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SPS Le Polisario affirme à l'ONU que le peuple sahraoui est "l’unique dépositaire" de la souveraineté sur le Sahara Occidental 07.10.06
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New York (Nations Unies), 07/10/2006 (SPS) Le représentant du Front Polisario auprès de l'ONU, Boukhari Ahmed, a affirmé devant la Quatrième Commission (chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation) que le peuple sahraoui est "l’unique dépositaire" de la souveraineté sur le Sahara Occidental et a avertit le Maroc qu'il "joue avec le feu".
A cet égard il a rejeté, "catégoriquement" et "sans appel", l'autonomie que Rabat veut subtiliser au Plan Baker, estimant que c’est "au peuple sahraoui et à lui seul que revient le droit légitime reconnu par les Chartes de l’ONU et de l’Union Africaine", de décider sur la question de la souveraineté, "à travers un référendum d’autodétermination juste et libre, organisé et supervisé par les Nations Unies".
Voici le texte intégral de cette intervention parvenue à SPS:
INTERVENTION DU F. POLISARIO
DEVANT LA IV COMMISSION DE L’ONU
4-5 de Octobre 2006
Monsieur le Président, honorables membres de la Commission, je voudrais avant tout vous remercier au nom du Front Polisario, de m’avoir offert cette occasion d’être, une fois encore, devant cette importante Commission chargée de la décolonisation.
Monsieur le Président,
L’occupation coloniale du Sahara Occidental par le Maroc constitue toujours un défi aux principes de la Charte de l’ONU ainsi qu’à l’autorité et la crédibilité de cette organisation.
En avril dernier, le SG de l’ONU a présenté son rapport S/2006/249 au Conseil de sécurité concernant la décolonisation du Sahara Occidental. Ce rapport rappelle au Conseil de sécurité qu’aucun pays du monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur notre pays. En même temps le SG considère que l’ONU, ne peut endosser aucun plan de paix pour le Sahara Occidental qui exclue, comme le souhaite le Maroc, le droit du peuple sahraoui à sa libre autodétermination. Aussi, dans ce rapport, le SG a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental.
Je souhaite, tout d’abord, aborder cette dernière question.
Dans mon intervention figurent en annexe des preuves graphiques de la barbarie et le degré de la cruauté atteints par la répression marocaine de la population civile sahraouie. Des dizaines de sahraouis, hommes et femmes, ont été arrêtés et torturés avec des techniques médiévales, comme fut le cas du jeune Salek Saidi, qui a été arrosé avec de l’essence et brûlé vif (deuxième page de l’annexe). Commettre de tels crimes est indigne d’un pays membre de l’ONU et à la fois membre du Conseil des Droits de l’Homme.
Comme résultat de la répression, trois citoyens sahraouis ont trouvé la mort depuis le déclenchement de l’Intifada de l’indépendance en mai 2005. Des tombes secrètes de 50 sahraouis qui ont disparus juste après que les forces d’occupation marocaines aient envahi notre pays, ont été inhumées l’an dernier au sud du Maroc par une instance officielle marocaine. Cela peut-être aussi le destin tragique du reste des disparus dont 526 civils et 151 militaires. La tristement célèbre “Carcel negra” d’El Aaiun demeure saturée de prisonniers sahraouis, alors que 29 prisonniers politiques condamnés récemment à de lourdes peines par des tribunaux politiques marocains, continuent leur grève de faim. Le 23 septembre dernier des nouvelles manifestations pacifiques en faveur de l’indépendance ont eu lieu dans la ville d’El Aaiun qui ont été réprimées avec une brutalité manifeste. Plusieurs personnes furent blessées tandis que 40 autres ont été arrêtées
Le Haut commissariat de l’ONU chargé des droits de l’homme, après plusieurs tentatives frustrées par l’obstruction du Maroc, a réussi finalement à envoyer en mai dernier une délégation au territoire sahraoui.
Dans son rapport, qui a mis en relief l’importance du respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, le Haut Commissariat confirme la gravité de la situation concernant les droits de l’homme dans les zones occupées de notre pays.
Le Maroc a tenté de couvrir ces crimes découlant de son occupation illégale en fermant le territoire aux observateurs indépendants en même temps qu’il fait recours à la politique de la disqualification de l’adversaire à l’instar de l’Apartheid vis-à-vis de l’ANC et de la SWAPO. Aussi, le Maroc cherche à tout prix un bouc émissaire dans un pays tiers à l’instar de tous les colonialistes et, comme nous l’avons constaté ici pendant plusieurs années, il utilise la technique du voleur qui crie… “au voleur!”
Monsieur le Président,
Le Maroc a compliqué gravement le processus de paix et a mis l’ONU dans une situation extrêmement délicate de laquelle elle doit savoir s’en sortir si elle veut conserver sa crédibilité. Après avoir saboté le processus référendaire que l’ONU avait instauré en 1991, le Maroc tente aujourd’hui de vendre l’idée de la possibilité d’une pseudo solution à la décolonisation du Sahara Occidental contraire au droit à la libre détermination du peuple sahraoui. A cet égard, il a lancé une campagne tapageuse en direction de certains pays membres du Conseil de sécurité et d’autres que la puissance occupante souhaite impliquer dans cette opération.
Le Maroc précise que sa solution consiste en une soi-disant "autonomie" du Sahara Occidental partant de l’illusion de considérer d’avance que notre pays fait partie intégrante de son territoire, alors que le Secrétaire général lui-même dans son rapport d’avril dernier, déclarait qu’aucun pays au monde ne reconnaît au Maroc cette souveraineté.
Cette idée est morte née, et nous la rejetons catégoriquement et sans appel pour les raisons objectives suivantes: le peuple sahraoui est l’unique dépositaire de cette souveraineté et c’est à lui seul que revient le droit légitime reconnu par les Chartes de l’ONU et de l’Union Africaine, de décider sur cette question essentielle, à travers un référendum d’autodétermination juste et libre, organisé et supervisé par les Nations Unies. Si ce peuple décide d’être une partie du Maroc, c’est son droit et sa décision doit être respecté. Dans cette hypothèse, le fait que le Maroc octroie ou non un statut d’autonomie deviendrait une affaire marocaine interne. Mais si le peuple sahraoui choisit l’indépendance, sa décision doit être également respectée et à partir de là, la forme par laquelle il veut organiser administrativement son Etat, devient une affaire de sa compétence exclusive. C’est là l’essence de la sagesse du message des auteurs de la résolution 1514 (XV) connue comme étant la Carta magna de la décolonisation.
D’un autre côté, la pseudo solution dont parle le Maroc porte en elle, dans les circonstances actuelles, de sérieuses conséquences dont il doit assumer la responsabilité. Le gouvernement marocain ne doit pas perdre de vue que le fait de mettre fin au Plan de règlement et au Plan Baker implique nécessairement la fin du cessez-le-feu que les deux parties avons signé comme élément inséparable du processus référendaire pour lequel la MINURSO a été dépêchée au Territoire.
Le Maroc est en train de jouer donc, encore une fois, avec le feu. Et en abusant de ses relations bilatérales avec certaines capitales il finira par pousser le peuple sahraoui et la région vers une situation d’extrême tension et de risques que nous avons voulu, jusqu'à présent, éviter.
Ayant à l’esprit tout ce qui précède, la position du Front Polisario, Monsieur le Président, concernant la solution du conflit est claire et très connue. Nous sommes devant un problème de décolonisation inscrit dans les agendas de cette Commission et du Comite des 24 depuis les années soixante. Par conséquent, l’Onu assume une responsabilité particulière à laquelle elle ne peut renoncer ni abandonner sous l’effet des sons de sirène d’une soi-disant “real politik” soufflée récemment par le Maroc dans certaines oreilles.
Le référendum d’autodétermination que stipulent les plans de paix approuvés par le Conseil de sécurité et acceptés par les parties sont et continuent à être l’unique solution politique mutuellement acceptable et la seule solution endossée par les Nations Unies. Le Maroc a accepté de forme solennelle et volontaire cette solution démocratique et a pris comme témoin le Conseil de sécurité et la communauté internationale. Personne ne l’a obligé ou l’a induit en erreur. Un Etat qui se respecte doit respecter ses propres engagements. Pour le Front Polisario, la voie du référendum d’autodétermination est, en tout cas, essentiel, et no négociable.
La logique politique, l’intérêt de l’ONU à protéger sa crédibilité et un minimum de vision décente du futur des peuples de cette région, recommandent l’application de ce principe, sachant que personne, y compris la puissance occupante, ne doit commettre l’erreur de tenter de déterminer unilatéralement le futur d’un peuple, objet d’un processus de décolonisation, sans le consulter.
Cette erreur a été commise en 1975 quand le Maroc a décidé d’occuper militairement le Sahara Occidental. Ses conséquences tragiques sont toujours tangibles pour les peuples sahraoui, marocain et pour toute la région.
Dans le passé, des erreurs commises au Sahara Occidental et dans d’autres pays de la planète ont été imputées à la guerre froide. Peut on aujourd’hui soutenir les mêmes allégations ?
La solution juste et durable du conflit du Sahara Occidental est fondamentale pour la sécurité et la stabilité de cette région de l’Afrique du Nord, proche de l’Europe, ouverte à la globalisation, qui veut progresser en paix et en liberté. Cette solution passe par un référendum d’autodétermination.
L’ONU ne doit pas craindre sa Charte. Et si le Maroc est honnête avec ses professions de foi publiques, il doit coopérer et mettre fin à l’occupation illégale de notre pays, aux violations des droits de l’homme, à la politique du double standard et ne pas craindre les solutions démocratiques préconisées par la communauté internationale". (SPS)
010/090/100 071221 oct 06 SPS
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SPS Le Parlement d'Amérique central dénonce l'interdiction de visite de la délégation ad hoc du Parlement européen
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Bir Lehlu (territoires libérés), 07/10/2006 (SPS) Le Parlement d'Amérique centrale a dénoncé vendredi le refus du Maroc de permettre la visite d'une délégation ad hoc du Parlement européen au Sahara Occidental, prévue de longue date du 5 au 8 octobre, rapporte un communiqué cet organisme politique latino américain d'intégration régionale.
"Nous exprimons notre rejet énergique de l'attitude des autorités marocaines d'opposer le veto à la présence d'une aussi importante mission parlementaire en faveur de la paix et des droits humains", a souligné le communiqué publié par le président du parlement d'Amérique centrale, Julio Palacios actuellement en visite à la RASD à la tête d'une délégation de son Parlement.
"Le Parlement d'Amérique centrale considère que la Paix mondiale et le respect des droits humains sont et demeurent des thèmes qui doivent se sustenter et se soutenir par les peuples libres à la recherche de leur autodétermination, la justice, le progrès et la démocratie au niveau planétaire", a ajouté le communiqué parvenu à SPS.
La délégation du Parlement latino américain, en visite à la RASD sur invitation du Parlement sahraoui, est composée, en plus de son président, des vice-présidents: Nelson Licona de la République du Honduras, Juilo César Grijalva de la République du Salvador et du député Miguel Oviedo de la République dominicaine.
La Délégation ad hoc du Parlement européen, présidée par M. Ioannis Kasoulides, membre du Groupe populaire européen et ancien ministre des affaires étrangères de Chypre, a estimé que "sa bonne foi a été abusée", et a rappelé que la délégation aborde le problème du Sahara "dans une optique humanitaire et régionale dans un esprit d'impartialité", et que si elle s'est rendue à Alger et dans les camps de Tindouf à la mi septembre, "c'était avec la conviction que le Maroc respecterait, à son tour, sa parole".
De leur côté, des eurodéputés avaient manifesté leur "déception la plus absolue face à ce manque de respect de la part des autorités marocaines" et chargé le président du Parlement européen, Josep Borrell, au nom du Parlement européen, de transmette cette préoccupation aux institutions concernées du royaume de Maroc. (SPS)
010/090/100 071017 oct 06 SPS
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SPS Ambassadeurs et pétitionnaires dénoncent devant l'ONU la persistance de la colonisation au Sahara Occidental
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New York (Nations Unies), 07/10/2006 (SPS) Plusieurs ambassadeurs et pétitionnaires ont dénoncé devant la Quatrième Commission (chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation) la persistance de la colonisation marocaine du Sahara Occidental et ont insisté sur la nécessité de sortir de l’impasse, soulignant "les risques" que fait peser ce contentieux sur "la stabilité de la région", ainsi que sur "la crédibilité des Nations Unies".
A cet égard, M. F. Al-ZAYANI du Bahreïn a rappelé que la décolonisation "repose sur les principes inscrits dans la Charte des Nations Unies", soulignant que l’anniversaire de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux peuples et aux pays coloniaux est l’occasion de revoir comment innover afin de parvenir à réaliser tous ses objectifs et insistant sur "la souffrance des peuples qui vivent encore sous le joug colonial et de la domination étrangère".
Le Libéria a rappelé que son pays avait "reconnu le Front POLISARIO dès le sommet de l’OUA de 1979 comme organisation légitime qui avait pour but d’obtenir la libération du peuple du Sahara occidental". Il a exhorté les parties à "accepter la tenue d’un référendum dans ce territoire et à appliquer les principes de la Charte des Nations Unies comme outil de paix et de dialogue entre les peuples".
L'ambassadeur de la Guinée a souligné que le processus au Sahara est "toujours dans l’impasse", évoquant "une possible détérioration de la situation", alors que la représentante de la Tanzanie a regretté que "la question du Sahara occidental soit encore à l’ordre du jour du Comité. Nous avons pu venir en aide à d’autres pays, a-t-elle ajouté, pourquoi pas au peuple sahraoui", s'est-elle interrogée.
L'ambassadeur du Burkina Faso, MICHEL KAFANDO, a rappelé que la question de la colonisation "ne doit pas être occultée" car elle a marqué les peuples d’Afrique par le biais de l’esclavage. "Après 30 ans d’impasse, il faudrait finalement parvenir à une solution sur la question du Sahara Occidental, a-t-il déclaré, soulignant "le rôle central" que doit jouer la Mission des Nations Unies au Sahara occidental (MINURSO) dans ce processus.
"Le manque de progrès au Sahara occidental est particulièrement préoccupant" pour M. TETE ANTONIO, ambassadeur de l'Angola, qui a souligné la nécessité de prendre en compte "le droit du peuple sahraoui à choisir son avenir".
Mme A. A. ABUSHAGOUR, ambassadrice de la Libye a indiqué que "le nombre d’habitants d’un territoire ne devait en aucun cas représenter un frein à l’accession à l’indépendance", déplorant que "la Deuxième décennie pour l’élimination de la décolonisation n’ait pas été à la hauteur de ses promesses".
"Le peuple sahraoui continue de se voir nié son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, a déploré le Lesotho, au nom de la Communauté des Etats de l’Afrique australe (SADC), exhortant le Royaume du Maroc à "accepter le Plan Baker, seule solution pour sortir de cette crise" du Sahara Occidental.
Pour sa part, le Mozambique a salué les efforts constants du Secrétaire général des Nations Unies, visant à résoudre la question du Sahara Occidental et a appelé à "mettre fin au processus de décolonisation sous toutes ses formes et plus particulièrement dans le cas du Sahara occidental", déplorant "l’impasse" qui perdure, "malgré les deux Plans de règlement entérinés par le Conseil de sécurité".
La Quatrième Commission, doit examiner les projets de résolution sur les questions relatives à la décolonisation, mercredi 11 octobre, a-t-on indiqué de source onusienne. (SPS)
010/090/666
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