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MAROC/PARLEMENT EUROPEEN/TERRITOIRES OCCUPES

Des eurodéputés dénoncent le refus du Maroc d'autoriser une visite du comité ad Hoc au Sahara Occidental

06.10.06

 

 

Bruxelles, 06/10/2006 (SPS) Des eurodéputés, Raül Romeva (Verts/ALE) et  Karin Scheele (PS Européen) ont vivement déploré jeudi le refus de Rabat, d'autoriser la visite au Maroc d'une délégation ad hoc du Parlement européen et se sont déclarés "surpris" par l'annulation par Rabat de cette visite prévue hier jeudi, pourtant convenue "depuis de longs mois avec le Maroc".
    
A moins de 48 heures avant le départ de la délégation parlementaire européenne pour Rabat et El Aaiun, le Maroc avait demandé le report de cette visite, alléguant que "tout rapport de la délégation ne serait qu'un plaidoyer des thèses
de l'Intergroupe (pour le Sahara occidental)" et du Front Polisario.

Les deux eurodéputés, Romeva et Scheele, ont rejeté le prétexte selon lequel trois des cinq membres font partie de l'Intergroupe Paix pour le Sahara Occidental, ce qui est considéré, par le Maroc, comme un facteur de partialité.

Ils rappellent que pour sa part, la Délégation ad hoc, depuis sa création par le parlement européen, "a toujours accepté de recevoir  toutes les personnes
que la délégation marocaine a proposées, et à aucun moment  l'orientation idéologique de ces dernières n'a été demandée".

D'autre part, arguent ils, bien que le mandat de la délégation ne l'établisse pas, la Délégation a accepté, "après beaucoup de négociations", d'effectuer la visite en deux parties. La première partie consistait à visiter l'Algérie et la seconde le Maroc. Toutefois, alors que "la première partie du programme" a pu avoir lieu sans grandes complications, la visite au Maroc, "a toujours été sujette à des obstacles de tout type".

Les eurodéputés jugent "extrêmement préoccupant qu'un gouvernement
tiers intervienne dans la composition d'une Délégation du Parlement européen", ce qui suppose une attitude de "mépris" envers l'institution.

Ils considèrent que "mettre en doute le professionnalisme des députés (es)
de la Délégation sur la base de possibles divergences idéologiques, représente un fait grave qui devrait être pris en considération dans de futures relations entre l'institution, le Parlement européen, et les représentants du royaume de Maroc".

Aussi les eurodéputés ont-ils manifesté leur "déception la plus absolue face à ce manque de respect de la part des autorités marocaines" et chargé le président du Parlement européen, Josep Borrell, au nom du Parlement européen, de transmette cette préoccupation aux institutions concernées du royaume de
Maroc.

La Délégation ad hoc avait auparavant indiqué dans un communiqué de son président, que sa composition a été fixée "irrévocablement par les groupes politiques du Parlement Européen", déplorant que les autorités marocaines "persistent  à considérer qu'elles auraient un droit de regard" sur la désignation de chacun des Membres et revendiquent, désormais explicitement, "un accord sur [sa] composition".

Les Membres de la délégation, "toutes tendances politiques confondues,
regrettent profondément cette attitude" et rappellent que la délégation aborde le problème du Sahara dans "une optique humanitaire et régionale dans un esprit d'impartialité", et que si elle s'est rendue à Alger et dans les camps de Tindouf à la mi septembre, c'était avec la conviction que le Maroc respecterait, à son tour, sa parole. (SPS)

010/090/700 061311 oct 06 SPS

 


 

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SPS
RASD/ESPAGNE/REFERNDUM

Des associations espagnoles défendent à l'ONU le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui  

 

 

 

 
Madrid, 06/10/2006 (SPS) Une délégation d'associations espagnoles de défense
des droits de l'homme participe les 5 et 6 octobre à New York aux débats de la IV Commission des Nations Unies, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, pour défendre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, ont annoncé ces associations dans un communiqué rendu public à Madrid.

''Cette année sera abordé de nouveau le processus inachevé de décolonisation
au Sahara Occidental, territoire non autonome dont l'Espagne continue à être la puissance administrante selon les Nations Unies'', ont rappelé ces associations, soulignant que l'objectif de leur participation est de ''défendre le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et dénoncer le blocage du Plan de paix, résultant de l'obstruction constante du Maroc à sa mise en oeuvre''. 

Selon la même source, la délégation espagnole ''mettra l'accent sur la condamnation et la dénonciation de la brutale répression exercée par le gouvernement marocain contre la population sahraouie du Sahara Occidental, occupé illégalement par le Maroc, et du traitement subi par les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim, qui sont soumis à tous types de vexations, mauvais traitements et tortures''.

Ces associations ont affirmé que le Maroc, à travers ces pratiques, ''viole toutes les conventions internationales sur les droits de l'homme qu'il a signées''.

La délégation espagnole est constituée de Francisco José Alonso, président
de la Ligue de défense des droits de l'homme, Ines Miranda, membre de l'Association internationale des juristes pour le Sahara Occidental et coordinatrice de la mission d'observation envoyée à ce territoire par le Conseil général des barreaux d'Espagne, Txomin Aurrekoetxea, coordinateur des institutions solidaires du peuple sahraoui au niveau de toute l'Espagne, et Andres Perello, président de l'intergroupe parlementaire ''Paix et liberté pour le peuple sahraoui'' des communautés autonomes. (SPS)

010/090/700 061237 oct 06 SPS



 

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RASD/ONU/REFERNDUM

L'autodétermination, "droit fondamental" des Sahraouis à appliquer "sans retard" (rapport HCDH)   

 

 

 

 
Genève, 06/10/2006 (SPS) Le Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme (HCDH) a affirmé, dans un rapport, que l'autodétermination est un "droit fondamental" du peuple sahraoui, qui doit en jouir "sans plus de retard".

"Comme cela a été dit dans différents fora de l'Onu, le droit à  l'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental doit être garanti et appliqué sans plus de retard", indique ce rapport élaboré par une délégation du HCDH qui s'est rendue en mai dernier dans les territoires occupés du Sahara occidental et les camps de réfugiés de Tindouf.

La délégation "conclut que presque toutes les violations des droits humains du peuple du Sahara occidental (...) découle de la non application de ce droit humain fondamental", ajoute le texte de 16 pages, publié par l'APS et qui porte la mention "rapport non public".

"Les efforts de la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité et le secrétaire général (de l'Onu), visant à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, définitive et mutuellement acceptable conforme au droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, doivent être entièrement appuyés et soutenus", ajoute le texte.

Les auteurs du rapport recommandent également un "suivi plus attentif de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental (...)".

Les Nations unies "doivent chercher avec les acteurs concernés le meilleur moyen d'assurer un suivi adéquat et continu de la situation des droits de l'homme dans la région", ajoutent-ils, en soulignant que "toutes les (parties) concernées doivent coopérer pleinement avec l'Onu dans l'application de cette tâche".

La question du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental est "capitale, vu la situation générale des droits de l'homme dans ces territoires",
poursuivent-ils.

"C'est un droit humain consacré dans la Convention internationale sur les droits civiques et politiques et la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels. Le respect de tous les droits de l'homme du peuple du Sahara occidental doit allait de pair avec ce droit", insistent-ils.

Le rapport indique que le Haut commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour, avait proposé l'envoi d'une mission au Sahara occidental après l'éclatement de manifestations à El Aaiun et d'autres villes de ce territoire en mai 2005, qui se sont soldées par "de nombreux blessés, l'arrestation de centaines de manifestants, des allégations de torture et des grèves de la faim suivies par plusieurs détenus".

Le but de cette mission, précise le texte, était de "collecter des informations" sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie.

Les trois membres de la délégation du HCDH ont rencontré à El Aaiun des officiels marocains, d'un côté, et des ONG, des représentants des familles
de disparus et d'ex-prisonniers sahraouis, de l'autre. Dans les camps de réfugiés ils se sont entretenus avec des officiels du Front Polisario et les représentants des "organisations de masse" sahraouies (femmes, travailleurs, ...).

Le rapport mentionne des "témoignages d'activistes sahraouis rencontrés par la délégation" à El Aaiun, qui font état de "tortures" et de "maltraitance"
subies par des manifestants sahraouis clamant l'indépendance du Sahara occidental et infligés par la police et des forces auxiliaires marocaines.

Il relate notamment le décès, le 30 octobre 2005, du manifestant sahraoui
Hamdi Lembarki qui, selon des témoignages recueillis par la délégation, "a été arrêté par des officiers de police marocains (...) qui l'ont roué de coup de bâton à la tête et dans d'autres parties de son corps", causant son décès à l'hôpital.

"La délégation est arrivée à la conclusion préliminaire que les membres des services d'ordre marocains semblent avoir fait usage de la force d'une manière non discriminatoire et disproportionnée" et que "les entraves administratives imposées par les autorités (marocaines) ont pu compromettre la capacité du peuple du Sahara occidental à exercer pleinement son droit à la liberté d'expression et de rassemblement", indique le rapport.
      
Se basant également sur des témoignages, la mission du HCDH fait état de "déficiences sérieuses en ce qui concerne le droit (des personnes arrêtées)
à un procès équitable".

"La liberté d'établir des associations a été entravée dans le territoire du Sahara occidental", relève-t-elle encore.

Lors de son séjour dans les camps de réfugiés gérées par le Front Polisario, la délégation onusienne dit "ne pas avoir reçu de plaintes" faisant état d'entraves
à la liberté d'association, de mouvement ou d'expression".

Elle relate également les dures conditions de vie des réfugiés sahraouis, qui vivent sous des tentes ou dans des maisons précaires en pisé, et qui manquent
d'eau et de nourriture en quantité suffisantes et dont beaucoup souffrent du chômage. (SPS)

010/090/700 061245 oct 06 SPS

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