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SPS 06.10.04
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Chahid El Hafed,
06/10/04 (SPS) Le Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, a considéré que l'obstination du Royaume du
Maroc dans sa
politique d'intransigeance et "d'obstruction" au processus de paix
onusien au Sahara Occidental "est une démarche dangereuse vers
l'inconnu", pour toute la région.
Dans une lettre adressée mardi au Secrétaire
Général de l'ONU, Kofi
Annan, le Chef de l'Etat a rappelé tout le processus onusien
pour le
règlement de la question du Sahara Occidental,
dénonçant ''la tentative
honteuse du Maroc de détourner l'attention de la
communauté
internationale de la vérité, en cherchant un "bouc
émissaire" à sa
politique inacceptable d'obstruction aux efforts des Nations unies ".
En revanche, il a réitéré que l'exercice par le
peuple sahraoui de son
droit à l'autodétermination à travers un
referendum libre et équitable
"a été et doit rester la démarche légale"
pour tout règlement juste,
pacifique et définitive du conflit, rappellent que "les deux
formules
visant cet objectif et approuvées par le Conseil de
Sécurité sont le
Plan de règlement, complété par les Accords
d'Houston et le Plan de
Paix, qui ont été acceptés par le Front Polisario
et le Maroc".
S'exprimant sur le mémorandum que le Maroc a fait circuler aux
Nations
Unies en prévision de l'examen de la question sahraouie
prochainement
par le Conseil de Sécurité, le Président de
la République a estimé que
Rabat tente de "jeter le blâme sur un des pays observateurs du
processus de paix (l'Algérie) dans l'intention évidente
de falsifier
les faits et la nature de la question du Sahara Occidental''.
Il a en outre estimé que "si le Gouvernement marocain persiste
à
rejeter le Plan de paix sous de faux arguments, le Conseil de
Sécurité
devrait le persuader de prendre en considération le Plan de
règlement à
partir du moment où il a été mutuellement
accepté en tant que solution
politique" optimale et équilibrée.
Par ailleurs, M. Abdelaziz a réaffirmé la
disposition du Front
Polisario de coopérer pleinement avec l'ONU dans ses efforts
pour
résoudre la question sahraouie, rappelant que l'organisation
international a depuis toujours "considéré la question du
Sahara
Occidental comme un problème de décolonisation qui oppose
le peuple
sahraoui au Maroc, puissance colonisatrice, conformément aux
résolutions 3437 (1979) et 3580 (1980)".
"Le Front Polisario va continuer sa coopération avec vous et
avec le
Conseil de Sécurité pour l’application du Plan de
règlement ou du Plan
de paix", qui demeurent les "deux formules" viables et
approuvées par
la communauté internationale, a-t-il martelé.
"Nous pensons qu’il n’y a plus de place à d'autres discussions.
Il est
temps de mettre en exécution ce qui a été obtenu
tout au long de 18 ans
d’efforts considérables et dont le coût a
dépassé les 700 millions de
dollars", a-il conclu.
Voir Texte
intégral de la lettre, traduite par SPS.
"
S.E. Kofi Annan
Secrétaire
Général des Nations Unies
Siège de l’ONU
New York
Bir Lehlu, 05 octobre 2004
M. le Secrétaire
Général,
Je m’adresse à Votre Excellence pour attirer votre attention sur
la
situation sérieuse dérivée de l’inacceptable
attitude du Maroc en ce
qui concerne le processus de paix au Sahara Occidental.
Comme vous le savez nous avons toujours pleinement
coopéré avec les
Nations Unies depuis son intervention dans le Sahara Occidental, avec
vous et avec vos prédécesseurs, MM. Perez de Cuellar et
Butros Ghali,
afin de trouver une solution juste et définitive qui mette un
terme à
la décolonisation du territoire.
A cet objectif, l’ONU a établi une série de principes
légaux permanents et quelques faits incontestables.
Premièrement : En tant que problème de
décolonisation, le conflit du
Sahara Occidental doit trouver sa solution dans le cadre établi
par
l’Assemblée Générale des Nations Unies en la
matière, à savoir la
résolution 1514 (XIX) sur la Déclaration sur l’octroie de
l’indépendance aux peuples et pays colonisés. Ce
principe, réaffirmé
par le verdict de la Cour Internationale de Justice, du 16 octobre
1975, a été l'axe de toutes les résolutions
de l’Assemblée Générale
des Nations Unies relatives au problème du Sahara Occidental.
Deuxièmement: L’ONU a reconnu ainsi le droit inaliénable
du peuple
sahraoui à l’autodétermination et à
l’indépendance. L’invasion
militaire marocaine de notre territoire constitue une violation
flagrante de la légalité internationale.
Troisièmement: L’ONU a défini les parties en conflit,
à savoir : le
Front Polisario et le Royaume du Maroc, qui a occupé
illégalement le
territoire le lendemain des Accords tripartis de Madrid, le 14 novembre
1975. Ces Accords, comme l’a indiqué clairement l’avis juridique
du
Département des Affaires juridiques des Nations Unies
émis le 29
janvier 2002, "ne reconnaît aucune souveraineté du Maroc
sur le
territoire, ni le transfert du statut de puissance administrante
à
aucun des pays signataires de cet accord, un statut que l’Espagne ne
peut transférer à elle seule. Le transfert de
l’autorité administrative
du territoire au Maroc et à la Mauritanie en 1975 n’affecte pas
le
statut international du Sahara Occidental comme Territoire non
Autonome."
Sur cette base, l’ONU, en coopération avec l’Organisation de
l’Unité
Africaine (OUA), et dans le cadre de la résolution 4050 de
l’Assemblée
Générale de l’ONU, ont mis en place une Mission mixte
dans le but
d’obtenir l’acceptation par les parties d’une solution pacifique sur la
base de l’application du principe du droit à
l’autodétermination.
Comme résultat de cette gestion, les deux parties sont
arrivées en juin
1999, à un Plan de règlement dont l’objectif est de "
permettre au
peuple du Sahara Occidental de choisir librement, par un
référendum
d’autodétermination libre et régulier, organisé
et supervisé par l’ONU
en coopération avec l’OUA, entre l’indépendance ou
l’intégration au
Maroc". Le dit Plan de règlement a été unanimement
approuvé par le
Conseil de Sécurité de l’ONU dans sa résolution
650 (1990), et
antérieurement dans la résolution 690, en avril 1991,
autorisant la
création de la Mission des Nations Unies pour un
Référendum au Sahara
Occidental ( MINURSO) dont sa mission sera accomplie dans le cadre du
mandat que lui recommande le Conseil de Sécurité.
Partant de ceci, le Plan de règlement est et demeure, non
seulement une
solution politique mutuellement acceptée, mais aussi une
solution
mutuellement acceptable et approuvée par le Conseil de
sécurité de
l’ONU. Il ne s’agit donc pas d’une solution imposée.
Cependant, le manque de volonté politique et de bonne foi de la
part du
Maroc ont été les causes de récurrentes impasses
et obstacles qui ont
empêchés l’application du Plan de règlement en
question.
D’abord, en décembre 1991, surgira le problème des
votants au
référendum malgré le fait que, conscientes de la
sensibilité de ce
problème, les deux parties avaient accepté volontairement
que le
recensement espagnol de 1974 soit l’unique base pour l’identification
des futurs votants.
Votre prédécesseur, M. Perez de Cuellar, a introduit, en
décembre 1991,
une série de nouveaux critères
d’éligibilité sans consulter
préalablement l’accord du Front Polisario, alors que M. Butros
Ghali a
élaboré un compromis qui tient compte de ces changements
unilatéraux
introduits dans le Plan de règlement.
Faisant preuve, une fois de plus, de notre bonne foi et de notre esprit
de coopération, nous avons accepté les nouveaux
critères et
l’interprétation que Butros Ghali leur a donnés. Ce
compromis a été
accepté volontairement par les deux parties. Il ne leurs a pas
été
imposé. Toutefois, quelques mois après, le processus de
Paix se trouva
de nouveau devant un nouveau et sérieux obstacle imposé
par la
nouvelle exigence du Maroc d’introduire des modifications dans l’esprit
et dans la lettre du Plan de règlement, introduisant ainsi
le problème
qui sera appelé par la suite "les tribus contestées".
Au début de 1997, comme l’a constaté dans votre rapport
S/2002/178,
après avoir assumer vos responsabilités de
Secrétaire général, vous
avez désigné M. James Baker III comme Votre Envoyé
personnel en mars
1997, pour tenter d’appliquer le Plan de règlement. Apres cinq
tournées
dans la région au cours desquelles il a eu des rencontres avec
les
responsables des deux parties et ceux des pays voisins, M. Baker vous a
informé que, vu les difficultés et retards dans le
processus, aucune
des parties n’a manifesté la volonté de rechercher
d’autres solutions
en dehors de l’application du plan de règlement.
Votre décision de désigner l’ancien Secrétaire
d’Etat, M. James Baker
III, comme votre Envoyé personnel, a été
accueillie par les deux
parties et acceptée par la communauté internationale
comme un message
fort de votre part pour faire avancer le processus de paix.
M. Baker a accompli brillamment sa mission. Comme résultat des
cinq
ronds de négociations directes entre le Front Polisario et le
Royaume
du Maroc, les deux parties ont signé les Accords de Houston
(septembre
de 1997). Durant tout le processus de négociations, M. Baker a
maintenu
informé les deux pays voisins, l’Algérie et la
Mauritanie, en leur
qualité d’observateurs, des progrès enregistrés
dans les négociations
du processus de paix.
Les Accords de Houston ont été une fois de plus,
mutuellement acceptés,
confirmant ainsi la validité du Plan de règlement et des
modifications
qui y sont introduites par votre prédécesseur. Il ne
s’agit donc pas
d’une solution imposée.
La grande valeur et la contribution positive des progrès obtenus
à
Houston, ont été consignés par vous-même
dans votre rapport au Conseil
de sécurité (S/1997/742). Dans les paragraphes 26 et 27
du dit rapport
il y a été signalé que "avec ces Accords de (
Houston) les aspects les
plus contentieux qui ont empêché l’application du plan de
règlement ont
été dépassés avec satisfaction. Cette
réussite a créé les conditions
pour procéder à la pleine application du Plan de
règlement."
En février 2000, la MINURSO a achevé le processus
d’identification,
rendant ainsi possible la tenue d’un référendum viable
dans un délai
raisonnable.
En dépit de tout ceci et contrairement à ses engagements,
le Maroc a
décidé de saper le résultat des intenses efforts,
que vous et votre
Envoyé personnel avez entrepris au nom de la communauté
internationale.
Vous-même n’avez eu d’autre choix que de reconnaître, et en
conséquence
informer le Conseil de Sécurité, comme le stipule le
paragraphe 48 de
votre rapport du 19 février 2002, que "le Maroc a exprimé
sa réticence
pour continuer dans l’application du plan de règlement."
La volte-face marocaine a été un grave coup aux
progrès réalisés
jusqu’ici par les Nations Unies pour résoudre le conflit du
Sahara
Occidental. L’absence de volonté du Maroc de coopérer
avec vous dans
l’application des résolutions du Conseil de
sécurité a affaibli la
détermination et affaibli l’espoir de la communauté
internationale à
trouver une solution définitive a un simple problème de
décolonisation.
Vous et votre Envoyé personnel ont accueilli ce recul
comme un nouveau
défi et avez décidé d’essayer de surmonter les
difficultés malgré cette
nouvelle situation de blocage.
Une nouvelle formule: " Plan de Paix pour l’autodétermination du
peuple
du Sahara Occidental", sera ainsi posé sur la table comme
résultat de
vos efforts.
Comme vous le savez, à l’instar des membres du Conseil de
sécurité, le
Plan de paix introduit de nouveaux éléments qui
s’écartent du Plan de
règlement et spécialement les clauses se rapportant au
corps électoral
du référendum d’autodétermination, qui doit se
tenir à la fin d’une
longue et dangereuse période de transition de quatre ans.
L’exemple du
carnage qui a eu lieu au Timor Oriental est édifiant à ce
titre.
On pourrait supposer que l’éloignement du Plan de
règlement initial a
été motivé par la volonté de M. Baker
d’encourager le Maroc à revenir
au processus de paix duquel il s’est délibérément
désengagé.
En revanche, le Front Polisario a donné les preuves
réelles d’une
coopération sincère en acceptant le Plan dans son
intégralité comme
"package" qui n'admet plus d’être renégocié.
Dans sa résolution 1495 (2003), le Conseil de
sécurité, a exprimé son
soutien à vous et au Plan de Paix, et a sollicité des
parties son
acceptation et son application.
De nouveau, Le Maroc, la puissance occupante, a fait montre d’un manque
de volonté politique, non seulement en rejetant le Plan de paix,
sinon
en feignant dorénavant d’imposer aux Nations Unies une solution
au
conflit qui exclu l’indépendance, une option qui est l’essence
même du
principe d’autodétermination.
Comme vous l’avez signalé dans les paragraphes 51 et 52 du
rapport
d’avril 2004, "La principale objection du Maroc au Plan de Paix semble
être le fait que l’un des choix de vote, au cours du
référendum devant
déterminer le statut final du territoire, est
l’indépendance, tandis
que l’indépendance est l’une des deux choix au vote dans le
cadre du
Plan de règlement que le Maroc a accepté" (Paragraphe 51).
"Il est difficile d’envisager une solution politique qui, selon les
exigences de la résolution 1429 (2002) du Conseil de
Sécurité, prévoit
l’autodétermination et qui exclu en même temps la
possibilité de
l’indépendance en tant qu’une des questions clefs de la
consultation
populaire.
La conduite du Maroc, conjuguée au manque de volonté du
Conseil de
sécurité de prendre une mesure ferme conformément
aux pouvoir que lui
confèrent la charte pour garantir l’entière
coopération des parties
sont probablement des facteurs déterminants ayant conduits
à la
démission de M. Baker. D’ailleurs son départ a
été interprété par le
Maroc comme le "résultat de la ténacité de la
diplomatie marocaine".
Votre Envoyé personnel, dont nous regrettons vivement la
démission, a
laissé néanmoins à l’ONU un legs précieux,
son Plan de paix, qui a
tracé le chemin pour une solution politique définitive au
conflit. Mais
surtout, il nous a laissé son jugement personnel sur les
véritables
raisons de l’échec actuel du processus de paix. Dans son
interview
télévisée 19 août 2004, diffusée par
la chaîne américaine PBS, M. Baker
a dit :
"Pendant 10 ou 11 ans le Maroc a dit publiquement et en privée
qu’il
veut le Plan de règlement, qu’il veut la tenue du
référendum, mais
juste après la publication de la liste provisoire du corps
électoral,
quand les futurs votants ont été bien identifiés,
il a dit que le
référendum n’est plus applicable et par conséquent
nous ne sommes pas
prêts à continuer dans l’application du Plan de
règlement".
Concernant le rejet du Plan de paix, il a dit : "Les Marocains sont
arrivés à la conclusion qu’ils ne sont plus
disposés à courir le risque
d’une votation dans des pareilles circonstances". Il est allé au
cœur
même du conflit en disant: "Je ne connais aucun Etat au monde,
prenant
en compte le respect du Droit international et les normes de la
reconnaissance internationale, qui soit prêt à
reconnaître les
revendications du Maroc sur le Sahara Occidental. Le Maroc n’obtiendra
jamais la reconnaissance de la légalité internationale
à son occupation
du territoire sauf si celui-ci introduit des arrangements qui puissent
être acceptés par la communauté internationale".
Monsieur le Secrétaire général,
Au lieu de reconsidérer son attitude intransigeante, Le
Gouvernement du
Maroc a déclenché récemment une nouvelle escalade,
qui si elle ne cesse
pas, elle pourra conduire toute la région vers une situation
dangereuse
dont les conséquences sont imprévisibles. La honteuse
tentative
marocaine de dévier l’attention de la communauté
internationale de la
vérité, cherchant un bouc émissaire à son
inacceptable politique
d’obstruction aux efforts des Nations Unies, sont un pas vers l’inconnu
et un fait que nous condamnons.
Dans son dernier mémorandum adressé à votre
excellence, en prévision
des prochains débats sur le Sahara Occidental au niveau du
Conseil de
sécurité dans les prochaines semaines, le Maroc essaie de
culpabiliser
un des observateurs du processus de paix dans une tentative claire de
falsifier les faits et la nature propre du conflit du Sahara Occidental
comme problème de décolonisation comme il est
signalé dans les agendas
au niveau de l’Assemblée générale et au niveau du
Conseil de sécurité.
Après avoir assumer vos fonctions comme Secrétaire
Général, Votre
excellence et votre Envoyé personnel, vous avez sollicité
des deux pays
voisins, l’Algérie et la Mauritanie, de contribuer au
succès de votre
mission qui consiste à surmonter les obstacles qui
empêchent
l’application du Plan de règlement. Les deux pays ont
été associés à
cet effort comme "observateurs". Comme il est établi dans votre
rapport
S/1997/742 paragraphes 5 et 7 de septembre 1997, vous avez
établi les
règles fondamentales qui ont été acceptées
par les parties quand
Monsieur Baker a entamé sa mission.
Dans le cadre de ces règles, les négociations directes
devraient se
dérouler entre le Frente Polisario et le Maroc,
identifiés comme étant
les deux parties au conflit. L’Algérie et la Mauritanie sont
identifiés
comme "observateurs" devant être informés de toute
l’évolution du
processus et qui prendront part exclusivement dans les discutions des
sujets qui les concernent". Les sujets relatifs au rapatriement des
réfugiés et au cantonnement des troupes.
La tentative marocaine de transformer un problème de
décolonisation qui
concerne le peuple sahraoui et le Gouvernement de la puissance
occupante, en un problème "bilatéral" avec un des
observateurs du
processus de paix constitue une nouvelle preuve du manque de
volonté et
une stratégie ridicule d’essayer, une fois de plus, de tromper
le
peuple marocain et la communauté internationale.
Nous rejetons énergiquement cette attitude à cause de son
irresponsabilité et parce qu’elle ne changera pas la conception
des
Nations unies sur la véritable nature du conflit ni sur les
moyens pour
le résoudre.
Excellence,
Dans ce contexte, le Front Polisario veut réitérer sa
position bien connue,
1.- Les Nations unies considèrent que le problème du
Sahara Occidental
constitue un problème de décolonisation qui oppose le
peuple sahraoui
au Royaume du Maroc, qui, comme les stipulent les résolutions de
l’Assemblée Générale 3437 (1979) et la
résolution 3580 (1980), est
considéré comme la puissance occupante.
2.- L’exercice par le peuple sahraoui de son droit à
l’autodétermination à travers un référendum
libre et régulier, a été et
continue d’être le procédé légal aux mains
des Nations Unies pour une
solution pacifique du conflit.
3.- Les deux formules visant cet objectif et approuvées
par le Conseil
de Sécurité sont le Plan de règlement,
complété par les Accords
d'Houston, qui ont été acceptés par le Front
Polisario et le Maroc,
ainsi que le Plan de paix actuel. Le cessez-le-feu qui a
été accepté
par les deux parties comme une étape pour organiser le
référendum, et
ne peux donc pas être dissocié de ce dernier. En d’autres
termes, la
présence des Nations Unies au Sahara Occidental ne peut
être
transformée, par l’obstruction marocaine du Plan de paix,
à une simple
observation d’une occupation coloniale. Si le Maroc persiste dans son
rejet du Plan de paix sous le prétexte fallacieux qu’il ne l’a
pas
accepté, il revient au Conseil de sécurité de le
convaincre pour
accepter l’application du Plan de règlement puisqu’il est une
solution
politique mutuellement accepté.
Cette même position a été réaffirmée
à votre Représentant spécial, M. Alvaro de Soto.
Le Front Polisario est disposé à continuer sa
coopération avec vous et
avec le Conseil de sécurité dans la perspective de
l’application du
Plan de règlement ou du Plan de paix. Ces deux formules ont
été le
résultat de longues négociations gérées par
trois Secrétaire Généraux
de l’ONU et par votre Envoyé personnel.
Nous pensons qu’il n’y a pas lieu de continuer les discutions. L’heure
est à l’application de ce qui a été convenu durant
18 ans d'efforts
énormes et dont le coût a dépassé les 700
millions de dollars.
Je vous remercie infiniment de bien vouloir joindre le contenu de cette
lettre comme annexe à votre prochain rapport au Conseil de
sécurité
comme document officiel reflétant la position du Front Polisario.
Je vous prie, Monsieur le Secrétaire Général,
d’accepter l’expression de ma très haute considération.
Mohamed Abdelaziz, Secrétaire Général du
Frente POLISARIO". (SPS)
060/090/100 061226 OCT 04 SPS
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