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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/DETENUS/FAMILLES Appel de détresse des familles des 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim s 04.09.05
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El Aaiun (territoires occupés), 04/09/2005 (SPS) Les familles des 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 8 août dernier dans des prisons marocaines a lancé un appel de "détresse" en direction des âmes éprises de justice pour venir en aide à leur fils qui "meurent à petit feu dans l’indifférence totale des autorités marocaines d’occupation".
"Quels crimes ont commis nos enfants pour que l’ONU, L’Union européenne, les USA, bref tous les pays du monde et les organisations internationales, observent-ils un silence de cimetière vis-à-vis de crimes qui se consomment lentement à leurs yeux", se sont interrogées ces familles dans un communiqué urgent publié dimanche.
"Nos fils n’ont fait que manifester pacifiquement pour réclamer un droit garanti par la Charte de l’ONU, le droit des peuples à disposer d’eux même", ont-elles rappelé, soulignant que quelques uns parmi eux "n’ont participé à aucune manifestation", à l’exemple de Ali Salem Tamek et autre Moutawakil, Lidri, Noumria et Hmad Hamad.
Le communiqué relève que El Hussein Lidri "a perdu ses facultés du toucher, son poids a chuté dangereusement, alors qu’il ne peut plus faire usage de son bras droit et il arrive à peine à faire quelques pas, suite aux tortures qu’il a subi avec Brahim Noumria durant la période détention préventive au PC de la police politique d’El Aaiun".
"Noumria et Moutawail souffrent de crises cardiaques répétées et ce dernier a perdu sa faculté de marcher depuis quelques jours, alors que Larbi Massoud souffre d’ulcère d’estomac et douleurs aigus au niveau lombaire", a précisé le communiqué, dont une copie est parvenue à SPS.
010/090/100 041704 sept 05 SPS
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SPS TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/TAMEK/APPEL La classe politique marocaine : "un nouveau silence complice", écrit Tamek
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Ait Melloul (Maroc), 04/09/2005 (SPS) L’activiste sahraoui des droits
humains, Ali Salem Tamek, a interpellé la classe politique marocaine pour son
"nouveau silence complice", face à la répression, l’arbitraire, les procès
iniques, les arrestations, les déportations et l’indifférence vis-à-vis des
crimes des autorités d’occupation coloniales marocaines commis au quotidien au
Sahara Occidental.
Voici le texte intégral de cette lettre, dont une copie est parvenue à SPS
(L’original en arabe)
"Le groupe de prisonniers politiques sahraouis, incarcéré depuis le 21 mai
2005 à la "Prison Noire" d’El Aaiun au Sahara Occidental et dans les
pénitenciers marocains d'Ait Melloul (Agadir) et d'Oukacha (Casablanca) ainsi
que les autres personnes arrêtées pour des raisons diverses et à des dates
différentes qui partagent les mêmes idéaux et objectifs politiques, sont
répertoriés en tant que prisonniers politiques par des organisations
internationales des droits de l’homme et des organisations marocaines telles
Amnesy International, la Fédération Internationale des Droits de l’homme , le
Haut Commissariat aux droits de l’homme, l’ Association marocaine des droits
de l’homme, Forum Vérité et la Justice...
Dans son ensemble, ce groupe est constitué de détenus et d’activistes
politiques, de personnes qui ont disparu par le passé à cause de leur opinion,
de syndicalistes et de personnes ayant assumé de hautes responsabilités dans des
organisations et des instances de droits humains marocains bien connues . Parmi
ce groupe, quelques uns se sont vus décerner des prix internationaux en
reconnaissance de leurs actions et de leur combat pour les droits humains et ont
pris part à des rencontres mondiales des droits de l’homme, ce que leur
reconnaissent même des instances marocaines officielles telles le Conseil
Consultatif pour les droits humains, le Conseil consultatif des droits de
l’homme, le Comité contre les disparitions forcées ou encore l’Instance pour
l'Equité et la Réconciliation.
En protestation contre la politique de répression systématique qu'exerce sur eux
l'Etat marocain à travers des détentions injustifiées, les jugements
arbitraires, les procès iniques, la torture sous toutes ses formes, la
disparition forcée et les transferts abusifs dans des prisons au Maroc, les
violations des normes les plus élémentaires auxquels le Maroc a pleinement
souscrit dans des conventions internationales, les prisonniers politiques
sahraouis ont observé une grève de la faim collective et illimitée dans le temps
dans les prisons d’El Aaiun au Sahara Occidental, à Ait Melloul et Oukacha au
Maroc à partir du 3 août 2005 sur la base d'un dossier revendicatif unique qui
est composé de deux aspects, l’un d'ordre politique et l’autre d’ordre matériel.
Au moment ou nous entamons dans la troisième semaine consécutive de la grève de
la faim, et tandis qu’un vaste élan de solidarité au niveau mondial s’est mis en
place, caractérisé essentiellement par la publication de communiqués de soutien,
de campagnes internationales pour la libération des prisonniers politiques
sahraouis, de concentrations devant les instances gouvernementales, ambassades
et consulats marocains à l'étranger pour dénoncer les abus des autorités
marocaines et le refus du ministère de la Justice marocaine de satisfaire nos
revendications légitimes, nous prenons note du rejet absolu de l'Etat marocain
à ouvrir un dialogue sérieux et responsable avec la commission constituée par
les prisonniers politiques sahraouis qui ont entamé une grève illimitée de la
faim.
Plus grave encore, les autorités marocaines continuent à tourner le dos à la
communauté internationale et à ignorer les appels incessants visant pour
l’essentiel à sauver la vie en danger de dizaines de détenus politiques
sahraouis. Les autorités marocaines demeurent sourdes aux avertissements de
cette même communauté internationale qui a sonné l’alarme à plusieurs reprises
après la détérioration de la santé de quelques prisonniers durement éprouvés par
la torture, les maladies chroniques inhérentes aux longues détentions. Les
autorités de la Prison Noire d’El Aaiun et celles d'Ait Melloul et Oukacha
refusent encore de transférer ceux qui se trouvent dans un état alarmant dans
des hôpitaux pour y être soignés. C'est le cas par exemple de Aminetou Haidar,
activiste des droits humains, qui souffre de blessures graves à la tête suite
aux tortures dont elle fut l’objet le 17 juin 2005. Aminetou Haidar souffre,
notamment d'anémie, d’infections intestinales et des indispositions dans la
colonne vertébrale qui datent de sa disparition entre 1987 et 1991. Dès sa
sortie de la prison elle fut transférée d’urgence à l’hôpital où elle fut opérée
d’urgence.
Hmad Hamad, activiste de droits humains souffre, lui aussi de blessures graves
en raison des traitements inhumains infligés le 17 juin 2005 suite à la sa
participation aux manifestations pacifiques d’El Aaiun . En plus de problèmes de
reins, Hmad Hamad souffre de blessures aigues au niveau de la jambe gauche et
s'il ne reçoit pas à temps le traitement médical adéquat il court le risque
d'être amputée.
Lidri Hossein, présente des blessures profondes au niveau de la tête et dans
les deux bras. Sa main droite a perdu de sa sensibilité après les tortures
subies le 17 juin 2005 au cours de sa détention préventive dans les prisons
secrètes de la PC-CMI.
Ibrahim Noumria, activiste de droits humains souffre des stigmates de la
torture pendant la détention préventive dans les prisons du PC-CMI. Noumriya a
des problèmes digestifs aigus suite aux cinq disparitions dont il fut l’objet
durant les années précédentes.
Hussein N’dour, prisonnier politique, sa main gauche, fracturée à deux reprises
suite aux tortures subies court le risque d'être amputée si on ne lui prodigue
pas les soins nécessaires.
Le prisonnier politique : Abdelaziz Daiiy souffre de problèmes cardiaques graves
et les tortures dont il a été l’objet ont aggravé sensiblement sa maladie car il
souffre de fortes convulsions.
Mahmud Mustafa Haddad, prisonnier politique, souffre de maladies chroniques, la
plus grave étant celle qui affecte ses reins. Il nécessite une intervention
chirurgicale urgente.
Le détenu politique Sidi Mohamed Aalouat présente des traces évidentes de
tortures physiques et souffre de maladies chroniques.
Le détenu politique, Hassen Zreiguinat, a des problèmes de vision consécutifs à
la torture, notamment aux coups portés à la tête. D'autres détenus politiques
perdent souvent connaissance suites aux tortures infligées. Il s’agit notamment
des activistes Abderrahman Bougarfa, Hassen El Meki, Yaya El Béchir. Daoudi
Aamar, Hamadi El Kercha, Bouchama Nafaa. Luali Amiydan, Baba l'Aarabi, El Hafed
Taoubali, Hama Eshrih, El Haeirich Hassenna, Mousaui Sid’Ahmed, Eshtiyu Mahyub
et Balla Sid Mohamed.
Quant au groupe d'activistes sahraouis composé de Moutawakil Mohamed et de ses
compagnons, ils sont presque agonisants et leur situation est plus que
préoccupante. Incarcérés dans la prison d’Oukacha, dans la ville marocaine de
Casablanca, ils ont été enfermés séparément dans des cellules avec des
délinquants de droit commun et sont privés de leurs droits les plus élémentaires
y compris les visites familiales. Pour avoir contribué à lever le voile sur les
crimes innombrables perpétrés par l'Etat marocain contre les civils sahraouis
pendant les trois décennies de conflit armé dans la région, sur les brimades de
tous les jours, sur les violations des droits humains et sur la répression
indicible qui s’abat depuis mai dernier sur la population civile sahraoui, ces
détenus politiques souffrent le martyr au quotidien.
Aussi, nous tenons à informer l’opinion que la vague de répression et les
détentions qui ont ciblé de manière spécifique les activistes sahraouis des
droits humains et qui a été précédée par une campagne raciste et chauvine où le
Makhzen marocain a disposé de l'appui de quelques partis politiques, de leurs
chefs et de leurs instances qui se considèrent défenseurs des droits humains à
l’instar de l’Instance "Equité et Réconciliation" ou le Conseil consultatif des
droits de l’homme qui encouragent et appellent explicitement à l'arrestation des
activistes de droits humains sahraouis qu’elles considèrent comme des
perturbateurs de leurs campagnes tendancieuses destinées à cacher les attaques
et les excès de tous bords contre la population civile sahraouie.
Aujourd'hui, nous nous posons la question, celle qui taraude l’opinion nationale
sahraouie et internationale. Quelles sont les véritables mobiles du silence
qu'observe la classe politique marocaine, à l'exception du parti "La Voie
Démocratique" face aux atrocités et à la barbarie dont sont victimes les civils
sahraouis dont le seul tort est d'avoir revendiqué de manière pacifique
l’organisation d’un référendum autodétermination libre et juste conformément au
voeu et à la volonté de la communauté internationale.
Le silence complice de la classe politique marocaine, de quelques instances qui
se disent proches des défenseurs des droits humains et l’attitude de l'agence
officielle d'information et des organes de presse partisans, rappellent de toute
évidence, les crimes contre l’Humanité perpétrés par le régime marocain lorsque
ses avions déversèrent des centaines de bombes sur les populations civiles
sahraouies en employant du napalm et du phosphore blanc ou en en empoisonnant
des puits d'eau.... Ces mêmes partis et instances qui n’ont pas daigné lever le
petit doigt sont ceux là même qui, pendant des années, ont nié, comme l’a fait
sans vergogne l’Etat marocain, l'existence des disparus sahraouis dont
l’existence n’a été connue qu’en 991 grâce à la pression internationale.
C’est à cette même date que les autorités marocaines ont commencé à libérer
certains d’entre eux après être restés enfermés pendant plus de 17 années dans
les prisons secrètes de Gaalet Mguna, Agdez, Sekura, Dreb Moulay Chrif et le
PC-CMI de El Aaiun. avertissements International confirme que le sort de 526
disparus demeure jusqu’à ce jour inconnu.
Où sont les voix et les instances qui évoquent à cor et à cri les valeurs de la
démocratie et qui se sont mobilisées pour obtenir la libération des prisonniers
de guerre marocain entre les mains du POLISARIO. Ont-elles oublié que les
valeurs de démocratie commandent également la défense des personnes arrêtées et
torturées pour avoir émis un avis qui diffère de la position officielle du
régime marocain concernant la question du Sahara Occidental ? Ces valeurs
commandent aussi de défendre des personnes qui réclament pacifiquement le droit
à l’autodétermination reconnu universellement ou bien la démocratie est-elle à
leurs yeux un exercice sélectif, un calcul basé qui se fait selon des
considérations politiques et des intérêts égoïstes et particuliers.
Au nom de tous les prisonniers politiques sahraouis, nous félicitons le peuple
marocain frère pour la libération du dernier groupe de prisonniers marocains,
et tout particulièrement les familles pour le retour de leurs fils. Par la même
occasion, nous tenons à saluer le Front POLISARIO pour cette initiative
humanitaire historique tout en émettant l’espoir que les forces démocratiques
et les organisations humanitaires conjuguent leurs efforts pour la libération
des prisonniers de guerre sahraouis encore détenus au Maroc et contribuer à
l'éclaircissement du sort des disparus.
Les démocrates marocains, les personnes de bonne foi, les défenseurs de la
liberté dans le monde, les hommes épris de paix et de liberté, ne pourront
jamais accepter que le bonheur se recouvre dans les maisons, les mères et les
parents des prisonniers de guerre marocains qui viennent d’être libérés et que
les maisons, les mères, les familles des prisonniers de guerre et des détenus
politiques sahraouis restent plongés dans la tristesse, le noir et le désespoir.
Enfin, nous tenons à saluer le Comité de suivi de la grève institué ainsi que le
Comité de solidarité qui accompagnent inlassablement et appuie notre lutte
légitime dans les prisons marocaines. Aussi, nous rendons un hommage mérité au
parti "La Voie Démocratique" et à l'Association marocaine pour les droits
humains pour son initiative consistant à l'envoi d'une commission
d’investigation à El Aaiun au Sahara Occidental et dénonçons par la même
occasion et de la manière la plus énergique le refus qui leur a été signifié par
les autorités marocaines de visiter la Prison Noire d’El Aaiun. Nous saluons, en
outre l'Association « Troisième Génération », quelques tribunes indépendantes
ainsi que le militant, démocrate et journaliste marocain Ali Lemrabet, ainsi
qu'à à tous ceux qui nous soutiennent dans cette lutte.
Nous demandons à toutes les forces démocratiques, éprises de paix et de liberté
d’intervenir de manière urgente afin de sauver la vie de nos compatriotes
Aminetou Haidar, Mohamed Moutawakil, Béchir Yaya, Sidi Mohamed Aaluat et éviter
ainsi une nouvelle tragédie semblable à celle vécue par tant de sahraouis durant
plusieurs décennies à Agdez, Galat Mguna, Rish, Derb Moulay Chrif, Sekura……
Ali Salem Tamek; détenu politique sahraoui Numéro: 6375
Porte parole et délégué des détenus politiques sahraouis à la Prison noire d’El
Aaiun (Sahara Occidental) Ait Melloul et Oukacha (Maroc) Prison d’Ait Melloul,
Maroc". (SPS)
010/090/100 042030 sept 05 SPS
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SPS TERRITOPIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES/AVOCATS La défense porte l’Etat marocain pour responsable de la détérioration de l’état de santé des détenus politiques sahraouis
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El Aaiun (territoires occupés), 04/09/2005 (SPS) Les avocats des 4 activistes sahraouis, Brahim Noumria, Lidri El Houssein, El Arbi Messoud et Moutawakil Mohamed détenus depuis le 18 juillet dernier sans jugement dans les prisons marocains, ont considéré que l’Etat marocain assume seule la responsabilité totale des répercussions qui peut en écouler de la grève de faim illimité que ces 4 détenus politiques ont entamé depuis le 9 août dernier.
Dans un communiqué à l’opinion publique maîtres Challouk Abdellah, Représentant de la défense des 4 activistes, maître Rgueibi Lehbib, Antar Louaffi et Hassan Benman, ont porté l’Etat marocains et le ministère de la justice pour responsable et de l’enlèvement illégale des ses activistes et de leurs états de santé actuelle.
Voilà le texte intégral du communiqué, traduit de l’arabe :
"Communique des avocats des détenus politiques sahraouis.
Dans le cadre de notre devoir professionnel et en vue d’une connaissance approfondie du dossier des détenus politiques sahraouis, transférés illégalement le 01 août 2005, nous nous sommes rendus à la prison Oukacha à Casablanca, le 31 août 2005 à 10h 45, pour s'entretenir avec nos clients incarcérés dans cette prison, à savoir MM. Brahim Noumria, Lidri El Houssein, El Arbi Messoud et Moutawakil Mohamed.
Bien que nous disposions d’une permission de visite en bonne et due forme, le fonctionnaire qui nous a reçu dans une aile consacrée aux avocats nous signifia d’emblée que la permission doit émaner du procureur général du Roi. Une série d’arguments plus farfelus les uns que les autres furent mises en avant pour nous en dissuader. Ainsi, l’on nous signifia que la permission dont nous disposions est signée par le juge d’instruction d’ El aiun, le 01 août 2005 alors que les détenus politiques sahraouis ont été transférés à la prison d’ Okacha le 02 août 2005. A noter que la permission de visite mentionnait de manière explicite « visiter les détenus où qu’ils se trouvent ».
En dépit de toutes les entraves pour nous rendre la tâche difficile, nous sommes restés attachés au fait que le juge d’instruction d’ El Aiun est l’unique personnalité habilitée à prendre une telle décision.
Apres avoir essuyé plusieurs échecs, l’ administration locale nous mis en contact direct avec le procureur adjoint du Roi, lequel nous informa que cette décision a été prise en accord avec le Ministère de la justice, mettant en exergue l’incompatibilité des dates. Les arguments invoqués prirent une autre allure lorsqu’on nous informa que la salle est trop exiguë pour la comparution de tous les détenus politiques ou que la situation sécuritaire ne s’y prête pas pour l’heure. Quand nous fûmes enfin conviés à rendre visite aux détenus à 01H 50mn de l’après-midi, l’on nous demanda de laisser nos attachés-cases en dehors de la salle, chose que nous avons refusé de manière catégorique. Après moult discussions et notre désir patent de retrait , nous avons étaient une fois de plus surpris par le communiqué du Ministère de la justice et à sa référence à la grève de faim entamée par les détenus politiques dont Ali Salem Tamek.
A cet effet, nous tenons communiquer à l’opinion publique internationale ce qui suit :
-Le transfert des détenus politiques sahraouis Brahim Noumriya, Mohamed Moutawakil, Houcine Lidri , Arbi Messaoud et Ali Salem Tamek s’est effectué en toute illégalité et dans des conditions inhumaines contraires à la loi.
-Le refus de visiter les détenus politiques sahraouis qui nous a été signifié est à ajouter aux multiples et fréquentes violations qui ont émaillé ce dossier , ce qui constitue incontestablement un mépris des principes basiques d’un jugement équitable.
-Le communiqué émanent du Ministère marocain de la justice à l’encontre des quatre détenus politiques sahraouis, El Arbi Messoud , Houssein Lidri, Mohamed El Moutawakuil et Brahim Noumria est un véritable déni de justice. Ces détenus politiques, incarcérés à la prison d’Okacha, et qui observent une grève de la faim illimitée depuis le 09 août dernier sont devenus des loques humaines du fait des effets de la grève de la faim et de la détérioration constante de leur état sanitaire. La situation du détenu politique Brahim Noumria s’empire de jour en jour puisqu’il se déplace péniblement et ne pèse plus que 45kg, information qui nous a été confirmée par l’administration pénitentiaire elle même,
-Les juristes et leurs instances locales a constaté de visu la grève de la faim entamée depuis de longues semaines par les détenus politiques sahraouis et ont publié un communiqué dans ce sens,
-La responsabilité du Ministère marocain de la justice est évidente dans le transfert des détenus politiques sahraouis qui s’est effectué dans l’illégalité la plus absolue, d’ou l’impérieuse nécessité pour le dit Ministère de satisfaire les revendications légitimes des détenus politiques sahraouis en les transférant à la prison d’ El Aaiun pour y être jugés conformément au droit,
-Enfin, nous lançons encore une fois un appel pressant à toutes les consciences vives ou qu’elles se trouvent pour exiger le respect des autres, le leur droit d’expression, de leur droit à une vie digne et de pouvoir être jugé de manière équitable.
Maître Challouk Abdellah,Représentant de la défense
Maître Rgueibi Lehbib,
Maître Antar Louaffi
Maître Hassan Benman". (SPS)
060/090/000/ALG 042050 sept 05 SPS
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