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SPS
Une activiste sahraouie des droits humains et proche amie d’Aminatou
Haidar harcelé et intimidé par la police marocaine 06.10.05
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"La maison de l’activiste fut encerclé depuis le lundi 03 octobre 2005 par des agents des différents corps des forces marocaines de répression. Le lendemain (mardi 04 octobre) des agents de la police judiciaire sont venu à sa porte et l’ont accusé de caché chez elle un activiste sahraoui, Terrouzi Yahdih, qui est recherché par les services secrets marocaines pour ses activités de défenseur de droits humains après avoir échappé à l’arrestation le mois de juillet dernier lors de l’arrestation des prisonniers politiques sahraouis Noumria Brahim, Lidri Elhoussein et Laarbi Massoud. Mme. Ayach a renié tout rapport avec M. Terrouzi, refusant de laisser quiconque pénétrer à sa maison sans mandats de réquisition", a ajouté la même source.
A 18.30 du mardi, une autre voiture, une Renault Trafique de la police judiciaire, "est venu à la maison de l’activiste sahraouie, cette fois avec une convocation signé par le directeur régionale de la police judiciaire. Un des agents a néanmoins essayé de l’intimider lui ordonnant de monter à la voiture, mais Mme. Ayach a catégoriquement refusé de les accompagner, leur rappelant que l’horaire de travail régulier est passé et qu’elle ne peut répondre à la convocation que le jour suivant, surtout qu’elle a un petit enfant, dont elle doit prendre soin".
A 10.10 GMT du mercredi Mme. Ayach s’est rendu au siège de la police judiciaire comme elle avait promis le jour d’avant. Elle fut interrogée pou plus de 5 heures sans arrêt par le Directeur régionale de la police judiciaire accompagné par un officier de la D.S.T (services secrets marocains), un officier de la D.A.G en plus de deux autres officier de la police marocaine, a-t-on indiqué.
D’après l’interrogatoire, a-t-on appris de sources dignes de confiance, l’activiste sahraouie est accusée "d’entretenir des relations très étroites avec les familles des détenus politiques sahraouis! D’être en charge de la coordination entre les familles et leurs fils emprisonnés! Et d’être sur la liste des personnes recherchées au Maroc!! Alors il est dorénavant interdits aux sahraouis d’entretenir des relations entre eux et surtout avec les familles des victimes de la répression marocaine, à en croire ces accusations", s’est indigné une des sources.
En plus de ces accusations ridicules, Mme. Ayach a été "bien sûr accusé d’être le superviseur et l’origine du financement des démonstrations et des drapeaux nationaux sahraouis qui sont devenu une partie du panorama quotidien partout dans les villes sahraouies sous occupations", a-t-il ajouté.
"De toute façon, cet nouvel acte d’intimidation vise d’abord à harceler Mme. Ayach, qui consacre son temps et son énergie à la défense des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental, mais entre aussi dans le cadre de la recherche féroce entreprise par les services secrets marocaines visant à trouver et arrêter l’activiste sahraoui, Terrouzi Yahdih", a ajouté la même source
M. Terrouzi Yahdih, il faut le signalé, est un jeune homme qui travaillait étroitement avec les activistes sahraouis, Ali Salem Tamek, Aminatou Haidar, et les autres prisonniers politiques, et fut l'un des plus actives défenseurs des droits humains lors des événements de l’Intifada de l’indépendance.
Ex- prisonnière politique, enlevée en 1987 et détenus dans le camp de concentration et de détention secrète de PC CMI à El Aaiun occupée jusqu’en 1991, Mme. Fatma Ayach, a été mis à tabac avec deux de ses collègues, à savoir Mme. Aminatou Haidar et Lidri Elhoussine, le 17 juin 2005 lors d’une manifestation pacifique tenue pour protester contre la répression d’une première manifestation tenue le même jour dans la matinée par des sahraouis en commémoration de l’Intifada historique de Zemla de 1970. (SPS)
060/090/000 061657 Oct 05 SPS
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SPS
3 femmes sahraouies arrêtées à Goulmine pour avoir protester contre la
visite du roi du Maroc à leur ville
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Goulimine (sud du Maroc), 06./10/2005(SPS) 3 syndicalistes sahraouies, Mme. Moutik Khadija, Mme. Bouda Aziza et Mme. Esghir Attifa, ont été arrêté et brutalisé par les autorités marocaines de répression mercredi à l’issue d’une manifestation organisée à Goulmine pour avoir "protester contre la visite du roi du Maroc à la ville et exiger la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis", a rapporté une source digne de confiance à la SPS.
"Les trois femmes sahraouies ont été arrêtées le 5 octobre à 11 h du matin à Goulimine au sud du Maroc à l’issue d’un sit-in organisé la veille devant la préfecture de Goulimine. La police avait eu recours à la force pour disperser les manifestants à coups de matraques faisant plusieurs blessés", a ajouté la même source.
Les 3 activistes, qui avaient aussi participé mardi le 04 octobre à une autre manifestation, organisée elle aussi pour exprimer le refus des sahraouis de la visite entreprise par le roi du Maroc à la ville, ont été insultées et giflées lors de leurs arrestation."
Khadija Moutik, il faut le rappelé a été abusivement licenciée de son travail depuis le 12 septembre 2005 à cause de ses activités syndicalistes et de défense des droits humains. (SPS)
060/090/000 062039 Oct 05 SPS
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