ''crimes contre l'humanité : bombardements des populations civiles au Napalm et au phosphore, fosses communes, politique de la terre brûlée, milliers de Sahraouis détenus, torturés et disparus''.
Elle a expliqué que le mouvement pour les droits humains qui est apparu dans les territoires occupés est une réaction à cette ''répression sanglante qui se poursuit, au blocage du processus de règlement et à l'immobilisme des Nations Unies''. (SPS)
010/090/700 090958 mai 06 SPS
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SPS Abdelaziz appelle Annan à intervenir pour sauver la vie de Abdallahi Hassan en grève de la faim depuis 42 jours
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Bir Lehlu, 09/05/2006 (SPS), le Président de la République, Mohamed Abdelaziz a demandé lundi, dans une lettre qu'il a adressé au secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, afin d'intervenir pour "sauver la vie d'un prisonnier politique sahraoui en grève de la faim depuis plus de six semaines" dans la prison marocaine d'Ait Melloul.
"Nous demandons une intervention urgente de l'Organisation des Nations Unies, afin de sauver la vie du citoyen sahraoui, Abdallahi Ali Salem Mohamed Salem Hasan, âgé de 26 ans qui a été arrêté le 15 février 206 à El Aaiun et transféré vers la prison d'Ait Melloul à la ville marocaine d'Agadir ", a écrit Mohamed Abdelaziz, dans sa missive à Kofi Annan.
"Abdallahi Ali Salem Mohamed Salem Hasan qui entre dans son 42éme jours de la grève de la faim en raison des circonstances de son "arrestation abusive", se trouve actuellement dans un état de santé critique", a ajouté le Président sahraoui dans cette lettre dont une copie est parvenue à SPS.
Par ailleurs, M. Abdelaziz a souligné que le Gouvernement marocain persiste dans sa politique de "répression sauvage, de terreur et d'intimidation contre la population sahraouie sans défense pour avoir participé dans les manifestations pacifiques qui réclament son droit légitime à l'autodétermination", notamment "contre les activistes des droits humains et les prisonniers politiques sahraouis libérés".
"Ceux ci ont été l'objet des tortures infligées par les forces de répression marocaines et quelques uns d'entre eux ont été abandonnés aux alentours des villes dans un état critique, en plus de la menace d'être déporté par la force des grandes villes sahraouies où ils se trouvent", a précisé M. Abdelaziz.
"Toute cette campagne de terreur et d'intimidation de la part des autorités marocaines intervient à quelques jours de l'arrivée de la Commission onusiennes des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental, ce qui met en doute "si le Maroc acceptera sa visite où la rejette de nouveau comme a été le cas antérieurement de plusieurs autres", a affirmé Mohamed Abdelaziz.
Le Président sahraoui a demandé de nouveau "l'intervention urgente" de l'organisation des Nations Unies, afin de "protéger la population sahraouie dans les territoires occupés" du Sahara Occidental et exiger du Maroc "la libération des 14 prisonniers politiques encore derrière les barreaux des prisons de l'occupant". (SPS)
070/090/TRD110 091225 Mai 06 SPS
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SPS Le peuple sahraoui doit décider lui-même de son destin, affirme la nouvelle gauche allemande
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Berlin, 09/05/2006 (SPS) Les porte-parole du groupe parlementaire du parti allemand de la nouvelle gauche (die neue Linke) dans la commission des affaires étrangère au Bundestag, MM. Norman Paech et Wolfgang Gehrke, ont appelé au respect de la décision souveraine du peuple sahraoui de choisir librement son destin à travers "l'application du plan Baker".
"Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et notamment le plan de paix dit Plan Baker II de 2003 doivent continuer à être la seul base pour déterminer l'avenir du Sahara Occidental", ont-ils soutenu dans un communiqué.
"Sans la perspective de la tenue d'un référendum sur la base du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, il n'y aurait pas de perspective de paix pour les peuples concernés", ont-ils averti.
"Cependant une escalade violente du conflit aurait des conséquences dramatiques sur la stabilité de cette région et mènerait, sans doute, à une aggravation supplémentaire de la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental qui est déjà si mauvaise", ont-ils alerté.
"Il ne faut pas que le refus de Maroc mène, à ce que le plan de paix de l'ONU ne soit plus considéré comme base de la recherche d'une solution pacifique du conflit du Sahara Occidental", ont soutenu les partis de la gauche unis allemands, qui avaient reçu récemment le ministre sahraoui des territoires occupés, Khalil Sidi Mhamed et le représentant du Polisario en Allemangne, Jamal Zakari.
Ils ont en outre lancé "un appel pressent" au Gouvernement fédéral allemand, pour tout faire pour afin que toutes les négociations sur l'avenir du Sahara Occidental "se basent sur le Plan Baker, comme exigé par le conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 1495 du 31 juillet 2003n rappelant la résolution du Bundestag allemand votée en janvier 2004 qui appelle à "la tenue d'un référendum".
010/090/100 091732 mai 06 SPS
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