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RASD/ESPAGNE

Les associations de solidarité exigent une "action résolue" en faveur du référendum d'autodétermination

06.06.05

 

 

Madrid, 06/06/2006 (SPS) La Coordination étatique des associations espagnoles de solidarité avec le peuple sahraoui (CEAS-Sahara) a appelé, mardi, le Gouvernement espagnol à entreprendre une "action résolue" en faveur du référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, rappelant que l'Etat espagnol demeure responsable "historiquement et politiquement" de la décolonisation de ce territoire.

       

"Nous exigeons du gouvernement espagnol qu'il change de position, n'utilise pas le peuple sahraoui comme monnaie d'échange face à la pression que le Maroc exerce sur l'Espagne dans différents domaines, et qu'il entreprenne une action résolue pour que le processus de décolonisation du Sahara Occidental, interrompu en 1975, soit conclu de manière juste, à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination", a affirmé la CEAS-Sahara dans un communiqué.

       

Les représentants des associations de solidarité des diverses régions d'Espagne, réunis les 2 et 3 juin à Cordoue en assemblée générale, ont demandé, en outre, au gouvernement d'exiger du Maroc le "strict respect des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, particulièrement la résolution 1495, connue comme le Plan Baker II".        

       

Elles ont rappelé que "l'Etat espagnol continue à être, historiquement et politiquement, responsable de la colonisation souffert par le peuple sahraoui et des souffrances que durant 30 ans il a endurées".

       

La Coordination a observé que "l'on ne peut évoquer la recherche d'un dialogue et d'une solution négociée entre les deux parties, basée sur les droits du peuple sahraoui et les prétendus droits du Maroc sur le Sahara, parce que le Maroc, a-t-elle relevé, n'a aucun droit, conformément à l'avis de la Cour internationale de justice de La Haye et à l'ordonnancement juridique international sur ce processus de décolonisation".

       

"Seul le peuple sahraoui a le droit de décider du destin de ce territoire et nul ne peut usurper ce droit", affirme la Coordination.

       

La Coordination a dénoncé, d'autre part, l'accord de pêche "illégal" entre l'Union européenne et le Maroc qui inclut les eaux territoriales sahraouies, "objet de conflit et sur lesquelles le Gouvernement marocain n'exerce pas le statut de puissance administrante, selon le droit international", rappelle-t-elle.

 

La Coordination des associations espagnoles de solidarité avec le peuple sahraoui a rappelé encore dans ce contexte que "la Suède a refusé de cautionner le pillage des ressources naturelles" du peuple sahraoui.

      

Elle a dénoncé aussi l'attitude de la délégation du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme qui a visité récemment les territoires occupés du Sahara occidental et qui, a-t-elle estimé, "n'a pas accompli la mission d'observation qui lui incombait, en refusant de faire acte de présence dans les lieux où les droits de l'homme étaient violés".

       

La Coordination a tenu, par ailleurs, à remercier le peuple et le Gouvernement algériens pour la "position de défense et de solidarité avec la cause sahraouie" et l'Union africaine pour sa "reconnaissance et son appui à la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD)".       

 

Elle a salué le combat de Aminetou Haidar, Prix Juan Maria Bandres 2005 pour les droits de l'homme (qui lui a été décerné par la Commission espagnole d'aide au réfugié), en tant que "symbole de la résistance pacifique sahraouie dans les zones occupés du Sahara occidental".

       

La Coordination qui a exigé du Maroc la "cessation immédiate de la répression et le respect de la liberté d'expression et des droits de l'homme'', a appelé les Nations Unies à exiger de "l'occupant marocain l'ouverture du territoire et le libre accès des observateurs internationaux à la zone".

     

L'assemblée générale de la CEAS-Sahara a coïncidé avec le 30ème anniversaire de la constitution en Espagne, début 1976, du 1er groupe d'amis du peuple sahraoui. (SPS)

 

010/090/700 061732 jun 06 SPS

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SPS

RASD/FRANCE/ONU

Le Polisario "n'a jamais proféré de menaces" contre le contingent français de la MINURSO, affirme Ould Khadad

 

 

 

Chahid Hafed, 06/06/2006 (SPS) "Le Polisario n'a jamais proféré de menaces contre le contingent français de la MINURSO", contrairement aux informations rapportées  par l'agence officielle marocaine (MAP), a affirmé le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, Mhamed Khadad dans un point de presse ce mardi à Chahid Hafed.

 

Interrogé sur la position de Paris sur le conflit de décolonisation du Sahara Occidental, il a relevé qu'il est de notoriété publique que la politique française sur cette question, "constitue un véritable obstacle pour la paix et la stabilité dans la région à travers son alignement aveugle sur les thèses expansionnistes de Rabat".

 

Il a rappelé que Paris est "intervenu militairement dans le conflit à travers ses avions « Jaguar » qui ont bombardé les Sahraouis à travers son soutien logistique, économique, diplomatique, son savoir, technique et compétences militaires".

 

Le diplomate sahraoui a en outre relevé que "c'est le Gouvernement français a mis tout son poids de puissance membre du Conseil de sécurité pour empêcher ce dernier de mentionner, dans sa dernière résolution (28 avril 2006), les violations flagrantes des droits de l'homme au Sahara Occidental commises par les autorités d'occupation marocaines à l'encontre des populations civiles sahraouies sans défense".  

 

Pour M. Khadad, "un alignement aussi aveugle enlève à Paris toute crédibilité pour jouer un quelconque rôle dans la résolution pacifique du conflit".

 

A cet égard, M. Khadad a reconnu que partant des ces considérations le Polisario a toujours "exprimé des réserves vis-à-vis de la présence française au sein de la Minurso ", mais dément formellement que le Polisario ait exprimé de quelconques menaces contre le contingent français de la MINURSO. (SPS)

 

010/090/100 061851 jun 06 SPS

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RASD/MAROC/ONU

M. Khadad affirme que c'est Rabat qui bloque les visites entre familles sahraouies séparées par le mur

 

 

 Chahid El Hafed, 06/06/2006 (SPS) Le coordinateur avec la Minurso, Mhamed Khadad, a affirmé que "c'est plutôt le Gouvernement marocain qui bloque les visites entre les familles sahraouies séparées depuis plus de trente ans par un rempart militaire érigé par les forces d'occupation marocaines truffé de mines anti-personnels, de barbelés et gardé par plus de 120.000 soldats en arme".

 

"Les autorités coloniales marocaines n'ont pas respecté le programme et le calendrier établi par le HCR et accepté par les deux parties en février 2006 et essayent plutôt de le rajuster afin de réduire au minimum les visites de et à El Aaiun, théâtre d'affrontements sanglants entre manifestants pacifiques sahraouis et les forces d'occupation", a-t-il précisé au cours d'un point de presse à Chahid El Hafed.

 

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères marocain avait indiqué que le Polisario était à l'origine de la suspension depuis deux semaines des visites entre les familles sahraouies pilotées par le HCR et la Minurso dans le cadre d'un programme humanitaire tendant à organiser des rencontres avec des membres de la même famille séparés depuis plus de trois décennies à la suite de l'invasion militaire marocaine du Sahara Occidental.

 

Citant des "exemples de la mauvaise volonté marocaine et sa tentative de politiser cette initiative purement humanitaire",  M. Khadad a fait état du refus de Rabat de permettre à des activistes des droits humains de visiter leurs familles comme c'est la cas de Sidi Mohamed Dedeche, prix Rafto 2002 des droits humains.

 

Il a également indiqué que les autorités marocaines, "malgré la demande persistante du Polisario de faire profiter le maximum de personnes de ce programme, refusent toujours de porter leur nombre à 100 comme le veut le Polisario et ne veut aucunement dépasser le chiffre de 28 personnes".

 

Il a en outre souhaité que "les efforts en cours du représentant spécial du Secrétaire général et du HCR permettent de débloquer l'impasse créée par le Maroc", formulant l'espoir que la reprise des visites "intervienne le plutôt possible et  profite au maximum de postulants". (SPS)

 

010/090/000 061850 Jun 06 SPS

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