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SPS
La
marche verte 30 années après, par Fernando Arias-Salgado
ex ambassadeur d'Espagne au Maroc 08.11.05
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Madrid, 08/11/2005 (SPS) L'ancien ambassadeur d'Espagne au Maroc, Fernando Arias-Salgado, a publié une opinion au journal madrilène ABC dans sa livraison du dimanche, que nous avons jugé opportun de traduire et de publier pour nos lecteurs qui n'ont pas accès à la langue et aux journaux espagnols. M. Arias-Salgado revient sur le retrait précipité de l'Espagne du Sahara Occidental et ses conséquences, ainsi que les meilleurs moyens de régler le conflit de décolonisation du territoire sahraoui sur la base de la démocratie et de la légalité internationale dans l'intérêt de l'Espagne, de l'Europe et du Maghreb.
Voici le texte intégral de cette opinion traduite de l'espagnol par SPS :
"La marche verte", 30 années après
Les relations entre l'Espagne et le Maroc et le futur du Maghreb dépendront de ce que l'Espagne assume, une foi pour toute, la responsabilité qui lui échoit comme le pays démocratique occidental et européen ayant de grands intérêts nationaux dans cette région africaine.
Le 6 novembre 1975 le roi, Hassan II du Maroc décida de défier les Nations Unies et la légalité internationale dans la décolonisation en lançant une marche (la Marche Verte) de 350.000 civiles désarmés vers le Sahara Occidental pour récupérer le territoire. Cette marche se réalisa sous la protection de l'armée royale marocaine. Une décision qui a été annoncé personnellement par le monarque le 16 octobre 1975, basé su une interprétation arbitraire de l'avis du Tribunal International de Justice (TIJ) sur le Sahara Occidental rendu public à la même date.
Le TIJ, reconnaissant l'existence de relations juridiques de « fidélité » (allégeance) entre le sultan du Maroc et certaines tribus dans le territoire du Sahara Occidental par le passé, déclarait en revanche, en termes sans équivoques, qu'il n'existe aucune relation de souveraineté territoriale entre le Maroc ou l'ensemble mauritanien et le territoire du Sahara Occidental.
En conséquence, conclu le tribunal, dans le paragraphe 162 de son avis, que la résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies 1514 (XV) de 1960 sur la concession de l'indépendance pour les pays et les peuples coloniaux doit être appliquée pour décoloniser le Sahara occidental et en particulier « le principe d'autodétermination grâce à l'expression libre et authentique de la volonté des populations des territoires ».
Le Conseil de sécurité convoqué par le Gouvernement espagnol devant la gravité de la situation créée par la marche verte, adopta trois résolutions : la 377(1975), du 22 octobre ; la 379 (1975) du 02 novembre, et la 380 (1975) du 06 novembre, le même jour du déclenchement de la marche.
Dans cette résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité a déploré le déclenchement de la marche et sollicita le retrait immédiat des participants. Tout fut inutile. La marche verte traversa cette même journée la frontière du territoire non autonome du Sahara Occidental administré par l'Espagne en violation flagrante de la légalité internationale en matière de décolonisation.
Le 14 novembre 1975, le Gouvernement espagnol, présidé par M. Arias Navarro, alors que le général agonisait, céda sous les pressions marocaines après une série de négociation à Agadir et Madrid, et signa une « déclaration de principes » par laquelle une Administration temporaire maroco mauritanienne s'installa au Sahara occidental à laquelle seront transférés les responsabilités et les pouvoirs que l'Espagne avait sur le dit territoire en sa qualité de puissance administrante.
Avec cette décision unilatérale espagnole, douteuse en matière de législation, qui exclu la reconnaissance du droit d'autodétermination de la population sahraouie qui vient d'être confirmé par le TIJ ; la participation du Sahara Occidental sera « maquillée » et l'abandon du peuple sahraoui à son destin entre les mains des marocains et mauritaniens sera consommé. Le 26 février 1976 l'Espagne se retira de l'Administration temporaire précédemment citée pour mettre fin à sa présence civile et militaire sur le territoire.
Les tragiques conséquences de cette décision unilatérale sont connues de tous. Une guerre de 15 ans de durée jusqu'au cessez-le-feu en septembre 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, des milliers de morts de disparus, des millions de dollars enterrés utilement dans les sables du désert, un mur de 2.000 Kms minés des deux côtés qui divise le territoire du nord au sud, l'exil et la persécution d'une grande partie de la population autochtone sahraouie et l'instabilité et le blocage politique de tout le Maghreb. Trente après, le conflit est toujours latent et la solution politique proposée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, connu sous le nom du plan Baker II, est toujours bloqué.
En pensant au futur du Maghreb et en particulier les relations entre l'Espagne et le Maroc, il ma parait opportun de revenir un peu en arrière pour rafraîchir les mémoires sur des déclarations faites par le roi Hassan II du Maroc à un journaliste français, Eric Laurent, il y a dix ans, qu'a reproduit également le journaliste, Ignace Dalle, dans son récent livre publié en français, « Les trois rois ; la monarchie marocaine de l'indépendance à nos jours ». Dans ces déclarations, le Roi Hassan II, selon le journaliste cité, affirme en parlant de la marche verte ce qui suit : « il s'agit d'un pari psychologique. Je savais que Franco et son entourage sont des militaires. S'ils se comporteront comme de véritables militaires ils ne tireront pas sur 350.000 civils désarmés ». « En revanche s'il s'agit de véritables bouchers ... ». « Et le monarque, ajoute textuellement selon le journaliste cité : « en réalité c'était un chantage affreux, mais un chantage licite qu'aucune loi ne n'interdit ».
En cet anniversaire des ces dates funestes dans l'histoire de l'Espagne dans laquelle, selon mon jugement, il y a eu l'une des plus grandes erreurs stratégiques de la politique extérieure espagnole, il convient sans aucun doute, de réfléchir sur nos relations avec le Maghreb en général et avec le Maroc en particulier. La marche verte a contribué à consolider à la monarchie marocaine que représente le Roi Hassan II, dans une conjoncture internationale complètement différente de l'actuelle, aussi bien en Espagne qu'au maroc. L'Espagne pouvait remettre le Sahara à l'ONU pour son administration temporaire jusqu'à ce que la volonté de la population sahraouie puisse se manifester sa volonté d'une manière valide. Ceci était la légalité internationale à l'époque. Le Gouvernement espagnol ne l'a pas respecté. L'option stratégique de signer les accords de Madrid le 14 novembre 1675 n'a pas amené la paix, ni la stabilité, ni le développement au Maghreb. Elle n'a pas non plus contribué à faciliter l'approfondissement les intérêts communs existants pour des raisons géographiques et historiques entre l'Espagne et le Maroc. Dans le futur il n'est pas nécessaire que ça soit ainsi. Dans la nouvelle conjoncture internationale et interne des deux pays, les solutions politiques doivent être démocratiques et on ne peut admettre aucun autre critère pour légitimer des acquisitions territoriales basées sur des prétendus « droits historiques ».
Aujourd'hui le Gouvernement démocratique d'Espagne est présidé par le Secrétaire général du PSOE, M. Rodriguez Zapatero. C'est peut être maintenant le moment de réparer, au moins en partie, les dégâts causés au peuple sahraoui par le dernier Gouvernement du régime de Franco, appuyant, non seulement avec des déclarations, mais avec des faits, le référendum d'autodétermination en instance depuis 1675, prévu dans toutes les résolutions des Nations Unies et en particulier le Plan de règlement, accepté par le Maroc et à défaut le Plan de paix Baker II comme base de négociations dans le cadre de l'ONU, que le Maroc continue à rejeter. Selon mon point de vue personnel et professionnel, de part mon expérience dans cette question depuis plus de trente, les relations entre l'Espagne et le Maroc et le futur du Maghreb dépendront en grande partie de que l'Espagne assume, une fois pour toute, la responsabilité qui est la sienne comme le pays démocratique occidental et européen ayant beaucoup d'intérêts nationaux dans cette région africaine voisine de laquelle, n'oublions pas, elle fait partie géographiquement et stratégiquement. (SPS)
010/090/666 081339 nov 05 SPS
| SPS RASD/MAROC/MEDIAS M. Boukhari : Le peuple sahraoui rejette "l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine"
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Londres, 08/11/2005 (SPS) Le
représentant du Front Polisario auprès des
nations unies, Boukhari Ahmed, a rejeté la proposition du roi
Mohamed
VI d'"accorder une autonomie" au Sahara Occidental dans le cadre de "la
souveraineté marocaine".
Dans une interview accordée lundi à la radio
britannique BBC, M.
Boukhari a affirmé que la "proposition" marocaine est contraire
à la
position de la communauté internationale, précisant que
le Sahara
Occidental "n'est pas une province marocaine" pour que le roi du Maroc
propose une autonomie.
Il s'agit d'"une colonie", a-t-il ajouté rappelant que pour le
Conseil
de Sécurité et l'Assemblée générale
de l'ONU, c'est une question de
"décolonisation".
Les Nations unies avaient approuvé le droit du peuple sahraoui
à
l'autodétermination à travers un référendum
libre et honnête loin de
toute pression, a précisé M. Boukhari qui a soutenu que
la position
marocaine "véhicule davantage d'entêtement", tout en
dénonçant dans ce
contexte "la politique de l'impasse".
Il a rappelé, à ce propos, l'attachement du peuple
sahraoui à son
autodétermination pour décider d'édifier son Etat
ou de se lier au
Maroc.
Pour le Front Polisario, le Maroc est responsable des entraves au
règlement du conflit au Sahara Occidental conformément
aux résolutions
de la légalité internationale qui insiste sur
l'organisation d'un
référendum d'autodétermination que le Maroc tente
d'éviter par
différents stratagèmes et en faisant fi des
échéances prévues pour le
règlement du conflit au Sahara Occidental.
010/090/700 081958 nov 05 SPS
| SPS TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION/MEDIAS Nouvelles arrestations à El Aaiun, selon une agence espagnole
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Madrid, 07/11/2005 (SPS) Les
forces de polices marocaines ont "durement
réprimé'', samedi, dans le quartier Maatallah, à
El Aaiun, capitale
occupée du Sahara Occidental, une manifestation de Sahraouis en
faveur
de l'indépendance et plusieurs d'entre eux ont été
arrêtés, a constaté
sur place un journaliste de l'agence d'information espagnole EFE.
Selon la même source, la veille de la commémoration du
30ème
anniversaire de la "marche verte" qui symbolise l'invasion du Sahara
Occidental, ce quartier était "fortement contrôlé"
par les forces
auxiliaires marocaines et les Groupes urbains de sécurité
(GUS).
Les incidents, a-t-on indiqué, ont éclaté lorsque
des jeunes sahraouis
ont commencé à clamer des mots d'ordre en faveur du Front
POLISARIO et
contre l'occupation marocaine.
"La police a violemment frappé deux jeunes et tenté
d'empêcher que les
caméras de télévision ou les appareils
photographiques (des
journalistes espagnols présents) prennent des images de la
scène", a
rapporté EFE, qui a précisé que les groupes de
jeunes qui manifestaient
ont été traqués à travers les ruelles du
quartier.
Sept manifestants ont été arrêtés samedi
à El Aaiun qui s'ajoutent aux
14 interpellés vendredi dans la même ville. Tous sont
détenus dans les
locaux de la police où ils sont soumis à la torture et
aux
interrogatoires, rappelle-t-on.
D'après EFE, le quartier Colominas, où se trouve le
domicile de Hamdi
Lembarki, le jeune sahraoui assassiné le 29 octobre dernier lors
d'une
précédente manifestation, est totalement cerné par
les forces
auxiliaires marocaines. Sa soeur, Salma, citée par l'agence, a
réaffirmé que Hamdi est mort après avoir
été passé à tabac par le GUS.
(SPS)
010/090/700 081952 nov 05 SPS
| SPS Espagne/RASD/MEDIAS La presse espagnole souligne l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'indépendance
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Madrid, 08/11/2005 (SPS) La
presse espagnole a consacré, lundi, de larges espaces au
30ème anniversaire de l'invasion militaire marocaine du sahara
Occidental, qui a débuté par la "Marche verte", le 6
novembre 1975, soulignant, dans ce contexte, que, trois
décennies après, le peuple sahraoui demeure toujours
aussi attaché à son droit à
l'autodétermination et l'indépendance.
Le quotidien El Pais (proche des socialistes au pouvoir) a
relevé le boycott par la population sahraouie de la
cérémonie organisée, à El Aaiun, capitale
occupée du Sahara Occidental, par les autorités
marocaines, pour commémorer cette marche, "moins d'une douzaine
de curieux".
"L'absence retentissante des citoyens à la
cérémonie officielle se produit à un moment
sensible de la révolte déclenchée depuis mai
dernier par les Sahraouis contre l'occupation du territoire et qui
à déjà coûté la vie à l'un
d'entre-eux", a observé l'envoyé spécial du
journal, Tomas Barbulo, dans un article intitulé "Le Sahara
commémore le 30ème anniversaire de la marche verte par
des protestations contre Rabat".
"En dépit d'une journée ensoleillée et de la
convocation des autorités, à travers des affiches et des
pancartes, un air de funérailles flottait sur la
cérémonie. La solitude des notables sur l'immense
esplanade (de El Aaiun) était impressionnante", a-t-il
ajouté.
Tomas Barbulo a rappelé ensuite que ladite marche verte ne
constituait rien d'autre qu'une "invasion" du Sahara Occidental, dans
l'objectif déclaré "d'annexer" cette ancienne colonie
espagnole. Il a également rappelé, dans ce cadre, que
"l'Espagne, depuis la moitié des années 60, avait fait la
sourde oreille aux demandes des Nations Unies qui exigeaient
l'organisation d'un référendum d'autodétermination
et la décolonisation du territoire".
Cette attitude avait favorisé l'apparition du mouvement
indépendantiste, le Front populaire de Libération de la
Saquia Hamra et du Rio Oro (Front POLISARIO) qui, depuis 1973, luttait
contre les militaires espagnols dans le désert, a-t-il
poursuivi, mettant en exergue que la communauté internationale
n'a jamais reconnu la validité des Accords tripartites de
Madrid, par lesquels l'Espagne cédait le territoire au Maroc et
à la Mauritanie.
Pour sa part El Mundo (droite), dans un article publié sous le
titre "Trente ans de conflit" du journaliste marocain Ali Lmrabet,
constate qu'après tout ce temps, le contentieux demeure entier
et implique pour le budget de l'Etat marocain un "coût
exorbitant", alors qu'"aucune évolution ne se profile à
l'horizon".
Lemrabet a observé que beaucoup de militants des droits de
l'homme, les Aminatou Haidar, Ali Salem Tamek et Mohamed el
Moutaouakil, sont des ''Sahraouis de l'intérieur (...) qui
défendent, publiquement et courageusement, l'option de
l'indépendance (...)". "D'aucuns diront que c'est là la
preuve que le Maroc vit une 'transition démocratique', ignorant
le fait que Haidar, Tamek et Moutaoukil pourrissent, aujourd'hui, dans
la Carcel negra de El Aaiun', a-t-il écrit.
"Rabat est arrivé à la conclusion qu'il a perdu la
bataille des sentiments et que, malgré une féroce
répression, les manifestations indépendantistes ne
cessent pas. Au contraire, elles s'intensifient. Les drapeaux de la
RASD (République arabe sahraouie démocratique) n'ont
jamais été aussi visibles que ces jours-ci dans beaucoup
d'agglomérations sahraouies", a-t-il noté.
Selon Lemrabet, les dirigeants marocains qui comptent, entre autres,
sur la "compréhension nouvelle et cynique" du Gouvernement
espagnol, se sentent "protégés". Cependant, a-t-il
souligné, "les récentes victoires diplomatiques du
POLISARIO, tant au Parlement européen qu'en Afrique
subsaharienne, et l'incessant tumulte indépendantiste au Sahara
sont la pour démontrer que ce n'est pas pour rien que le conflit
perdure depuis 30 ans".
Le quotidien catalan El Periodico a indiqué, de son
côté, que la proposition d'accorder une autonomie au
Sahara Occidental, formulée par le roi Mohamed VI dans son
discours prononcé dimanche, n'est pas nouvelle et n'avait pas
été endossée, en son temps, par les Nations Unies.
Ce qui est nouveau, par contre, a-t-il écrit, c'est que les
Sahraouis qui résident dans le territoire ont
décidé de "défier ouvertement la
répression".
''Le Maroc espérait que le temps jouerait en sa faveur, mais 30
ans d'occupation n'ont pas servi à en finir avec le
problème", a-t-il conclu. (SPS)
| SPS RASD/ BELIZE/ DIPLOMATIE Le nouvel ambassadeur sahraoui, présente ses lettres de créance au gouverneur général de Belize
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Belize, 08/11/2005 (SPS)
Lenouvel ambassadeur sahraoui, Souleymane Tayeb, a
présenté ses lettres de créance, lundi à
Belmopan, au gouverneur général de Belize, COLVILE
N.Young, en sa qualité d'ambassadeur extraordinaire et
plénipotentiaire de la République Sahraouie auprès
de Belize.
Le nouvel ambassadeur avait déclaré à la presse,
que son accréditation en tant qu'ambassadeur lui "permettra
certes de bien fortifier les relations bilatérales de
fraternité et d'amitié entre (son) pays et Belize".
Il a d'autre part exprimé au Gouverneur général de
Belize, "la profonde gratitude de (son) Gouvernement et de (son)
peuple pour leur soutien à la cause sahraouie dans
les moments les plus difficiles du processus de paix, a-il
ajouté.
De son coté, le Gouverneur de Belize, a réaffirmé
"l'appui inconditionnel de son peuple à la cause
sahraouie".
M. Souleymane Tayeb, cumule cette nouvelle fonction avec celle
d'ambassade à Panama. (SPS)
040/090/000 080544 oct 05 SPS.
| SPS RASD/ITALIE/Sahara Occidental Sit-in de solidarité avec le peuple sahraoui le 12 novembre à Bologne
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