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SPS 07.07.04
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El
Aaiun, 07/07/04 (SPS) Des activistes sahraouis des droits humains dans
les territoires occupés du Sahara occidental, ont appelé
la Norvège, mardi, à intervenir pour "l'avènement
d'une paix durable" dans leur pays, exhortant le pays européen
à défendre les droits humains des sahraouis sous
occupation marocaine, selon une lettre, signée
par d'illustres défenseurs de droits humains et
ex-détenus politiques sahraouis, adressé au Premier
ministre norvégien, Kjell Magne Bondevik.
Dans cette lettre, dont SPS a reçu une copie, signée
notamment par le doyen des détenus politiques sahraouis et prix
Rafto pour les droits de l'homme 2002, Sidi Mohamed Daddech, les
signataires ont appelé la Norvège à
n'épargner "aucun effort pour faire prévaloir le
respect des droits de l'homme au Sahara Occidental et
l'avènement d'une paix durable dans cette partie du Maghreb",
pour mettre un terme "à la longue tragédie du peuple
sahraoui" généré par les pratiques colonial du
régime marocain au Sahara occidental.
"Aucun progrès tangible à même de mettre fin
à la tragédie du peuple sahraoui qui perdure depuis trois
décennies n'a été malheureusement
réalisé jusqu'à ce jour", malgré les
"multiples résolutions et textes onusiens qui réaffirment
le droit imprescriptible du peuple sahraoui à
l'autodétermination", et en dépit du fait que depuis
1966, la question du Sahara Occidental est enregistrer "en tant que
problème de décolonisation", a souligné le texte.
Selon le texte, "La situation qui prévaut au Sahara Occidental
continue de se dégrader au point de devenir critique", non
seulement à cause du rejet marocain de toute solution pacifique
et équitable au conflit, mais aussi en raison "de la
répression et des exactions flagrantes, dont l'Etat marocain
s'est rendu coupable contre la population sahraouie civile", en plus du
"mur de défense marocain, qui divise le territoire et
sépare les populations depuis" les années 80, pour
"accentué davantage leurs souffrances", a t-il ajouté.
D'autre part " l'Etat marocain continue de brader en toute
impunité les
richesses du Sahara Occidental faisant fi, notamment du droit
international", en dépit de "l'avis du bureau juridique du
Conseil de sécurité, émis le 29 janvier 2002", qui
a catégoriquement qualifié l'exploitation par le
Maroc des richesses sahraouis d'illégale vue "le statut de
territoire non autonome du Sahara Occidental", ajoute la lettre.
L'Etat Marocain, en plus, soumet la population sahraoui sous son
occupation à "l'extrême pauvreté, au chômage,
à la marginalisation", sans parler de la répression
systématique ayant pour but de "dénaturer la
démographie du territoire", en inondant les villes sahraouis
occupés par "les colons marocains", poussant les sahraouis
à l'immigration ou les déportant à
l'intérieur du Maroc contre leurs volontés.
En plus de l' "harcèlements, l'intimidation, la disparition
forcée, sévices et tortures de toutes sortes, mutations
vers les villes marocaines, licenciements abusifs, la confiscation des
passeports et l'interdiction de se déplacer, de manifester
et de s'exprimer librement", la population sahraouis dans les
territoires occupés est victime "à un autre danger non
moins important, celui des mines antipersonnel",
disséminés, par milliers, par les forces armées
marocaines dans tout le Sahara occidental, même aux environs des
villes et villages.
Toutes ces "atrocités", sont perpétré par
l'autorité d'occupation marocaine "loin des regards, pour la
bonne raison que l'accès au territoire demeure interdit aux
médias" et aux observateurs internationaux, a
déploré les signataires, précisant en fin que
cette politique d'isolement des citoyens sahraouis n'est que le
résultats du "quadrillage militaire, sécuritaire et
médiatique" par le Maroc des territoires sahraouis
occupés sous le regard de la mission onusienne sur place,
à savoir la Minurso, et en dépit des multiples appelles
d'organisations et d'institutions international. (SPS)
060/090/000 072218 juil 04 SPS
Signataires de la lettre, le 06 juillet 2004
les activistes Sahraouis des Droits de
l'Homme :
1- Sidi Mohamed DADACH, Prix RAFTO pour
les Droits de l'Homme 2002
2- Ali
Salem TAMEK, ex-prisonnier d'opinion
3- Mohamed
Fadel GAOUDI, ex-prisonnier politique
4- Brahim
SABAR, ex-disparu a Kalaat M'Gouna
5- Minatou
HAIDAR, ex-disparue au centre secret - El Ayoun
6- Brahim
DAHAN, ex-disparu au centre secret- El Ayoun
7- Brahim
NOUMRIA, ex-disparu au centre secret- El Ayoun
8- Ahmad
HAMAD, ex-disparu au centre secret- El Ayoun
9- Daha
RAHMOUNI, ex-disparu au centre secret- El Ayoun
10- Brahim ISMAAILI,
ex-disparu au centre secret- El Ayoun
11- Salek BAZID, ex-prisonnier politique
12- Laarbi MESSAOUD,
ex-prisonnier d'opinion
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