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| SPS RASD/KUWAIT/AFRIQUE DU SUD/MEDIAS "Le Maroc doit permettre au peuple sahraoui de s'autodéterminer", a déclaré le Chef de la diplomatie sud-africaine 07.12.04
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Koweït City, 07/12/04 (SPS) La
ministre des Affaires étrangères sud-africaine Nkosazana
Dlamini Zuma, a déclaré dimanche que "le Maroc doit
permettre au peuple sahraoui de s'autodéterminer", soulignant
que la reconnaissance de la RASD par son pays intervient dans le cadre
de la position de principe de l'Afrique du Sud "du droit des peuples
à l'indépendance" et à l'autodétermination.
Dans une interview publiée dimanche par le quotidien Koweitien
"Errai Al Aam" (Opinion Publique), Mme. Zuma a souligné que
l'Afrique du Sud croit fermement "que le Maroc doit accorder au peuple
du Sahara Occidental l'opportunité de s'autodéterminer
comme il a était convenu avec le défunt roi Hassan II",
dans le plan initiale ONU/OUA de 1991 signé par "le Maroc et le
Front Polisario".
Mais puisque "le Maroc avait subitement décider d'abandonner ce
processus", l'Afrique du Sud ne pouvait accepter cette attitude surtout
qu'elle avait différer sa décision de reconnaître
la RASD en 1994 pour permettre au processus de paix d'aboutir et aux
parties en conflit de résoudre le problème à
travers un referendum d'autodétermination sous les auspices des
Nations Unies, a déclaré la ministre.
L'Afrique du Sud avait en effet "décidé de
reconnaître la République Sahraoui en 1994, mais quand des
amis, notamment le Maroc, nous ont demandé de différer
cette reconnaissance en attendant le rapport du Secrétaire
Général de L'ONU et de son envoyé personnel pour
le Sahara Occidental, James Baker, car il y avait un processus
politique en progression, nous avons attendu pour voir ce qui va se
passer", a-t-elle ajouté.
Maintenant, a souligné Mme. Zuma, que "James Baker a
démissionné à cause de l'attitude marocaine et que
le Secrétaire général a souligné dans son
rapport que le Maroc a décidé que le Sahara Occidental
appartient au Maroc et que c'est indiscutable, nous ne croyons pas que
c'est juste", et pour cela l'Afrique du Sud ne voyait plus de raisons
pour ne pas reconnaître la RASD.
D'autre part, elle a affirmé que la reconnaissance par son pays
de la RASD a été une décision conforme au principe
de l'Etat sud-africain, "parce que nous avons toujours soutenu la lutte
des autres peuples pour la liberté surtout si cette lutte est
pour l'indépendance parce que nous croyons au droit de tous les
peuples à l'indépendance", a-t-elle soutenu.
Partant de ce principe, a-t-elle souligné et "Comme nous avons
soutenu le peuple palestinien dans sa lutte, nous soutenons le Front
Polisario dans sa lutte parce que le peuple sahraoui a le droit
à l'autodétermination", a-t-il martelé.
Parlant de "la crise diplomatique", selon le journaliste qui l'a
interviewé, entre son pays et le Maroc le Chef de la diplomatie
sud-africaine a assuré que son pays n'a aucun problème
avec le Maroc et que Pretoria à l'intention de maintenir des
relations diplomatiques normales avec le pays maghrébin tant que
celui-ci le permet.
"Nous voulons certainement avoir de bonnes relations avec le Maroc, et
nous ne voulons absolument pas de problèmes avec ce pays mais
nous croyons aussi que la justice est nécessaire pour tous et
comme nous aurions pu demander la justice pour le peuple marocain en
cas de besoin nous ne pouvons qu'en faire autant pour le peuple du
Sahara Occidental", a-t-elle conclu.
L'Afrique du Sud avait annoncé sa reconnaissance officielle de
la République Araba Sahraouie Démocratique (RASD), selon
un communiqué conjoint signé septembre dernier à
Cape Town, entre le ministre des Affaires étrangères,
Mohamed Salem Ould Salek et la ministre des Affaires
étrangères sud africaine, Mme Nkozazana Dlamini-Zuma,
rappelle-t-on.
Le communiqué, faisait état de "l'établissement
des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs entre les deux
pays à compter du mercredi 15 septembre 2004".
Les deux pays avaient réaffirmé "leur engagement à
appliquer le plan de paix ONU-UA pour le Sahara Occidental et
considèrent que l'organisation sans délai d'un
référendum juste, transparent et démocratique pour
l'autodétermination constitue la seule voie appropriée,
ayant été acceptée par les deux parties au conflit
et ayant eu l'aval de la totalité de la communauté
internationale", avait précisé le communiqué,
rappelle-t-on encore. (SPS)
060/090/000 071533 DEC 04 SPS
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