SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
"Le problème c’est d’appliquer la solution" qui existe déjà, affirme l’euro député, Raul Romera


07.03.05


Chahid El Hafed, 07/03/2005 (SPS) "Nous sommes convaincus au Parelement Européen (PE) que le problème n’est pas de trouver une solution, mais d’appliquer la solution qui existe", a affirmé l’euro député, Raul Romera, en référence au conflit du Sahara Occidental, dans une déclaration exclusive à SPS.

"Il y a lieu de rappeler qu’il y a une loi internationale à appliquer et des accords à honorer", a affirmé M. Romera en référence à la résolution  1495 du Conseil de sécurité (juillet 2003) approuvant le Plan Baker et aux accords de Houston entre le Front Polisario et le Maroc.

M. Mayer qui termine dimanche une visite de quatre jours à la RASD au sein d’une importante délégation du PE, a soulignés qu’ils partent "convaincus" que la solution passe en premier lieu par "l’accomplissement de l’Espagne de ses obligations historiques".

Il se montrera particulièrement touché par "la réduction de l’aide humanitaire" aux réfugiés sahraouis, indiquant qu’ils s’attèlleront au niveau du PE à savoir exactement "les raisons qui ont conduits à ce blocage" et à exiger de "la débloquer", estimant que la situation peut empirer et "engendrer des problèmes sérieux que nous voulons éviter". (SPS)

010/090/000 071105 MAR 05 SPS
 




haut de page
SPS
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
A l’instar du Portugal, l’Espagne doit endosser la décolonisation du Sahara Occidental, affirme l’euro député, Ana Gomes




Chahid El Hafed, 07/03/2005 (SPS) L’euro député, la portugaise Ana Maria Gomes, (Groupe socialiste) a estimé que la situation au Sahara Occidental est "comparable dans toutes ses dimensions à celle du Timor de Lest" et que l’Espagne à l’instar du Portugal "doit endosser la décolonisation du territoire sahraoui".

"Impressionnée par les dures conditions de vie du peuple sahraoui et sa forme de résistance", la députée européenne qui a achevé dimanche, une visite de quatre jour dans les camps de réfugiés sahraouis, s’est montrée particulièrement "indignée de l’injustice de la communauté internationale envers le peuple sahraoui".

Relevant que les résolutions de l’ONU, dont le droit fondamental à l’autodétermination, n’ont pas été respectées, Mme Gomes estime que l’UE et "singulièrement l’Espagne", ont une responsabilité fondamentale dans "la décolonisation du territoire".

"Au Portugal nous avons décidé d’assumer notre responsabilité contre vent et marée avec une grande compréhension des autres pays européens et nous avons pu nous décharger de notre responsabilité et de notre devoir envers le peuple du Timor de Lest", a-t-elle rappelé, estimant que "l’Espagne ne peut faire moins". (SPS)

010/090/000 071250 MARS 05 SPS






haut de page
SPS
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
"L’Espagne doit orienter une position plus ferme de l’Europe pour exiger l’application du plan Baker", affirme un euro député





Chahid El Hafed, 07/03/2005 (SPS) "L’Espagne doit orienter une position plus ferme de l’Europe pour exiger du Maroc l’application du plan Baker, approuvé par la Conseil de sécurité", a affirmé l’euro député Willy Meyer Pleite, (Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), dans une déclaration exclusive à SPS.

En visite de quatre jours à la RASD au sein d’une importante délégation du Parlement Européen (PE), M. Meyer a estimé que l’Etat espagnol et son Gouvernement "doivent être à la hauteur des circonstances", caractérisées, à l’état actuel, selon lui, par "le refus du Maroc d’appliquer la décision du Conseil de sécurité" (…) "et le blocage de l’aide humanitaire" aux réfugiés sahraouis.
 
"Nous pensons que l’obligation politique et morale du Gouvernement Zapatero envers le peuple sahraoui c’est de soutenir tout ce qui peut amener à exiger la tenue du référendum" (…) et qu’on ne peut plus retarder un changement de position espagnole", a souligné M. Mayer, ajoutant qu’il a bien exprimé ce raisonnement au Premier ministre sahraoui, au Président du Parlement et au Président de la République que la délégation du PE avait rencontré.

M. Mayer s’est montré particulièrement "préoccupé par la réduction de l’aide humanitaire", qui, "combinée au rapport du référendum, peuvent être le début d’un plan diabolique visant à radicaliser la situation".

Il s’engagera à "demander des explications sur la réduction de cette aide" et surtout à "élucider les raisons qui ont amenées à donner la gestion de ce dossier (aide humanitaire) à la France, quand tout le monde sait que Paris est un allié totalement acquit aux côtés des intérêts du Maroc".

Le député européen s’est également engagé à demander des explications sur “le détournement de l’aide communautaire européenne au Maroc, que ce dernier utilise pour "fortifier ses position militaires le long du mur de la honte au Sahara occidental occupé".

Porteur d’un message de "solidarité active" de son parti espagnol, Izquierda Unida, (Gauche Unie), M. Meyer a soutenu qu’ils "n’arrêteront pas de soutenir un référendum pouvant conduire à un Sahara Occidental libre, où le Front Polisario et le peuple sahraoui peuvent y vivre en liberté et en harmonie avec les autres peuples". (SPS)

010/090/000 071030 MARS 05 SPS







haut de page
SPS
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
"Il est utopique de gager sur notre capitulation", averti le Président Abdelaziz




Chahid El Hafed, 07/03/2005 (SPS) "Il est, illusoire, chimérique et utopique de gager sur notre capitulation ou de penser un seul moment que nous pouvons nous départir de nos droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance", a averti le Président de la République sahraouie, Mohamed Abdelaziz au cours de la clôture de la 2ème édition du Festival international du cinéma, organisé à Aousserd du 3 au 6 mars.

Dressant le bilan de trente années de conflit avec le Maroc, le Chef de l’Etat soulignera que ce dernier et "à défaut d’anéantir notre peuple ou de nous vaincre militairement, s’est rabattu sur l’idée du référendum pour parvenir à un cessez-le-feu. Une manœuvre qui lui a servi pendant quatorze années" (1991-2005), a-t-il relevé.

"A l’heure actuelle et puisqu’il n’y a plus rien à racler de l’idée du référendum, le Maroc a carrément déclaré son refus de souscrire à la légalité, défiant ainsi toute la communauté internationale avec le soutien larvée d’une puissance, membre du Conseil de sécurité, qui continue à le protéger dans son insubordination au Droit international ", a-t-il martelé devant un parterre de députés européens et espagnols et de plus de 300 participants étrangers.

M. Abdelaziz affirmera avec force que le peuple sahraoui ne restera pas les bras croisés et tirera profit de tous les moyens légaux en son pouvoir, "dont bien entendu, la lutte armée, qui est un droit légitime universel", ajoutant que le Maroc doit apprendre que "l’annexion par la force n’a pas donné de résultat dans le passé, ni au présent et encore moins dans l'avenir".

Il lancera un appel à l’Europe pour qu’elle dise au Maroc qu’il est "grand temps de mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui, aux pratiques coloniales marocaines et à la rébellion contre la légalité".

Abordant le volet de l’aide humanitaire aux réfugiés sahraouis, M. Abdelaziz relèvera que "certains" nous accuse à tort de "mauvaise gestion et parois même de corruption".

A l’intention de ceux-ci il soulignera que cette aide en soi même n’est pas aussi importante en quantité et qu’elle est gérée par les réfugiés eux même.

"Il n’y a pas de quote-part d’un réfugié qui ne lui a pas été donné entière et à temps", a-t-il précisé, ajoutant que le Front Polisario et le Gouvernement de la RASD "interdisent formellement la commercialisation de l’aide humanitaire".

Il relèvera cependant qu’une "odeur de chantage" se dégage et se profile derrière le blocage de l’aide humanitaire, avertissant toutefois que "toutes pressions politiques tendant à amener le peuple sahraoui à renoncer à ses droits légitimes seront vouées à l’échec". "Nous les rejetons, même si nous devons compter sans cette aide humanitaire", a-t-il martelé.

Il lancera un appel en direction de l’Espagne, de l’UE et du SG de l’ONU, pour faire du prochain 30 avril (date de la fin du mandat de la Minurso) un rendez-vous de l’avènement de la paix au Sahara Occidental, en "pressant les parties à souscrire à la légalité internationale".

Par ailleurs, il devait déplorer "l’ambiguïté" de la position de l’UE, qui "déverse sur le Maroc des aides colossales qu’il exploite pour consolider son occupation coloniale du Sahara Occidental".

Il reprochera à cette même Europe d’adopter une "position confuse" vis-à-vis du soutien à l’autodétermination et de la résolution 1495 du Conseil de sécurité par laquelle il a adopté le Plan Baker. "Une position qui profite au Maroc et qui l’encourage à continuer à se soustraire de la légalité internationale".

Enfin, le Président de la république lancera un appel au Roi du Maroc, Mohamed VI, pour "retourner la page d’un passé de guerre et d’injustice et pour ouvrir une nouvelle page de paix et de coopération, bénéfiques à nos deux peuples et aux peuples de la régions", qui sera "introduite" par la mise en œuvre de la résolution 1495 du Conseil de sécurité. (SPS)

010/090/000 071721 MARS 05 SPS


Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info