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SPS
RASD/MAROC/PARLEMENT EUROPEEN/SIT-IN
Des eurodéputés s’unissent aux Sahraouis pour condamner les violations des droits humains au Sahara Occidental



08.03.05




Aousserd (camps de réfugiés), 08/03/2005 (SPS) Des eurodéputés et des députés de différents parlements espagnols ont signé, dimanche à Aousserd lors d’un sit-in organisé par des ONG sahraouies, une pétition de soutien "inconditionnel à la lutte de la population sahraouie" sous occupation marocaine, condamnant les "campagnes médiatiques marocaines, qui propagent des mensonges et contre vérités sur les réfugiés sahraouis".

La collecte de signatures a été marqué par "la signature de la pétition par 6 eurodéputé et 6 députés des différents groupes du Parlement espagnol, en visite de quelques jours à la RASD, a souligné un communiqué publié lundi par l'Union des Journalistes et Ecrivains Sahraouis (UPES), l'Association des Famille de Prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) et l'Union des Juristes sahraouis (UJS).

Le texte a également été signé par plus d’une "soixantaine d'écrivains et de stars espagnols du 7ème art ainsi que plus de 200 journalistes, avocats, ingénieurs, professeurs, médecins, étudiants, techniciens, homme d'affaires et sympathisants avec la cause sahraouie, de plusieurs nationalités", dont la plupart des espagnols présents dans les camps de réfugiés pour le 2ème Festival International du Cinéma du Sahara, qui s'est tenu du 03 au 06 mars courant à Aousserd.

La pétition condamne les "campagnes médiatiques marocaines, qui propagent mensonges et contre vérités sur les réfugiés sahraouis, visant à détourner l'attention de l'opinion publique internationale du vrai problème du peuple sahraoui, à savoir la persistance de la colonisation de son territoire par le Maroc".

Elle appelle les Nations Unies à organiser un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui "sans plus de délais", et l’arrêt des violations marocaines des droits des citoyens sahraouis sous son occupation, ainsi que la libération des prisonniers politiques et de guerre encore maintenus sous détention par le Maroc.

Le texte condamne "la maintenance par les forces militaires marocaines du mur de la honte", qui fait perdurer les souffrances des familles sahraouies séparées depuis la construction aux années 80 "de ce crime contre l'humanité". (SPS)

060/090/000 081545 MAR 05 SPS  




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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MOROCCO/SIT-IN
Sit-in des femmes sahraouis activistes des droits humains





El Aaiun (territoire occupé) 08/03/2005 (SPS) Les femmes sahraouis activistes des droits humains ont organisé, samedi dernier, un sit-in devant l’hôtel "Negjir" à El Aaiun pour protester contre la visite que projettent de faire la "coalition watanuna" (une ONG du Makhzen) à la capitale sahraoui pour "honorer" la femme sahraouie, à l’occasion de la fête du 8 mars.

Une ex- détenue sahraouie, rescapé des mouroir marocains, Mme. Aminatu Haidar, a estimé qu’elle mène "un combat  pour la dignité" et que ce combat ne prendra pas fin avant que les coupables des violations des droits humains soit jugés et châtiés".

Les manifestants ont distribué un communiqué dans lequel elles condamnent avec force "les violations flagrantes des droits humains commises par le Gouvernement marocain pendant trente années d’occupation contre les sahraouis dans les territoires occupés et au sud du Maroc".

Le communiqué réclame la publication des noms des "criminelles", de "faire la lumière sur le sort des disparus sahraouis et de libérer les détenus politiques incarcérés dans les prisons marocains", ajoutant que la femme sahraouis continuera à "réclamer ses droits légitimes quelque soit le prix à consentir".

La manifestation a été assisté par le prix Rafto des droits de l’homme, Sidi Mohamed daddach, et d’autres activistes notoires tels que Ali Salem Tamek et El Ghalia Jimi, ainsi qu’un bon nombre de sympathisants.

Par ailleurs, l’union National des Femmes Sahraouies a lancé un appel à l’occasion du 8 mars aux femmes démocratiques dans le monde pour "exiger le respect de la légalité internationale au Sahara Occidental" et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément au Plan Baker.

020/090/000 081431 Mars 05 SPS







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SPS
RASD/MAROC
Le Maroc refuse toujours de donner la moindre information sur les prisonniers de guerre sahraouis, déplore le Gouvernement sahraoui





Bir Lehlu (territoire libérés), 08/03/2005 (SPS) Le Gouvernement sahraoui a déploré que le Maroc refuse toujours de donner la moindre information sur les prisonniers de guerre sahraoui, à un moment où il organise une mascarade de manifestation à rabat pour réclamer un reliquat de prisonniers de guerre marocain, dont le Polisario en déjà libéré unilatéralement plus de 70PC.
Voici le texte intégrale d’un communiqué du ministère de l’information sahraoui qui commente cette initiative.

"Depuis plus de trois décennies, le Maroc mène, au mépris du droit international et des résolutions des Nations Unies, une guerre d’agression contre le peuple sahraoui. Cette guerre a entraîné des souffrances indicibles et des sacrifices énormes pour le peuple sahraoui dont une grande partie a été contrainte à l’exil sans parler des dizaines de milliers de morts, de blessés, de prisonniers militaires ainsi que des centaines de disparus et de détenus politiques.

Le Maroc a toujours tenté de nier cette réalité. Il refuse, à ce jour, de donner au CICR la moindre information sur les prisonniers de guerre sahraouis ou encore sur le sort des disparus. N’a-t-il pas refusé, jusqu’à une date récente, de recevoir ses soldats libérés par le Front Polisario?

Tout ceci pour dire, que la manifestation organisée, dimanche dernier à Rabat, au prix d’efforts de propagande colossaux par le Gouvernement marocain en faveur de la libération des prisonniers de guerre marocains au Sahara Occidental constitue une reconnaissance on ne peut plus officielle, de Rabat du conflit armé qui a opposé, cependant seize années, les forces d’agression marocaines à l’armée de libération sahraouie. Nous nous félicitons par cette reconnaissance de belligérance .

On aurait souhaité, et sans aucun doute la communauté internationale avec nous, qu’au delà de ce constat le Gouvernement marocain montre une disponibilité nouvelle en vue de permettre la solution du conflit qui l’oppose au peuple sahraoui, depuis tant d’années, en acceptant la mise en œuvre du Plan de Paix des Nations Unies pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental qui est le reflet de la réalité sur le terrain à savoir : le refus unanime des sahraouis de l’occupation et du fait accompli colonial marocain.

En empruntant cette voie, le Maroc contribuerait à la solution du drame et ses corollaires de prisonniers, de disparus et des réfugiés qui  sévit la région depuis son invasion du territoire sahraoui, en 1975. Et dans ce cadre, il trouvera toute la disponibilité des autorités sahraouies pour non seulement l’échange des prisonniers de guerre, mais aussi pour construire des relations d’amitié et de coopération pour le bien des peuples marocain et sahraoui et pour tout le Maghreb.

Tout indique malheureusement, que cette nouvelle marche, comme celles qui l’on précédées, a pour finalité de détourner l’opinion publique marocaine de ses véritables préoccupations. Le Front intérieur se lézarde et les difficultés de toute sortes s’amoncellent : avec, en surplus, l’échec patent de dompter la résistance sahraouie : l’échec ensuite des efforts visant à impliquer un autre pays de la région dans le conflit : l’échec enfin de légitimer l’occupation à l’échelle internationale.

Nous saisissons cette occasion pour lancer un appel pressant à la communauté internationale et au Conseil de sécurité en particulier pour qu’ils usent de leur influence pour amener le Maroc à mettre un terme à sa rébellion face au droit et à la légalité internationale en acceptant de coopérer à la mise en application du plan de paix des Nations Unies pour l’autodétermination du peuple sahraoui". (SPS)

020/090/100 081637 MARS 05 SPS







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SPS
MAROC/SIT-IN/REPRESSION
La police marocaine tire sur des manifestants étudiants sahraouis à Rabat




Rabat, 08/03/2005 (SPS) La police marocaine a tiré, ce mardi à 17 heures (heure locale) sur des étudiants sahraouis qui organisaient une manifestation au campus universitaire du quartier "Al Irvan" de Rabat, selon le correspondant de SPS sur place.

La police anti émeute dépêchée sur place a ouvert le feu immédiatement sur les manifestants qui réclamaient l’autodétermination du peuple sahraoui et la libération des prisonniers et détenus sahraouis.

Des témoins oculaires affirment avoir vu des manifestants tombés  à terre blessés par balle et qui n’ont pu se relever.

Les étudiants ont dénombré seize blessés à savoir : Leghzal El Houssein, Iccharafi Khatri, Dahmi Mohamed Fadel, Saleh Smail, qui a été blessé au niveau des pieds et Said Beillal, touché lui au niveau de la main et sauvé par ses amis d’une tentative d’arrestation. Le dortoirs des filles a été lui aussi attaqué, nous a indiqué la même source, qui a reporté des blessures de Muna, Mariam et Khouta, auxquelles il n’a pas donné de nom de familles.

D’autres victimes tels que Doub Mohamed, Bainnahi Boujama, Saleh Allaoui, Bounaaj Mohamed Salem, Assalhi Nafi, El Ghailani Mansour, El Ghailani Mohamed, Boubrik Boushab, Aba Ali Lemam, Saleh Smail, dont le degrés des blessures n’ont pas encore été définie, ont aussi été nommé.

"Les autorités marocains ont aussi attaqué les dortoirs des étudiants sahraouis en d’autres campus universitaires à Rabat, notamment les campus Suissi I et Suissi II, et continue à poursuivre les étudiants par tout les moyens", a encore indiqué la même source. (SPS)

010/090/100 081825 MARS 05 SPS



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