SAHARA PRESS SERVICE

06.10.01

SPS 001
RASD/ALGERIE
L'Algérie rappelle son rejet catégorique du projet de l'accord-cadre

Alger, 06/10/01 (SPS) - Le ministre d'état, ministre des Affaires étrangères algérien, M. Abdelaziz Belkhadem, a rejeté catégoriquement le projet de l'accord-cadre présenté en juin dernier par le Secretaire Général de l'ONU pour la résolution du conflit, ''en ce sens qu'il va à l'encontre du plan de paix onusien et ne permet pas l'autodétermination du peuple sahraoui''.

Pour M. Belkhadem, ''la réponse de l'Algérie quant à l'accord-cadre présenté par M. James Bajer, représentant personnel du Secretaire Général de l'ONU, M. Kofi Annan, était claire en ce sens qu'il va à l'encontre du plan de paix onusien et ne permet pas l'autodétermination du peuple sahraoui'', a martelé le ministre lors d'une session télévisée diffusée vendredi par la chaine officielle algérienne.

Le plan de paix des Nations-Unies en vigueur au Sahara Occidental depuis 1991 se heurte à des difficultés engendrées par 130.000 demandes de recours introduites par le Maroc pour bloquer le référendum qui aboutira inéluctablement à l'indépendance du Sahara Occidental, selon les observateurs.

En juin dernier, le Conseil de sécurité avait rejeté le rapport controversé du Secretaire Général de l'ONU basé sur la proposition marocaine, présentée sous la forme d'un ''accord-cadre''. Il avait demandé aux deux parties au conflit de continuer à prospecter dans le sens de l'application du plan de paix ONU-OUA au Sahara Occidental, rappelle-t-on.

Le mandat de la Minurso prendra fin en novembre prochain et le Conseil de sécurité est appelé à revoir la question à la lumière d'un nouveau rapport du Secretaire Général attendu en cette date. (SPS)

010/090/700 061458 oct 01 SPS

SPS 002
MAROC/TROUBLES
Deux blessés civils et un policiers dans les troubles de Assrir

Goulimine (Sud Maroc), 06/10/01 (SPS) - Deux civils sahraouis et un policier marocain ont été blessés durant les manifestations organisées jeudi à Assrir en signe de solidarité et de soutien aux Sahraouis victimes de la répression dans les territoires occupés de la RASD, a-t-on appris de sources concordantes.

Une marche a été dispersée par la police avant d'arriver devant l'Hôtel de ville où les manifestants devaient organiser un meeting et remettre un cahier de revendications aux autorités portant notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et sur l'amélioration de leurs conditions de vie.

Les deux Sahraouis blessés, Mohamed Lehbib Mohamed M'Barek Nebti et Melainin El Moctar Boulam, ont été brutalisés durant cette confrontation qui a duré plusieurs heures.

A Assa cette fois, les grèvistes de la faim ont suspendu momentanément leur action qui a duré une semaine, à la suite des promesses données par les autorités marocaines d'étudier leurs revendications et de leur apporter des solutions.

Ces grèvistes revendiquent notamment la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et l'amélioration de leurs conditions de vie, sachant qu'ils vivent en dessous du seuil de pauvrêté.

Cette nouvelle forme de lutte des populations sahraouies dans les territoires occupés et au sud du Maroc, caractérisée essentiellement par des grèves de la faim dans des sit-in devant les locaux administratifs, a été largement suivie par la population sahraouie.

Selon les analystes, les troubles qui secouent depuis deux semaines le sud du Maroc ne sont pas prêts de se terminer aussi longtemps que les prisonniers politiques sahraouis ne sont pas libérés et que toute la lumière ne soit faite sur le sort de centaines de disparus que le Maroc cherche à occulter, et tant que le gouvernement de Rabat continue à bloquer le processus référendaire au Sahara Occidental.(SPS)

010/090/100 091811 oct 01 SPS

SPS 003
RASD/ITALIE
Quatre délégations sahraouies sillonnent l'Italie pour sensibiliser l'opinion sur la mise en oeuvre du plan de paix au Sahara Occidental

(Envoyés spéciaux de la SPS)
Grosseto (Italie), 06/10/01 (SPS) - Les quatres délégations sahraouies qui sillonnent l'Italie depuis plus d‚une semaine pour sensibiliser l'opinion sur la mise en oeuvre du plan de paix au Sahara Occidental ont eu des contacts fructueux avec leurs interlocuteurs dans les régions du Lazio, Toscana, Napoli et Emilia Romagna.

M. Salem Lebsir, président du Conseil National (Parlement) s'est entretenu vendredi avec le gouverneur de Napoli, M. Lambertini, alors que M. Mahfoud Ali Beiba, wali d'Aousserd, signe avec le maire de Massa Maritima, dans la province de Grosseto, un accord de coopération et jumellage entre les deux villes de Tifariti et Massa Maritima. En Emilia Romagna cette fois, M. Abdelkader Taleb Oumar, Wali de Smara, a visité les deux villes de Reggio de Emilia et Parma, où il a eu des entretiens avec les responsables locaux de ces deux provinces situées dans la région d'Emilia Romagna. Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les derniers développements du processus référendaire au Sahara Occidental, bloqué par les milliers de recours introduits par le Maroc.

Enfin et dans la région de Lazio, le wali d'El Aaiun, M. El Khalil Sidi Mhamed, a été reçu par le gouverneur de Viterbo qui a insisté sur la nécessité du respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance. Les differents responsables italiens rencontrés par leurs homologues sahraouis ont été unanimes à condamner les tentatives de contournement du plan de réglement onusien au Sahara Occidental et à appeler à la reprise du processus référendaire, a indiqué, M. Mih Oumar. représentant sahraoui à Rome. M. Mih a souligné que les divers responsables italiens rencontrés par les responsables sahraouis, ont été unanimes pour soutenir que l'Italie et l'Europe doivent jouer "un rôle constructif" dans la région du Maghreb, allant dans un sens "conforme au droit et à la légalité internationale" à travers "un soutien actif" aux efforts menant au respect du droit du peuple sahraoui à décider librement de son devenir.

La première conférence des villes européennes solidaires avec le peuple sahraoui, ouverte le 28 septembre dernier en Florence (Italie), à interpelé l'ONU pour qu'un référendum "juste et équitable" soit organisé au Sahara Occidental, condamnant les promoteurs de la troisième voie qui constitue, ont-ils soutenu, "la négation du droit à l'autodétermination". L'obejctif de cette conférence qui s'est tenue en présence de 250 délégués européens, tend à soutenir le référendum d'autodétermination et à rejeter "toute autre voie qui ne respecte pas le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance", rappelle-t-on. (SPS)

010/090/100 062038 oct 01 SPS

SPS 004
RASD/MAROC/EXACTION
Grève de la faim de 48 heures toutes les semaines du plus ancien prisonnier politique sahraoui au Maroc

Kenitra (Maroc), 06/10/01 (SPS) - Le plus ancien prisonnier politique sahraoui au Maroc, M. Sidi Mohamed Deddach, a decrété, depuis sa cellule dans le pénitencier de Kénitra, une grève de la faim de 48 heures, qu'il observera tous les lundi et mardi de chaque semaine, a-t-il annoncé dans une déclaration dont la SPS a reçu une copie. A travers cette action, M. Deddach vise à attirer l'attention de l'opinion publique internationale sur "les conditions inhumaines de ma détention que j'ai maintes fois dénoncées" et appelant à sa "libération immédiate‚" étant condamné et incarcéré "injustement" par les autorités d'occupation marocaines. "J'entends par ma grève de la faim périodique à réclamer la libération, sans condition, de tous mes compatriotes sahraouis détenus arbitrairement dans les geôles marocaines", a ajouté cet homme, devenu le symbole du combat pour la liberté, qui a été adopté par Amnesty International. Un comité de travail pour sa libération et celle de tous les prisonniers politiques a été créé le 9 septembre dernier à El-Aaiun, la capitale occupée du Sahara Occidental.

Dans cette même optique la campagne internationale menée par le Bureau Europeen pour le Respect des droits de l'Homme au Sahara Occidental (BERDHSO) continue à récolter davantage de signatures pour sa libération.

La mère de Deddach, N‚Guiya Bekay, avait appelé dernièrement de la wilaya de Dakhla (Campements de réfugiés) où elle habite, toutes les organisations internationales de défense de droits de l'homme à intervenir pour la libéreration de son fils. Deddach a été arrêté en 1976 au cours d'une tentative de fuite vers les camps de réfugués sahraouis.

Ayant essuyé un tir nourri à la mitraillette et aux armes lourdes, sa voiture avait pris feu. L'un de ses compagnons trouvera la mort sur le champs, alors que dix autres réussiront à rejoindre le Front Polisario. Deddach blessé, arrêté et jugé, sera condamné à mort par un tribunal militaire à Rabat en 1979.

Sa peine sera par la suite commuée à la prison à perpétuité, qu'il purge actuellement dans une cellule de trois mètres carrés au pénitencier de Kenitra, souffrant de plusieurs fractures des omoplates qui n'ont jamais été soignées depuis ses blessures en 1976, rappelle-t-on.

L'homme ne cesse d'observer des grèves de la faim pour attirer l'attention de l'opinion publique internationale sur son sort et sur celui de plusieurs de ses compatriotes qui continuent à gonfler les cellules des prisons marocaines à Marakech, Kénitra, Sough El Arboua, El Aaaiun, Inzegan. (SPS)

010/090/110 062154 oct 01 SPS

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