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SAHARA OCCIDENTAL/MAROC/RESOURCES NATURELLES/PILLAGE
Un Observatoire international dénonce le renouvellement par la compagnie Kerr-McGee de son contrat de prospection pétrolier avec Rabat

06.05.05



ِِِOslo, 06/05/2005 (SPS) L’Observatoire des Ressources du Sahara Occidental (WSRW) a dénoncé jeudi le renouvellement par la compagnie pétrolière américaine Kerr-McGee, hier, de son contrat avec Rabat portant sur la recherche de pétrole en mer au large des territoires occupés du Sahara Occidental jusqu'au 29 octobre 2005 prochain, a indiqué un communiqué rendu public par l’Observatoire le même jour.

Le WSRW, qui est une coalition internationale regroupant une vingtaine d'organisations de 20 pays des quatre continents, a dénoncé la décision prise par la compagnie, appelant "tous les actionnaires de Kerr-McGee à se défaire immédiatement des titres de cette société américaine, qui fait passer les bénéfices avant les principes et sabote directement le processus de paix de l'ONU au Sahara Occidental," a ajouté le texte.

L'Observatoire "invite également tous les bureaux-conseil en investissements éthiques à revoir leur évaluation de Kerr-McGee à la lumière de cette décision," soulignant que "les activités de Kerr-McGee sont incompatibles avec le droit international".

Le WSRW a rappelé que suite à la campagne menée par ses militants, visant à faire sensibiliser l’opinion publique internationale sur la question, "le Fonds norvégien du pétrole a annoncé (le 4 mai dernier) sur les ondes de la radio Norwegian Broadcasting Corporation qu'il envisage de vendre ses participations à KMG", sachant que ce fonds détient des actions dans la compagnie estimées à une valeur de plus de 31 millions de dollars.

"Le gestionnaire norvégien de fonds de placements Skagenfondene, un autre grand actionnaire - s'est déjà débarrassé de ses 100.000 actions, au prix d'une perte de deux millions de dollars, considérant cet investissement comme trop risqué, vu l'image  négative de Kerr-McGee", a en outre indiqué le communiqué.

"Le pillage des hydrocarbures du Sahara Occidental par le Maroc est immoral et illégal", tant que le territoire n’est pas décolonisé conformément aux résolutions pertinentes, et de ce fait, "les activités de Kerr-McGee sont incompatibles avec le droit international", a souligné le communiqué.

Pour sa part, M. Erik Hagen, coordinateur international de WSRW, a déclaré que sa coalition international est décidé a entreprendre des mesure légales contre la compagnie, ajoutant qu’il est certain "que les mesures que nous envisageons conduiront KMG à se retirer en tant que dernière compagnie pétrolière opérant encore au Sahara Occidental".

La coalition avait déjà entrepris des campagnes réussis contre d’autres parties, notamment les compagnies séismiques TGS-NOPEC de Norvège et Fugro de Hollande, qui se sont vu forcé d’abandonner leur investissement illégale dans le Sahara Occidental.
En novembre dernier, la compagnie pétrolière française Total a cessé ses activités au Sahara Occidental, suite à la campagne internationale menée conjointement par l'Observatoire des Ressources du Sahara Occidental et le Front Polisario contre elle, a-t-on indiqué.

Kerr-McGee est maintenant la seule compagnie étrangère à oeuvrer encore dans le territoire, ce qui démontre que la compagnie américaine "est déterminé à profiter de l'occupation illégale du Sahara Occidental par Maroc et ne craint pas de bafouer le processus de paix de l'ONU et les droits des Sahraouis", a regretté M. Hagen. (SPS)

060/090/000 061227 MAI 05 SPS
 

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TERRITOIRES OCCUPES/RESISTANCE/ MEDIAS
Ali Salem Tamek: l’indépendance nationale et l’existence sur le territoire national de la République sahraouie sont les revendications de tout sahraoui




ِِِ
Genéve, 06/05/2005 (SPS) Texte intégral de l’interview cédée par l’Activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek, au journal mensuel suisse, Mundo Hispanico, dans son édition du mois de mai.

" MUNDO HISPANICO- Interview : Ali Salem Tamek
1. Identité / Origines/ Parcours.
 
Les données qui suivent sont confirmées : Né à Assa (au sud du Maroc) 24 décembre 1973, au sein d’une famille sahraouie. L’intéressé est établi à El Aiun, capitale du Sahara Occidental. Emprisonné 4 fois au Maroc –1993, 1996, 1997 et 2002- déportation forcée  02 fois à l’intérieur du Maroc (d’Assa – Tiznit  / Assa –Mekness-.Menzah), 17 grèves de la faim, détenteur d’un passeport marocain, père d’une fille, « Thaoura »  née le 30/09/2000, et dont les marocains ont refusé l’inscription dans le registre civil en raison de son nom qui signifie « révolution ». Défenseur de l’application des droits de l’homme dans les territoires du Sahara Occidental et fervent défenseur du référendum en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui.

 Vous n’aviez pas encore deux ans lorsque s’est déroulée, le 6 novembre 1975 la « marche verte » et que l’Espagne, une semaine après à travers les accords de Madrid qui cédait le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie.
1-Question : Comment se sont forgés vos liens avec la cause sahraouie ?

Réponse Ali Salem Tamek : Par rapport aux données à confirmer, je voudrai vous informer par rapport à mon passeport que cela ne signifie pas pour autant que je sois marocain. L’ensemble des sahraouis, dans l’attente de l’Etat indépendant, sont détenteurs de passeports algériens, espagnols, mauritaniens ou autres. Lors de mon enfance on m’a raconté pas mal de choses sur les atrocités innommables qui ont accompagné l’annexion et l’occupation de mon territoire par l’armée marocaine y compris la tentative d’annihiler mon peuple. On m’a surtout parlé de mon oncle, Lahcène Tamek, martyr de la guerre de libération, et connu dans les Campements de réfugiés sahraouis sous le nom de Houssein Tamek, (un complexe porte aujourd’hui son nom dans ces mêmes campements), ainsi que d’autres membres de ma famille qui ont rejoint dès les premières années la lutte armée. Tout cela m’a marqué de manière très forte, d’ou les liens très forts qui se sont tissés d’eux mêmes, et qui se sont fortifiés au fil des années. C’est surtout avec l’âge et l’expérience que je me suis rendu compte de l’ampleur du drame vécu par mon peuple. Les emprisonnement à répétition, les déportations à l’intérieur du Maroc que j’ai vécues amèrement,  mon travail dans diverses associations ont développé en moi ce sentiment, cette impérieuse nécessité de souder davantage mes liens avec la cause sahraouie.

2- Question : Quelles sont vos revendications aujourd’hui ?

Réponse Ali Salem Tamek : Ma revendication essentielle est celle du peuple sahraoui, notamment l’indépendance nationale et l’existence sur le territoire national de la République sahraouie qui a tous les attributs du développement, du progrès et de la démocratie. En plus de cela, notre mouvement, le Front POLISARIO a, en  août 1988 conclu un accord avec le Royaume du Maroc prévoyant l’organisation d’un référendum dont l’objectif est de permettre au peuple sahraoui d’exprimer librement son droit inaliénable à l’autodétermination. Les options définies étaient soit l’indépendance, soit l’intégration. Le Maroc a entravé ce référendum et continue de le faire.
 
3- Question : Sont elles identiques /différentes de celles du Front POLISARIO ?

Réponse Ali Salem Tamek : Mes revendications vont de pair avec celles formulées par le Front POLISARIO,  dans le sens ou nous partageons  les mêmes rêves, les mêmes espoirs, les mêmes idéaux. Ceux qui permettront à notre peule de jouir, à l’instar des peuples du monde de son droit à l’existence, à la liberté, à l’indépendance.

4- Question : Pour quelles raisons avez- vous été emprisonné à trois reprises au Maroc ?

Réponse Ali Salem Tamek : J’ai connu la prison à quatre reprises, notamment  après mes tentatives répétées de rejoindre les rangs du Front POLISARIO. Une première peine de 5 ans m’avait été affligée. Ces dernières années, les autorités marocaines n’avaient pas arrêté de me harceler en raison, pensaient-elles,  de  mon appartenance à l’organisation interne du Front POLISARIO, et notamment à la  direction de la section du Martyr Hamdi Bouzeid.  En 2002,  les chefs d’accusation portés contre moi tournaient autour d’une prétendue atteinte à la sécurité de l’Etat. Une amende  de 1000 euros avait été requise.

5- Question : Pensez-vous que le roi Mohamed VI oriente le Maroc sur des voies démocratiques ?

Réponse Ali Salem Tamek : Vous devez savoir que toute démocratie qui ne respecte pas le droit d’un peuple à l’autodétermination sera complètement  vouée à l’échec. Donc, tant que le Maroc continue de confisquer le droit à l’existence du peuple sahraoui et réprime son propre peuple, privé lui aussi de son droit  à la liberté, il n y a pas lieu de parler de démocratie, ni d’orientation vers des voies démocratiques.

6- Question : Comment expliquer-vous qu’il ait pu gracier un prisonnier politique tel que vous ?

Réponse Ali Salem Tamek : Gracier un prisonnier politique est un droit que l’on peut utiliser surtout quand l’on veut remédier à une situation antérieure.  En ce qui me concerne, je n’ai a aucun moment sollicité une grâce quelconque car je ne pense pas avoir commis un délit qui mérite que l’on me gracie. Aussi, il faut souligner que la pression des organisations internationales et celle des  organisations marocaines a  largement contribué à ma libération.

7- Question : Quelles sont les conditions d’emprisonnement au Maroc ?

Réponse Ali Salem Tamek : Au Maroc les conditions de détentions sont extrêmement difficiles. Il n y a qu’à lire les publications ou  entendre  les témoignages des morts-vivant sortis par miracle des  innombrables  mouroirs pour se rendre compte que les conditions de détention au Maroc sont  parmi les plus rudes au monde, sans parler bien entendu des fosses communes..

8- Question : Vous considérez-vous un homme libre ? Vous sentez-vous contrôlé, manipulé ?

Réponse Ali Salem Tamek : A l’instar de mes compatriotes, je  suis constamment l’objet de filatures, de harcèlement, d’intimidation. Une vaste campagne marocaine de dénigrement est orchestrée actuellement à mon encontre.

9- Question : Avez-vous un jugement à porter sur la presse marocaine.

Réponse Ali Salem Tamek : Hormis quelques titres que l’on compte sur le bout des doigts, la presse marocaine est sous les ordres. La diffamation est monnaie courante chez la presse marocaine. La presse marocaine à les boulets aux pieds et le régime l’instrumentalise à sa guise. Elle essaie, ces jours-ci  de diaboliser Ali Lemrabett,  un journaliste de renom au Maroc, interdit d’exercer dans son pays pendant 10 ans pour avoir dit que les réfugiés sahraouis étaient libres de leurs mouvement et ne sont donc pas des séquestrés comme l’affirme le régime marocain.  Cette même  presse mène à mon encontre  une campagne sans précédent proférant des menaces d’expulsion voire  de mort.

10 Question : Depuis quelques temps vous voyagez beaucoup, vous faites la une des journaux. Cette médiatisation correspond t-elle à une nouvelle stratégie du Front POLISARIO  en vue d’une meilleure défense de la cause sahraouie ?

Réponse Ali Salem Tamek : Cette  visite est la seconde en Europe, et s’inscrit en premier lieu dans le cadre de contrôles médicaux consécutifs aux séquelles de la  période que j’ai passé  dans les prisons. Mais l’opportunité m’a été donnée aussi, pour prendre contact avec les organisations internationales et les médias et  expliquer à l’opinion  la détérioration de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental. Aussi, j’essaie de faire connaître à l’opinion internationale la vérité, telle que vécue au quotidien dans les territoires sous occupation marocaine.

11- Question : Quel et le but de votre présence à Genève ? qui pensez-vous rencontrer ?

Réponse Ali Salem Tamek : Ma présence à Genève s’inscrit dans le cadre de prise de contacts avec plusieurs organisations qui militent pour les droits de l’homme. J’aurai bien aimé participer à la 61ème session de la Commission des droits de l’homme qui vient d’achever ses travaux à Genève. Le Bureau international pour le respect des droits de l’homme (BIRDHSO) et l’Association des Familles de prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) m’ont organisé une rencontre avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, rencontre qui a permis de l’éclairer sur la situation des droits l’homme au Sahara Occidental. J’ai eu aussi l’occasion de prendre contact avec l’organisation mondiale contre la torture (OMCT) et quelques organes  de presse locaux .

12- Question : Dans quelle situation vivent aujourd’hui les sahraouis du Sahara Occidental ?

Réponse Ali Salem Tamek  Si vous parlez des populations sahraouies vivant dans les Campements de réfugiés, leur situation n’est pas reluisante. Elles vivent dans des conditions d’exil très pénibles et cela a été corroboré dernièrement aussi bien par le Parlement européen que par le Secrétaire général des Nations Unies dans son rapport du 19 avril courant sur la situation du Sahara Occidental. Par rapport, aux populations vivant dans les territoires occupés du Sahara Occidental, elles ne jouissent d’aucun droit. Le territoire dans lequel ils vivent est quadrillé en permanence. C’est un territoire totalement assiégé, coupé du monde extérieur. Et le comble c’est que dans un pays très riche comme le Sahara Occidental, les populations sont démunies et vivent dans la pauvreté la plus extrême. En dépit de l’avis,  émis le 29 janvier 2002 par M. Hans Correl, Conseiller juridique des Nations Unies, le Maroc continue de brader impunément les richesses du pays.

13- Question : Une reprise de la confrontation armée est-elle envisageable si la situation ne se débloque pas ?

Réponse Ali Salem Tamek : Face à l’entêtement du Royaume du Maroc et à ses tentatives d’ériger toutes sortes d’obstacles devant la tenue du référendum d’autodétermination, le retour à la guerre est inéluctable. Une situation de ni paix, ni guerre qui dure depuis 14 ans, c’est une première dans les annales de l’histoire. Elle a donc, par la seule faute de la position négative du Maroc,  engendré la déception, la frustration au sein d’une frange  importante de la population, notamment les jeunes qui ne demandent  qu’un retour imminent aux armes pour en découdre une fois pour toutes avec un pays qui ne veut pas la paix.  La déclaration faite dernièrement par l’un des dirigeants du Front POLISARIO, M. Mhamed Khadad Coordonnateur avec la MINURSO va d’ailleurs dans ce sens.

14- Question : Que pensez-vous des chances du Plan Baker II (qui propose une autonomie sahraouie intégrée dans le Maroc et un référendum après 5 ans) Est-ce la solution pour faire avancer le processus ? Ce plan a t-il une chance d’aboutir sur l’autodétermination du peuple sahraoui ?

Réponse Ali Salem Tamek :  En dépit de l’acceptation du Plan Baker par la direction du Front POLISARIO la majeure partie du peuple sahraoui aussi bien dans les Campements de réfugiés que dans les territoires sous occupation marocaine rejettent sans ambages le dit Plan. L’acceptation de ce Plan répond au fait que, au bout de 03 ou  04 années d’autonomie, l’on procédera à la mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination, et partant contribuer à trouver une solution définitive à ce long conflit. Nonobstant, le fait que le Plan Baker épouse à 80% les thèses marocaines, le régime marocain a refusé, comme à l’accoutumée, le dit Plan. Ce qui démontre on ne peut clair le manque de volonté politique.

15- Question : Que pensez-vous de la position de l’Espagne dans ce conflit ? Cette position vous semble t-elle avoir changé ou évolué avec le changement de gouvernement en Espagne, en mars 2004 ?

Réponse Ali Salem Tamek : L’histoire a enregistré un fait indéniable : Le Sahara Occidental a été colonisé par l’Espagne officielle  qui a légué le territoire et son peuple au Maroc. Elle a donc la responsabilité historique et morale, la responsabilité également du drame vécu par ce peuple depuis trente ans. Le  gouvernement Aznar  avait au moins une position objective mais celui de Rodriguez Zapatero s’aligne malheureusement sur celui du Maroc. L’on a pu constater cela à travers plusieurs déclarations qui confortent la thèse marocaine. Pour faire diversion et entretenir le flou autour de leur position, les responsables espagnols actuels ont organisé des rencontres avec certains responsables du Front POLISARIO, rencontres  qui n’ont pas l’impact souhaité, notamment sur le terrain  ce qui s’explique aisément par le manque de crédibilité.

En évoquant la position espagnole, je ne pourrai que rendre ici  un hommage mérité à la société civile dans ce pays qui a de tous temps donné une impulsion nouvelle  à l’élan de solidarité et ce, au niveau international.  L’histoire retiendra, également  la position courageuse de cette société vis à vis du peuple sahraoui.

16- Question : Que diriez-vous au Président espagnol Rodriguez Zapatero si vous veniez à le rencontrer ?

Réponse Ali Salem Tamek: Je lui dirai que l’Espagne à la responsabilité politique dans le calvaire du peuple sahraoui, et est donc sollicitée plus que jamais pour remédier à cette situation dont elle est incontestablement à l’origine.

Et au Roi Mohamed VI ?

Réponse Ali Salem Tamek  Et s’il m’arrive de rencontrer le Roi Mohamed VI du Maroc, je lui dirai que l’intérêt et la raison dictent au  peuple sahraoui, au peuple  marocain, ainsi qu’aux peuples  Maghrébins de trouver une solution juste et démocratique qui permet au peuple sahraoui d’exercer librement son droit à l’autodétermination, et partant l’avènement d’une paix durable, condition essentielle pour le progrès et le développement de cette partie de l’Afrique.

17- Question : Pensez-vous pouvoir vivre un jour  libre   et indépendant sur les territoires de l’ex-Sahara espagnol ?

Réponse Ali Salem Tamek : Je ne le crois pas seulement, j’en suis  certain comme l’est le peuple sahraoui que nous allons vivre heureux, libres et indépendants dans notre pays, le Sahara Occidental." (SPS)

060/090/000 062030 MAI 05 SPS





SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/MONSONGES DU MAKHZEN
La famille Tamek nie toute relation avec un communiqué utilisé par la MAP dans sa compagne contre Ali Salem Tamek




ِِِEl Aaiun (territoire occupé), 06/05/2005 (SPS) La femille Tamek a "catégoriquement" démenti la véracité du communiqué utilisé le 3 mai dernier par la presse marocaine dans sa nouvelle campagne contre l’activiste sahraoui des droits humains et ex-prisonnier politique, Ali Salem Tamek.

70 membres de la famille Tamek ont en effet signé un communiqué, rendu publique vendredi, pour condamner l’utilisation du nom de la famille pour "semer la zizanie et la discorde au sein de la famille, et cherchant à l’entraîner dans la conspiration contre l’un de ses meilleurs fils en l’occurrence Ali Salem Tamek."

Les autorités marocaines avaient entamé, mardi dernier à travers la presse du pouvoir, une nouvelle campagne de dénigrement contre M. Ali Salem Tamek, utilisant un prétendu communiqué signé, selon l’agence de presse marocaine, MAP, par les membres de la famille Tamek.

La MAP, portale principale de la propagande coloniale marocaine, n’a pas manqué d’utiliser tous les qualificatifs de ségrégation imaginables contre l’activiste, commençant par le sommer de "traître" et "renégat", passant par prétendre que sa famille l’a banni du milieu familiale, et allant jusqu’à appeler à l’exclure "de l'unité familiale, tribale et nationale."

La SPS publie ci-dessous le texte intégral du communiqué de la famille TAMEK avec la liste des signataires :

"
Communiqué

La MAP  a publié  le 3 Mai sur son site Internet un communiqué dont les auteurs  usant du nom de la famille Tamek prétendent condamner Ali Salem Tamek au nom de celle-ci. Ce que nous membres de la famille, sous signataires, démentons catégoriquement et considérons une telle initiative comme étant nul et non avenue. Il s’agit en effet là d’un acte de basse manœuvre, qui n’engage que ses auteurs, n’en déplaise à certains, et qui ne peut en aucun cas, être imputé à notre famille.

Nous rejetons ce genre de tentatives visant à semer la zizanie et la discorde au sein de la famille, et cherchant à l’entraîner dans la conspiration contre l’un de ses meilleurs fils en l’occurrence Ali Salem Tamek.

Cette démarche ficelée, à l’instar des précédentes a été concoctée dans les officines du Makhzen et à son instigation, par ses sbires. Des agents de partis politiques et autres sont instrumentalisés dans le cadre de campagnes racistes et chauvine. L’objectif du Pouvoir est évident : discréditer Ali Salem et l’empêcher d’exercer ses droits légitimes à notamment la liberté d’opinion,  celle de  mouvement. Et pour ainsi dire le priver de ses droits d’activiste des droits de l’homme et ses droits associatifs…etc.

Nous dénonçons donc ces campagnes téléguidées contre notre fils Ali Salem Tamek, et ne permettons pas à quiconque de le vilipender, ni à certains de vouloir exploiter l’épreuve des autres pour parvenir à leurs vils desseins ; engranger les dividendes de leur lâcheté, avec le sang des autres, sur le compte d’êtres humains qui souffrent dans leur chair et leur dignité,  lesquels nous sont, du reste, très chers Sachant que Ali Salem Tamek souffre de maladies chroniques en raison du traitement inhumain que lui ont fait subir l’Etat  Marocain durant ses emprisonnements successifs, et que nous rendons comptable de tout ce qui peut porter atteinte a Ali Salem Tamek et à sa vie.

Nous rappelons que c’est ce même Etat qui est le responsable de la mort du martyr Lahcen Tamek assassiné à Rabat le 21 Mai 1977.


Les signatures des membres de la grande famille de TAMEK Ali Salem :


CIN

Nom complet

CIN

Nom complet

JA 746

   Fnina TAMEK

JA108271

Jamal TAMEK

J 145449

 Khrissa HNANE

JE14257

Aaguida BLAL

JA 36370

Fatma TAMK

JA36351

Zaha TAMK

JA91374

Maryam TAMK

JA 36351

Zaha TAMEK

JA 117971

Soumaya TAMEK

JA67022

AGHARAS Ahmed Salm

Sans

Oulaya TAMEK

JA120211

Tawfik TAMEK

JA 113635

Rajaa TAMEK

JA7363

Khadijatou TAMEK

JA 33562

Mohammed TAMK

JA892

Lbatoul TAMEK

JZ 81

Aabid TAMEK

JA124996

Zahra TAMEK

JA 55688

Ali TAMK

JA100668

Said TAMEK

JA 81612

Mustapha TAMK

JA90009

Khallihnna TAMEK

JA 69801

Bchra TAMK

JA103345

Bchra TAMEK

JA 140501

Salma TAMEK

JA146876

Aayada TAMEK

JA 113654

Youcef TAMK

JF 31640

Najat TAMEK

JA 25639

Tawfa AYOUB

JA111989

Zahra TAMEK

JA 12642

Dallou TAMEK

JA9710

Soukina TAMEK

JA 48011

Fala TAMEK

JA66542

Abdallah TAMEK

JA 6927

Salka TAMEK

J148146

Soukina TAMEK

JA 17003

Zahra TAMEK

JA62313

Laila TAMEK

JA 15294

Ahmed TAMEK

JA112912

Rabiaa TAMEK

JA 56063

Lbatoul TAMGDI

JA102597

Naima TAMEK

JA 36633

Laila TAMEK

JE145918

Omar TAMEK

JA 56143

Zaha TAMEK

JA71999

Naima TAMEK

JF 31640

Zahra TAMEK

JA 64635

Hamma JADDAD

JA 82612

Rachid TAMEK

JA 55812

Naama JADDAD

JA 82878

Mstapha KAYOUB

Sans

Gbaila TAMEK

JA 101578

Chrifa KAYOUB

JA 64339

Zahra KAYOUB

JA 78103

Hafida KAYOUB

JA 21960

Khdaima KAYOUB

JA 30457

Aicha KAYOUB

JZ 166

Saida KAYOUB

JA 83350

Mahjouba TAMEK

JA 84727

Izzana BOUGHARAS

J 148014

Lkawria TAMEK

JA 33544

Lhoucine LIDDRI

JA 56662

Khadija LIDDRI

JA 55366

Khadijatou AGHARAS

JA 38865

Aicha JAMAL

JA 51734

Jamal TOUDA

JA 84638

Lwafi TAMEK

JA 45072

Mohamdmbark TAMEK

JA 66542

Abdelmalek TAMEK

JA 800005

Najat JAMAL



(SPS)

060/090/000 062110 MAI 05 SPS

 

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SPS
RASD/CONDOLEANCE
Le Président de la République porte le Gouvernement marocain pour responsable du decés du symbole de la résistance sahraoui "El Wali Babeit"




ِِِChahid El Hafed, 06/05/2005 (SPS) Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, a porté, jeudi, le Gouvernement de Rabat pour responsable du décès du "père nationaliste et militant sahraoui, El Wali Ould Babeit," le 3 mai dernier, "en conséquence de ses blessures après le coup en traître qu’il a reçu à la fin de l’an dernier, de la main d’un colon marocain".

Présentant ses condoléances au peuple sahraoui et à la famille du défunt, dans une lettre de condoléances, dont une copie est parvenue à SPS, le Chef de l’Etat a dénoncé "cet assassinat du père et militant sahraoui, El Wali Ould Babeit," tenant le Gouvernement marocain pour responsable de ce crime puisque elle n’a jamais essayé d’arrêter le criminel ni le punir, a-t-il souligné.

"Le défunt qui a aussi subit les sévisses de la détention pendant 16 ans, a toujours été un symbole de résistance et un exemple pour ses camarades, qu’il n’a cessé de protéger et de défendre dans les prisons secrets marocains de Agdez et Kalat Maguna", rappelle le texte.

Né en 1919, le défunt est l’une des figures emblématique de toute l’ère de la résistance sahraoui. Il a été l’un des hommes qui ont toujours été présent pour défendre leurs pays contre les différentes forces colonisatrices.

En 1975, et dès l’invasion militaire marocaine du territoire sahraoui, le grand résistant a été arrêté par les forces armées marocaines et a eu a vivre la détention jusqu’à l’an 1991, date de sa libération avec des centaines de ses compatriotes sahraouis.

En 2004, un colon marocain a attaqué le défunt en traître avec un bâton, lui causant des blessures très graves dans la tête, ce qui l’a conduit en hôpital pour une longue période. Les autorités coloniales marocaines n’ont rien entrepris pour arrêter le criminel. (SPS)

060/090/000 062230 MAI 05 SPS  

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