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MAROC/SITES INTERNETS SAHRAOUIS/CENSURES/RSF

Reporters sans frontières dénonce la censure par le Maroc des sites sahraouis
 

04.12.05


Rabat, 04/12/2005 (SPS) Reporters Sans Frontières (RSF) a dénoncé la censure par le Maroc des sites sahraouis et a demandé aux autorités marocaines de débloquer tous les sites traitant de la question sahraouie en ligne, estimant que cette décision de Rabat constitue une grave atteinte à la liberté d'_expression.

"Le filtrage d'un site Internet ne devrait pouvoir être décidé qu'à l'issue d'un procès équitable. Interdire une publication en ligne par simple décision administrative constitue une atteinte grave à la liberté d'_expression", a déclaré l'organisation dans un communiqué publié vendredi, qui "dénonce cette censure et demande le déblocage de l'ensemble des publications en ligne traitant du Sahara occidental".

"Reporters sans frontières a pu vérifier que les sites arso.org, cahiersdusahara.com, cahiersdusahara.com, wsahara.net et spsrasd.info sont inaccessibles au Maroc depuis le 21 novembre", a constaté l'organisation.

"Ces sites dénoncent la domination marocaine sur le Sahara occidental et encouragent l'organisation de manifestations, mais ils n'appellent pas à la violence", a-t-elle précisé, ajoutant que "ARSO avait diffusé sur son site, en septembre, les photos de prisonniers sahraouis détenus dans des conditions extrêmement difficiles à la prison d'El Aaiun".

Le Sahara Occidental est soumis depuis son invasion militaire marocaine en 1975 à un blocus médiatique et sécuritaire et récemment à un état de siège permanant. Les seules informations qui filtraient du territoire colonisé parviennent de quelques internautes ou de téléphones cellulaires, que les autorités coloniales ont bloqué maintenant.
"Silence, on tue", avait commenté un observateur.(SPS)

010/090/666 041050 dec 05 SPS

 

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SPS
RASD/BELGIQUE

L'ONU et Amnesty international réfutent les thèses de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental
 

 

 

Bruxelles, 04/12/2005 (SPS) La représentation de l'ONU auprès de l'Union européenne et Amnesty Internationale-Belgique ont réfuté, jeudi à Bruxelles, les thèses de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental d'un point de vue de la légalité internationale et historique, a rapporté l'Agence de presse algérienne, APS.

 

Intervenant au cours d'une journée d'information organisée par  "Pax Christi Wallonie-Bruxelles", une organisation catholique Belge oeuvrant pour la paix dans le monde et la résolution politique des conflits, M. Jean-Luc Onkelinx de la représentation de l'ONU, en a fait la démonstration du point de vue des Nations unies pour qui la question sahraouie relève du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, dans le cadre de la légalité internationale.

 

Aussi, du point de vue de l'ONU, seul le processus d'autodétermination du peuple sahraoui conformément à la résolution 1514 des Nations unies, est-il de nature à mettre un terme au conflit.

 

Le représentant du Polisario en Europe, Mohammed Sidati, a affirmé qu'il faut situer les responsabilités. Le blocage, est le fait du Maroc, qui, revirement après revirement, renie tous ses engagements pris dans le cadre du Plan Baker et rejette les résolutions des Nations Unies.

 

C'est bien le Royaume, argue-t-il, "qui ne veut même plus reconnaître le droit à  l'autodétermination du peuple sahraoui, droit reconnu et réaffirmé par toutes les instances internationales,  et engage une répression féroce des populations sahraouies qui revendiquent pacifiquement leurs droits nationaux".

 

Le représentant d'Amnesty international Belgique francophone, M. Francis Schwan, a dénoncé ces exactions contre les populations sahraouies et les atteintes aux droits de l'homme dans les territoires sahraouis.

 

Il a en outre appelé les autorités marocaines à libérer les prisonniers sahraouis qu'il détiennent encore.

 

M. Schwan a lui aussi rejeté l'argument historique invoqué par les autorités marocaines, rappelant même, qu'un traité Maroco-espagnol datant de la fin du 19ème siècle, a fait référence à un tracé frontalier ou le territoire marocain n'atteint pas les frontières actuelles du Sahara occidentale.(SPS)

 

020/090/700 041115 Dec 05 SPS

 

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TERRITOIRES OCCUPES/PROCES

Le tribunal d'El Aaiun ne veut pas que des observateurs assistent au procès des Sahraouis
 

 

 

Madrid, 04/12/2005 (SPS) Le procès de 7 militants sahraouis des droits de l'homme a été de nouveau ajourné mercredi par le tribunal marocain d'El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental) qui ne souhaite pas la présence des observateurs internationaux à ce procès, a rapporté vendredi le quotidien espagnol El Periodico cité par l'Agence de presse algérienne, APS.

 

En effet, après une longue journée d'attente, au cours de laquelle pas moins de 36 accusés dans des affaires de droit commun ont comparu, le tribunal a annoncé le report du procès au 6 décembre, selon l'envoyé spécial de El Periodico, Joseph Sauri, qui n'a pas été admis dans la salle d'audience.

 

''C'est une attitude illégale et injuste du tribunal qui vise à fatiguer la défense et les familles (des Sahraouis) ainsi que les observateurs internationaux afin qu'ils s'en aillent sans avoir assisté au procès'', a dénoncé Mohamed Fadel Lili, l'un des avocats, cité par le journal.

 

''Durant toute la matinée, les avocats de la défense et les observateurs envoyés par l'Ordre des avocats espagnol, Amnesty International, le Conseil national des avocats de France et la Ligue espagnole des droits de l'homme, entre autres entités-- ont assisté, abasourdis, à un défilé d'accusés de droit commun jugés pour vol et viol'', a écrit El Periodico.

 

Ce n'est qu'à 17h00 que les militants sahraouis ont été introduits dans la salle d'audience. Le président du tribunal a tenté alors de leur désigner des avocats d'office mais les 7 sahraouis ont rejeté catégoriquement cette mesure scandant des mots d'ordre en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui et du Front Polisario a indiqué le quotidien.

 

Ali Salem Tamek a dénoncé la ''manipulation de ce procès d'opinion'', Aminatou Haidar a accusé le tribunal de ''complot pour occulter la vérité'' et Hmad Hamad a remercié les observateurs internationaux d'être présents et pouvoir ainsi voir de leurs yeux cette ''parodie de procès''.

 

A la sortie de la salle, après la suspension de la séance, Olivier Guilbaud, représentant des avocats français a déclaré que ''la justice marocaine a perdu l'occasion qu'elle avait de démontrer son sérieux. Elle a donné une piteuse image'', a-t-il déploré.

 

''Les observateurs internationaux ont eu l'impression que Rabat, sachant qu'ils ne pouvaient pas rester indéfiniment à El Aaiun, s'emploie a faire traîner le procès en longueur pour éviter les témoins gênants'', a relevé El Periodico.

 

''Avec succès? , s'est-il interrogé. Relatif''. ''Ils tentent de nous décourager, mais certains d'entre-nous seront de nouveau présents mardi'', a affirmé l'un des observateurs.

 

Le procès avait été renvoyé une première fois le 22 novembre. Les 7 militants sahraouis sont Ali Salem Tamek, Hmad Hamad, Brahim Noumria, Aminatou Haidar, Larbi Messaoud, Hocine Lidri et Mohamed Moutaouakil. Ils sont considérés par les autorités d'occupation marocaines comme les instigateurs des manifestations en faveur de l'indépendance qui se déroulent au Sahara Occidental depuis le 21 mai dernier.(SPS)

 

020/090/700 041205 Dec 05 SPS  

 

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SPS
RASD/ITALIE/PROCES

Des élus régionaux dénoncent le procès des prisonniers d'opinion sahraouis
 

 

 

Rome,04/12/2005 (SPS) Le conseil régional d'Emilie Romagna (Toscane) s'est élevé contre le procès des prisonniers d'opinion sahraouis qui s'est ouvert mercredi à El Aaiun en dénonçant l'illégalité d'un tel procès et l'absence d'une défense à même d'assurer le minimum requis, a rapporté jeudi l'Agence de presse algérienne, APS.

 

Dans des lettres envoyées aux ambassadeurs d'Italie à Rabat et du Maroc à Rome, le conseil règional, composé, rappelle t-on, de représentants de l'ensemble des partis politiques italiens, se sont déclaré fortement préoccupé par les conditions du déroulement de ce procès qui ''ne repose sur aucun délit susceptible de poursuites judiciaires''.

 

''Il est en effet reconnu que les prisonniers sahraouis sont des activistes des droits de l'homme qui ont été traduits devant la justice suite aux manifestations pacifiques de mai dernier appelant à l'application du plan d'autodétermination du peuple sahraoui'', ont souligné les signataires qui considèrent que ces ''délits d'opinion'' ne sont pas passibles de poursuites judiciaires conformément à la charte onusienne des droits de l'homme.

 

''Des délits qui ne justifient pas également  une détention prolongée, l'isolement et les vexations de tous types, dont sont victimes les sahraouis, et maints fois dénoncés par l'organisation Amnesty international et les organisations des droits de l'homme'', ont souligné encore les correspondances transmises aux deux diplomates.

 

''En tant que citoyens italiens et Conseillers Régionaux de l'Emilie-Romagna engagés pour le respect des droits de l'homme et pour l'application des résolutions du conseil de sécurité sur le Sahara occidental, les élus d'Emilie Romagna ont appelé l'ambassadeur d'Italie à Rabat à prêter la plus grande attention au déroulement de ce procès, en déléguant un  de ses représentants.

 

Ils ont appelé également les autorités marocaines à donner les garanties suffisantes pour que les accusés jouissent de tous leurs droits de défense conformément aux textes internationaux régissant les droits de l'homme.

 

Dans une lettre similaire adressée au ministre des affaires étrangères, Gianfranco Fini, le président de l'association nationale de soutien au peuple sahraoui (ANSPS), M. Luciano Ardesi, a sollicité la présence d'un diplomate italien au procès pour garantir les standards minimums des droits à la défense des accusés et pour montrer aux autorités marocaines, l'intérêt que manifeste le gouvernement italien pour le respect des droits de l'homme.

 

Dans sa missive, M. Ardesi a dénoncé également les ''graves violations des droits de l'homme'' dans les territoires occupés du Sahara Occidental, la ''répression'', les ''arrestations'' et les ''tortures'' dont sont victimes les prisonniers sahraouis, dont l'un d'entre eux, Hamdi Lembarek, est mort après les sévices qu'il a subis.(SPS)

 

020/090/700 041140 Dec 05 SPS

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