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RASD/TERRITOIRES OCCUPES/VISITES

Arrivée du premier groupe de Sahraouis en provenance d’El Aaiun

05.03.04

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Chahid El Hafed, 05/03/2004 (SPS) Le premier groupe des Sahraouis, en provenance d’El Aaiun, est arrivée cet après midi après un retard de deux heures, causé par les formalités marocaines à l’aéroport de la capitale occupée du Sahara occidental, a constaté SPS.

Elles sont 19 personnes à faire ce premier déplacement vers des parents ou des familles qu’elles n’ont pas revu depuis 28 ans, ou des enfants qui ne connaissent même pas leur père, mère ou aïeux pour s’être séparés par l’invasion militaire marocaine de leur territoire et son annexion en 1975.

Interrogés à l’aéroport, plusieurs d’entre elles ont exprimé un grand soulagement de pouvoir enfin retrouver les leurs, exprimant l’espoir que cette initiative profite à tous les autres Sahraouis.

L’émotion des retrouvailles est à son paroxysme au sein des familles qui pour la plupart s’interrogent sur les noms de leur lignage, qu’ils ne reconnaissent pas. Les amis, les voisins et presque tout le quartier s’était agglutiné devant les tentes des hôtes pour "les saluer et leur exprimer notre solidarité avec le combat héroïque qu’ils mène contre l’occupant", a déclaré à SPS Mariem, une voisine de la famille El Kori à la wilaya de Smara.

Un groupe de 21 personnes se trouve depuis quelques heures à El Aaiun au sein de leurs familles dans le cadre des mesures de confiance entre les parties, prônées depuis 2000 par l’ONU et que le Maroc a toujours refusé.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, a été envahi en novembre 1975 par les forces armées marocaines qui en occupent les principales villes. Le Maroc a construit autour des ces villes un mur de défense long de plus de 20.000 Km, défendu par plus de 120.000 soldats et autant d’armement lourd, des millions de mines et des milliers de blindés, rappelle-t-on.

Des familles séparées par ce mur bénéficient aujourd’hui de cette initiative humanitaire de l’ONU devant permettre à plus de 165.000 réfugiés d’échanger des visites avec leur famille dans les territoires occupés.

Pour l’instant, le Maroc n’a permis qu’aux habitants d’El Aaiun de s’inscrire auprès du HCR, chargé de l’opération, alors que le Front Polisario a ouvert tous les camps de réfugiés aux fonctionnaires de l’organisation pour distribuer les formulaires de demande de visite. (SPS)

010/090/000 051836 mar 04 SPS

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Arrivée du premier groupe de Sahraouis en provenance d’El Aaiun

05.03.04

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Chahid El Hafed, 05/03/2004 (SPS) Un premier groupe de 21 Sahraouis a quitté les camps de réfugiés ce vendredi en direction d'El Aaiun, la capitale occupée de la RASD, dans une visite à leurs familles, la première de son genre depuis l'invasion militaire marocaine du territoire sahraoui et son occupation en 1975.

Le vol retour devant emmener les Sahraouis sous l'occupation en visite dans les quatre camps de réfugiés, est attendu vers 14 heures (GMT+1), a annoncé le responsable du HCR à Tindouf.

Séparées depuis trois décennies de leurs parents par un mur de défense de plus 2000 Km, ces femmes et ces hommes vont se retrouver pendant cinq jour grâce aux efforts de l'ONU qui a réussi à persuader le Maroc d'accepter ces échanges de visites dans un but purement humanitaire.

''L'émotion est très grande'', a déclaré à SPS l'un des voyageurs, soulignant qu'il éprouve ''une joie partielle'' de revoir son père et sa mère, en âge très avancé et très malades, parce que, ''la joie ne peut être totale qu'avec le parachèvement de notre indépendance nationale sur toute l'étendu de notre territoire'', a-t-il ajouté.

Très excitée par les retrouvailles avec sa mère, une femme qui avait amené ses deux enfants avec elle, arrive à prononcer quelques mots par lesquels elle maudit ''le colonialisme marocain et tout le lot de malheurs qu'il a charrié avec lui pour notre peuple et notre territoire''.

Interrogé s'il a l'intention de rester à El Aaiun après la visite , un ancien combattant, blessé à la main droite, s'est montré offensé par cette question.

''Je n'ai pas lutté tant d'années pour venir me jeter aux pieds des colons. Je fais le voyage pour voir mes parents, une dernière fois peut être, avant que le destin ne me les enlève, mais j'y retournerai le jour de l'indépendance pour m'y fixer cette fois'', a-t-il précisé.

Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (UNHCR), a distribué des laissez passer aux voyageurs, auxquelles des garanties nécessaires pour leur sécurité et leur libre déplacement, sont assurées par l'ONU.

Le Maroc n'a accordé la permission qu'aux habitants d'El Aaiun, la capitale occupée de la RASD, alors que le Front Polisario a annoncé que les formulaires sont accessibles depuis quelques jours à tous les citoyens dans les camps de réfugiés, pour leur enregistrement direct par les fonctionnaires du HCR, a-t-on indiqué.

L'organisation onusienne a distribué une note expliquant les conditions que doivent remplir les postulants à ces déplacements. Les parents directs (père, mère, époux, épouse, fils, filles, soeurs et frères) sont les seuls acceptés et les visiteurs seront convoyés par le HCR à leur lieu de destination à travers des avions de l'ONU et par les voitures de l'Organisation dans les villes occupées et dans les camps de réfugiés.

Le HCR met également à la disposition de ces personnes, qui se déplaceront tous les vendredis de la semaine pour revenir les mercredis de la même semaine, des numéros de téléphone pour le contacter en cas de besoin, a-t-on précisé.

Le Front Polisario avait annoncé qu?il ''accueille favorablement cette initiative onusienne'', en ce sens que ''cette initiative humanitaire permettra à des familles séparées par le mur de la honte depuis plus d'un quart de siècle de se retrouver ne serait-ce qu'un laps de temps''.

''Un autre aspect, et pas le moindre, ces visites contribueront à démentir la propagande du Gouvernement marocain, axée sur ce qu'il appelle la séquestration des réfugiés sahraouis'', a relevé la même source, estimant qu'elles (visites) ''permettront de dévoiler le véritable visage de l'occupation marocaine, qui maintient le territoire sahraoui sous le joug colonial''.

''Les véritables séquestrés sont ceux qui croupissent depuis 28 ans dans des villes maintenues en états de siège permanents et interdites aux médias étrangers, observateurs et autres ONG indépendantes'', a ajouté la même source.

Pour le Front Polisario ces mesures de confiances doivent être un prélude à l'ouverture du territoire sahraoui pour permettre aux observateurs internationaux indépendants de s'informer d'eux même sur place sur ''le climat de terreur et de répression qui règne dans les territoires occupés du Sahara occidental, ainsi que des difficiles conditions de vie imposées à nos citoyens sous l'occupation''.

Toutefois, le Front Polisario souhaite que cette initiative ''constitue un pas vers la solution juste, définitive et durable du conflit, qui passe inévitablement par l'organisation d'un référendum d'autodétermination libre,
juste et transparent sous les auspices de l'ONU, à même de mettre fin à la tragédie du peuple sahraoui et d'instaurer un climat de paix et de stabilité, bénéfique à tous les peuples de la région.

Le Maroc qui a envahi et annexé le Sahara occidental a construit pour les circonstances un mur de défense de plus de 2.000 Km, truffé de mines, de chars blindés et d'armement lourd, gardé par plus de 120.000 soldats. (SPS)

010/090/000 051129 mar 04 SPS

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