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SPS L'accord de pêche Maroc-UE "viole la légalité internationale", dénonce un parti espagnol 08.04.05
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Madrid, 08/04/2006 (SPS) L'accord de pêche conclu
entre le Maroc et l'Union européenne (UE) "viole la légalité
internationale" et constitue une "grave erreur politique", a
affirmé Initiative pour la Catalogne-Verts (ICV, parti de la coalition
tripartite au pouvoir en Catalogne).
Dans un communiqué rendu public samedi, ICV a indiqué
avoir adressé une lettre aux ministères des Affaires étrangères et de
l'agriculture et la pêche dans laquelle elle appelle le Gouvernement espagnol
à demander à l'UE la modification de cette accord pour en exclure les eaux
territoriales du Sahara Occidental.
Le parti catalan a rappelé que le Maroc "n'est pas
considéré par les Nations Unies comme la puissance administrante au Sahara
Occidental" et que plusieurs avis de leur département juridique stipulent
que toute exploitation des ressources naturelles du territoire non autonome
"ne peut être réalisée contre la volonté et les intérêts de la
population sahraouie".
ICV a souligné que le Front Polisario, en tant que "représentant
du peuple sahraoui", a communiqué aux autorités communautaires son "opposition
à l'inclusion des eaux territoriales sahraouies" dans cet accord.
Il a ajouté que l'UE ne peut "se soustraire à ses
responsabilités", rappelant que ses Etats membres ont ratifié la
Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Cette convention établit
"clairement" que, "dans le cas d'un territoire dont la population
n'a pas acquis sa pleine indépendance", des mesures, concernant les droits
et intérêts de cette population, "seront mises en oeuvre à son bénéfice
en vue de la promotion de son bien-être et de son développement", a-t-il
encore rappelé.
Le Parlement européen a rejeté, mardi, la procédure
d'urgence, demandée par le Conseil, pour la ratification de l'accord de pêche
conclu en juillet dernier entre le Maroc et l'UE.
Plusieurs pays membres, comme la Norvège, le Danemark, la
Suède et le Royaume-Uni, considèrent illégale l'inclusion des eaux
territoriales sahraouies dans l'accord. (SPS)
010/090/700 081808 avr 06 SPS
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SPS Ouverture de la III ème édition du Festival du cinéma à El Aaiun
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El Aaiun (camps de réfugiés), 08/04/2006 (SPS) La
III ème édition du Festival International du cinéma (FISAHARA) a été ouvert
vendredi à la wilaya d'El Aaiun en présence du premier ministre, Abdelkader
Taleb Oumar et des membre de son équipe, ainsi qu'avec la participation du
directeur du Festival, le réalisateur Javier Corcuera, le réalisateur, Jaime
Chavarri, l'écrivain, Eduardo Galeano et l'actrice, Emma Suarez.
FISAHARA qui compte également avec la participation du
ministère de la culture espagnol en la personne de Mme Pilar Torre, adjoint au
directeur général de la Promotion de l'institut du cinéma et des arts
audiovisuels, et de plus de 300 participants étrangers, se poursuivra jusqu'au
dimanche, selon les organisateurs.
Le premier ministre a exprimé les remerciements de son
gouvernement et de son peuple pour les organisateurs de cette initiative qui
"témoigne d'un acte de solidarité agissante à l'égard de notre peuple
et sa lutte légitime pour son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".
Des projections de films en plein air et dans des salles aménagées
à cet effet sont au menu de ce festival qui "participe largement à
meubler la monotonie dans les camps de réfugiés sahraouis", a indiqué à
SPS l'un des spectateurs.
En dehors des distractions qu'il a engendré au bénéfice
des réfugiés sahraouis et la formation dans les ateliers de réalisation des
films documentaires ou celles du son et de la photo, le festival a également
permis aux participants étrangers des échanges culturelles, d'approfondir leur
connaissance du peuple sahraoui et d'apprécier de près les conditions précaires
dans lesquelles il mène son combat légitime pour la liberté et l'indépendance.
La donation d'une vidéothèque à la wilaya d'El Aaiun, à
l'image des autres wilaya qui l'ont procédées dans l'organisation ce festival,
servira comme base d'un réseau de diffusion et de projection cinématographique
afin de générer une programmation régulière ayant un but culturel, de
loisirs et de distractions, a-t-on indiqué. (SPS)
010/090/000 071729 avr 06 SPS
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SPS RASD/MAROC/PECHE/PARLEMENT EUROPEEN Mme Scheele: Une "grande victoire" pour le peuple sahraoui au parlement européen
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Bruxelles, 08/04/2006 (SPS) Le rejet de la procédure
d'urgence pour la ratification de l'accord de pêche conclu en juillet dernier
entre le Maroc et l'Union européenne, et qui inclut les eaux territoriales
sahraouies, est une "grande victoire pour le peuple Sahraoui et la légalité
internationale", a estimé vendredi l'eurodéputée Karin Scheele, présidente
de l'intergroupe parlementaire "Paix pour le peuple sahraoui".
Les députés européens, par 53 voix pour, 127 contre et 2
abstentions, ont rejeté mardi dernier la procédure d'urgence (vote sans débats)
demandée par le Conseil (organe politique représentant les Etats membres de
l'UE) pour le processus de ratification de l'accord de pêche avec le Maroc en
vue de permettre au protocole d'entrer en vigueur le 1er mai 2006 , après
l'adoption du 25 avril au Conseil des ministres.
La bataille euro parlementaire pour parvenir à ce résultat
a été rude et l'issue finale dépendra des amendements qui seront adoptés en
mai prochain, dans le sens de la préservation des eaux territoriales sahraouies,
a-t-elle indiqué.
La présidente de l'intergroupe reste
"optimiste" quant à la prochaine session plénière car "pour
la première fois" un débat sur l'accord de pêche a été imposé au
parlement européen, ce qui n'a pas été le cas du premier accord.
La députée socialiste autrichienne a révélé dans un
entretien à des des journalistes algériens, que "ça n'a pas été facile",
mais les péripéties qu'a connues cette procédure a mis au jour le rapport de
force au sein de cette institution européenne généralement acquise au droit
à l'autodétermination du peuple Sahraoui.
La présidente de l'intergroupe du parlement européen n'a
été informée qu'à "la dernière minute" de la tenue de cette séance
consacrée à la ratification de l'accord de pêche UE-Maroc, qui plus est, a été
programmée à 9 heures du matin.
Il a fallu la mobilisation à ses cotés des députés des
groupes de la Gauche unitaire, des socialistes
et des verts, pour mener une campagne de mobilisation et informer tous
les groupes politiques de ce rendez-vous.
Le rapport de force à l'intérieur du parlement européen,
s'est révélé globalement favorable, malgré les imprévus. Les eurodéputés
socialistes espagnols, traditionnellement à l'avant garde des pro sahraouis,
ont été les premiers à demander l'approbation du protocole tel qu'il a été
présenté.
La raison de ce paradoxe tient aux pressions exercées par
la corporation des pêcheurs en Espagne, explique Mme Scheel.
Les discussions au sein de la commission de la pêche ont
été houleuses entre la majorité des groupes politiques
(libéraux, Gauche Unie et les Verts) opposés à cet accord et ceux qui
y étaient favorable (les socialistes espagnols, les députés français et
portugais).
L'eurodéputée a rendu
d'autre part, un hommage appuyé aux
ONG qui ont mené une grande campagne en Europe. Elle a également salué
la position de pays comme la Norvège,
le Danemark, la Suède et la Grande Bretagne pour leur attachement à
l'application du droit international.
Suivant les recommandations de la commission de la Pêche,
l'Assemblée plénière a suggéré un calendrier alternatif qui prévoit
l'examen du rapport au sein de commission de la Pêche les 18-19 avril et le
vote, lors d'une reunión extraordinaire de la commission parlementaire, le 3
mai.
Une autre réunion extraordinaire, le 15 mai, devrait
autoriser le vote du rapport lors de la session plénière des 15-18 mai à
Strasbourg. Cette procédure devrait permettre l'entrée en vigueur du protocole
éventuellement amendé à la fin juin.
Des pays membres de l'UE, avec à leur tête la Suède, ont
appelé ces derniers mois à ce que l'accord signé avec le Maroc tienne compte
du respect des droits du peuple sahraoui.
Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, a mis en garde, dans un communiqué publié
lundi, les institutions européennes sur les "implications juridiques et
les conséquences au regard de la légalité internationale de cet accord".
Les Etats-Unis, eux, ont exclu les territoires sahraouis de
leur accord de libre échange conclu en juin 2004 avec le Maroc.
Le Sahara occidental est considéré depuis 1966 par les
Nations unies comme "territoire non autonome", dont le statut définitif
reste à définir via un référendum d'autodétermination. (SPS)
010/090/700 081156 Avr 06 SPS
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SPS TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION Campagne d'arrestation à la ville d'El Aaiun occupée
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El Aaiun (Territoires occupés), 08/04/2006 (SPS) Les forces d'occupation
marocaines ont procédé à l'arrestation d'un groupe de jeunes sahraouis au cours
de manifestations qui se sont déclenchées la nuit du jeudi à vendredi, appelant
au retrait immédiat de l'occupation marocaine du Sahara Occidental et au droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui, a constaté le correspondant de la SPS
sur place.
Les manifestants qui arboraient les drapeaux de la RASD et scandaient des
slogans en faveur de l'indépendance du Sahara Occidental, ont été brutalement
dispersés par les forces de répression marocaines qui ont arrêté sept sahraouis
parmi ces jeunes qui réclamaient pacifiquement le respect des droits humains au
Sahara Occidental, a souligné la même source.
Il s'agit de : Lechab Bousshab, Mohamed Lareibi, Al Bourki Fadali, Bouchama Nafa
(ex prisonnier politique sahraoui), Issaoui Mohamed El Haiba et Chouiir El Haiba,
alors que l'ex prisonnier politique sahraoui, Taoubali El Hafed, a été
interpellé en compagnie de 14 autres jeunes sahraouis par les autorités
coloniales marocaines à El Aaiun occupée, a précisé la même source.
Auparavant les forces de répression marocaines avaient saccagé le domicile du
prisonnier politique sahraoui, Ait Abeilou Brahim Hassan et ont arrêté son frère
Mohamed Ait Abeilou avant d'essayer d'arrêter une de ses soeurs qui ont été
protégées par des jeunes sahraouis, a-t-on indiqué.
Deux autres manifestations similaires ont été organisées à la ville de Smara
occupée, à travers laquelle, les citoyens et les étudiants sahraouis ont arboré
les couleurs nationales sahraouies et ont scandé des slogans dénonçant
l'occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc.
Les forces de répression marocaines ont intervenu immédiatement afin de
disperser les manifestants qui appelaient à "permettre au peuple sahraoui
d'exercer librement son droit à l'autodétermination", a ajouté la même source.
A la ville de Boujdour occupée, trois citoyens sahraouis, Sidya zaza, Sultana
Khaya et Ouara Khaya, ont été privés de leur salaire mensuel par les autorités
coloniales marocaines, a indiqué la même source.
(SPS)
020/090/110 081210 Avr 06 SPS
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