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Pour l’ONU renoncer au Sahara occidental c’est "renoncer à sa propre essence", affirme El Pais

07.02.05

 

 

Madrid, 07/02/2006 (SPS) Renoncer au règlement de la question du Sahara Occidental, conformément a la légalité internationale, serait pour l’ONU "renoncer à sa propre essence", malgré que le rôle que joue actuellement sa Mission au Sahara occidental (MINURSO) est loin de correspondre aux objectifs pour lesquels cette mission a été créée initialement, a écrit lundi le quotidien espagnol "El Pais", cité par l’agence de presse algérienne, APS.

 

"Renoncer au Sahara, serait pour l’ONU renoncer à sa propre essence", malgré le blocage du processus de règlement du conflit, en raison de l’intransigeance marocaine, a souligné El Pais dans un article de Tomás Bárbulo, l’écrivain spécialisé dans la question sahraouie et l’envoyé spécial du journal madrilène à El Aaiun, la capitale occupée du Sahara occidental.

 

El Pais considère qu’il "ne semble pas probable" que l’ONU abandonnent le Sahara Occidental, tant que le second paragraphe du premier article de sa Charte fondatrice préconise de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes".

 

"Incapable" de mettre en application les principaux objectifs pour lesquels elle a été instituée, à savoir l’organisation d’un referendum d’autodétermination juste et transparent pour le peuple sahraoui, la Mission des Nations Unies pour un Referendum au Sahara Occidental, MINURSO, joue, aujourd’hui, un rôle qui n’est que "l’ombre pâle" de celui pour lequel elle a été créée en 1991, a ajouté M. Bárbulo.

 

"L’ONU avait débarqué au Sahara occidental dans l’intention d’organiser un référendum d’autodétermination dans un délai de 8 mois. Quinze ans après, il est douteux qu’elle prétende encore organiser la consultation", a estimé le journaliste, et cela, a-t-il rappelé, en dépit du fait que son mandat ait été prorogé 31 fois et que les dépenses de son fonctionnement s’élèvent à 600 millions d’euros.

 

Revenant sur les objectifs qui ont présidé à la mise sur pied de la MINURSO, l'auteur de l'article a rappelé qu’il s’agissait de mettre en oeuvre le Plan de règlement en 7 points, comme signé par le Maroc et le Front Polisario.

 

Outre le maintien du cessez-le-feu, a encore rappelé l’envoyé spécial d’El Pais, le plan prévoit la libération des prisonniers de guerre, la réduction des troupes, le retour des réfugiés, l’identification et l’inscription des votants, la campagne pour le référendum et, finalement, l’organisation d’un référendum d'autodétermination libre et régulier pour le peuple du Sahara Occidental.

 

Concernant la libération des prisonniers de guerre, El Pais note que le Front Polisario qui a libéré, en août dernier, les derniers prisonniers de guerre marocains continue à réclamer la réciproque pour les Sahraouis disparus dans les prisons marocaines.

 

L’écrivain a signalé que sur le terrain, le Maroc veut une MINURSO "faible" mais ne souhaite pas son départ car, a-t-il précisé, en l’état actuel des choses, elle "protège l’exploitation", illégale selon le droit international, des ressources naturelles du Sahara Occidental, dans le même temps qu’elle maintient "éloignés" les réfugiés sahraouis, alors qu’en revanche, a-t-il ajouté, le Front Polisario est favorable au renforcement de la mission pour qu’elle puisse régler le conflit conformément aux résolutions onusiennes pertinentes.

 

Abordant la présence de la MINURSO dans les territoires occupés, le journaliste a relevé que le Maroc a installé deux antennes "gigantesques" à proximité du quartier général de la mission onusienne à El Aaiun occupée. "Personne ne sait à quoi elles servent, mais les dénonciations sur l’existence d’écoutes au siège de la mission sont monnaie courante", a-t-il remarqué.

 

Les environs du QG de la MINURSO sont "fortement surveillés par des policiers marocains qui exigent l’identification des visiteurs et, en de nombreux cas, leur interdisent l’accès", a-t-il poursuivi.

 

El Pais a publié, d’autre part, un entretien avec le commandant de la force militaire de la MINURSO, le général de brigade danois, Kurt Mosgaard.

 

Interrogé si les deux antennes qui surplombent le siège de la mission servent à des fins d’espionnage, le général Mosgaard n’a pas confirmé ce fait mais ne l’a pas démenti non plus. "On ne peut jamais savoir si le pays hôte réalise des écoutes. Nous ne le savons pas", a-t-il déclaré.

 

A une question sur les mines semées par l’armée marocaine le long du mur militaire marocain, qui divise le Sahara Occidental en deux parties, le chef de la MINURSO a indiqué qu’il existe un million de mines, desquelles seuls quelques milliers ont pu être désamorcées.

 

"Le problème des mines continuera à être posé dans le territoire pour une période d’au moins 50 ans. Malheureusement, le climat ici est sec. Le sable évite que les mines s’oxydent et fait qu’elle restent actives pendant très  longtemps", a-t-il déploré, a conclu la même source. (SPS)

 

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SPS
RASD/ESPAGNE/CULTURE

Une conférence internationale sur le patrimoine culturel de la RASD aux camps de réfugiés sahraouis

 

 

 

 

Ecole 27 Février (camps de réfugiés), 0702/2006 (SPS) Les travaux de la conférence internationale sur le patrimoine culturel de la RASD ont été ouverts, mardi au centre culturel "Martyr Naaja" du camp de réfugiés sahraouis "école 27 Février", sous le parrainage du ministre sahraoui de la culture et avec la participation de scientifiques espagnols et argentin de plusieurs universités, en plus d’intellectuels et intéressés sahraouis, a constaté SPS.

 

Souhaitant la bienvenue aux chercheurs et au publique, Mme. Khadija Hamdi, Directrice du centre culturel "Martyr Naaja", a estimé qu’en  "plus d’être une initiative louable, entreprise par le ministère sahraouie de la culture et les universités espagnoles de Gérone et de Madrid en plus de l’Université argentin de Fasta, sans oublier les collaborateurs et sahraouis, ces recherches scientifiques visent surtout à présenter une partie du patrimoine culturel sahraoui, sensibiliser la société scientifique internationale du danger auquel il fait face et par la suite chercher les moyens à même de le protéger".

 

Tous les intervenants, notamment le Membre du Secrétariat National du Front Polisario en charge de l’orientation politique, Khatri Addouh, le Secrétaire général du ministère sahraouie de la culture, Mustafa Mohammed Fadel, et le Représentant de l’Université de Giron, Narcis Soler, ont souligné, de leurs part, l’importance de cette démarche scientifique de recherche et d’investigation qui doit "être diffuser, médiatiser et véhiculer par tous les moyens au monde pour pouvoir protéger ces richesses culturelles de la spoliation et de la destruction systématique à cause de l’occupation marocaine du territoire", a souligné M. Addouh dans son intervention.

 

Après les discours d’ouverture, le publique a eu droit à des exposés sur les résultats des recherches, à commencer par les travaux de l’Université de Gérone, qui a saisit l’occasion pour présenter un petit livre intitulé "les peintures rupestres préhistoriques de Rekeiz Lemgasem (Zemmur- Sahara Occidental)", en tant que "don de l'Institut du patrimoine culturel de l’Université de Gérone au Musée National sahraouie", a indiqué le porte parole du groupe universitaire de Gérone, composé des chercheurs: Gabriel Alcalde, Joan Lluis Alegret, Carlos Serra, Narcis Soler et Joaquim Soler.

 

L’Université argentin de Fasta, représenté par Beatriz Carbonell, a pour sa part apporté sa contribution en présentant le travail que cette chercheuse a pu réaliser dans les territoires libérés de la République Arabe Sahraouie Démocratique.

 

L’Université de Madrid, quand a elle, a présenté un exposé détaillé sur une recherche effectué par un groupe d’anthropologues et chercheurs sahraouis et espagnols, sous le thème: "La culture sahraouie du point de vue de l’Anthropologie du développement".

 

Le groupe de chercheurs travaillant sur ce projet est composé notamment du Professeur Juan Carlos Gimeno Martin, David De Juan Canales, Luis Marin Pozuelo, en collaboration avec les chercheurs sahraouis: M. Saleh Nafe Abeid, Mme. Fanna Saleh Dat, Mme. Fatimetu Brahim et Mme. Tfarrah Mohamed Bachir.

 

Les expositions seront suivit d’un débat général, "sur les moyens et méthodes d’investigations, de présentations et de protections de ce patrimoine humain en péril", ont notamment souligné les organisateurs de la rencontre. (SPS)

 

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SPS
RASD/AUSTRALIE/PROSPECTION

La RASD satisfaite de l'arrêt des activités de prospection de la Société Baraka au large du Sahara occidental

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 07/02/2006 (SPS) Le Gouvernement de la République Arabe Sahraouie Démocratique a accueilli avec satisfaction, lundi, l'annonce faite par la société pétrolière australienne 'Baraka', dans son rapport d'activité en date du 31 janvier 2006, de mettre un terme à ses activités de prospection dans la région de Cap Juby (région de Tarfaya qui touche une partie du territoire sahraoui), a indiqué le Représentant du Front Polisario en Australie, Kamal Fadel.

 

Le Gouvernement sahraoui avait entrepris des démarches auprès de Baraka pour lui rappeler l'illégalité de sa présence dans un périmètre qui englobe une partie des eaux territoriales sahraouies et lui demander, par conséquent, de se retirer de la zone.

 

Il voudrait également saisir cette opportunité pour "renouveler son appel à Kerr Mcgee et ses partenaires de se retirer sans délais des eaux territoriales du Sahara occidental, dont leur présence constitue un affront pour le peuple sahraoui", a ajouté la même source.

 

L'activité illégale de ces compagnies est "un facteur de déstabilisation dans une région sensible particulièrement en ce moment  avec la montée de la tension et la résistance civile des populations des territoires occupées". Cette présence "paralyse le processus de décolonisation en cours et constitue un soutien moral et économique à l'intransigeance du régime marocain", a précisé la même source.

 

Le gouvernement de la RASD a exhorté tous les actionnaires, les investisseurs, les conseillers et les entrepreneurs d'user de toutes leur  influence pour convaincre Kerr McGee et ses partenaires à respecter les principes du droit international et les efforts de paix de l'ONU en mettant, "sans retard", un terme à leur engagement au Sahara occidental.

 

Le gouvernement sahraoui a enfin appelé tous ses amis et tous les gouvernements qui reconnaissent les droits légitimes du peuple sahraoui à l'aider pour la préservation  et la protection de sa souveraineté sur les ressources naturelles de son pays. (SPS)

 

020/090/000 071520 Fev 09 SPS

 

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