SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES/ENLEVEMENT
La RASD sonne l’alarme: la vie de Tamek et d’autres prisonniers politiques est en danger

04.08.05




Chahid El Hafed (camps des réfugiés), 04/08/2005 (SPS) Une source gouvernementale sahraouie a déclaré à la SPS que le Gouvernement sahraoui "craint sérieusement sur la vie de l’activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek", qui se trouve maintenant dans la prison local d'Aït  Melloul après son enlèvement forcé avec 4 autres prisonniers politiques sahraouis, de leurs cellules de la Carcel Negra à El Aaiun le 1er août courant.

Le Gouvernement sahraoui "craint sérieusement sur la vie de l’activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek, et des 4 autres prisonniers politiques enlevés par les services coloniaux marocains lundi dernier dans des circonstances de banditisme des plus suspects", a affirmé la même source, soulignant que l’activiste a pu être localisé après la publication par la MAP, hier après midi, d’une dépêche qui reconnaît son transfert vers cette nouvelle prison marocaine.

"La dépêche, qui a clairement reconnu que Tamek a été transféré sans son consentement, a révélé la mauvaise intention de l’Etat marocain, qui a décidé de transférer le prisonnier politique à une clinique psychiatrique pour lui faire un lavage de cerveau, le tuer ou pour porter atteinte contre sa santé mentale. Des méthodes qui ne sont pas étrangers au régime répressif déjà accusé dans plusieurs assassinat politiques", a-t-elle averti.

La RASD "appelle la communauté internationale, l’ONU et tous les organisations des droits humains et de solidarité de dénoncer cette acte, qui vise à mettre un terme à la vie de Ali Salem Tamek, et considère que le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut lui arriver et ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri", a ajouté la même source.

L’agence de presse des autorités marocaines, MAP, se basant sur une prétendue déclaration du procureur général du Roi près de la cour d’appel coloniale d’El Aaiun, a révélé, hier, l’intention du Gouvernement marocain de mettre le prisonnier politique sahraoui dans une clinique psychiatrique.

La SPS a été d’autre part informé que les 4 autres prisonniers politiques enlevés avec Tamek se trouve actuellement dans la prison marocain "Oukacha" à Casablanca, selon un communiqué du juge d’instruction marocain à El Aaiun, diffusé hier par la télévision marocaine.

Dans une lettre adressée mercredi matin à M. Kofi Annan, la 4ème en moins de trois semaines, le Chef de l’Etat a exprimé son inquiétude à propos du sort des 5 prisonniers sahraouis enlevés, appelant l’ONU à intervenir immédiatement "partant de sa responsabilité du territoire, matérialisée par la présence sur le terrain de sa Mission MINURSO, pour connaître et localiser les lieux vers lesquels ses 5 personnes sahraouis enlevés ont été transféré".

Il a en outre exhorté l’ONU à entreprendre les mesures nécessaires pour "garantir la sécurité" de ses victimes de "disparition forcée" et de faire pression sur le Maroc pour assurer la libération "immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis".

Les autorités coloniales marocaines avaient procédé, lundi le 01 aout dernier, à l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains, détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le 20 juillet derniers, à savoir Ali Salem Tamek, Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud, rappelle-t-on.

Le Gouvernement sahraoui n’a pas tardé à exprimer sa crainte "sur l’intégrité physique et psychologique des 5 activistes sahraouis", brutalement enlevés par les forces marocaines de répression lundi matin de l’intérieure de leurs cellules à la Carcel Negra à El Aaiun, et transportés sans préavis à leurs familles ou leurs avocats à une destination inconnue, avait déclaré une source officielle sahraouie autorisée à SPS le 2 août 2005.

D’autre part, plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé mardi matin (le 2 août 2005) une grève de faim illimitée en protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de leur compatriotes.

La grève de la faim, qui intervient comme une première étape de protestation contre l’enlèvement et la disparition de 5 activistes sahraouis de leurs cellules à la Carcel Negra par des agents des différents corps de répression marocaine, entre dans son 3ème jours consécutif. (SPS)

060/090/ALG 041233 Août 05 SPS




haut de page

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/PRISONNIERS POLITIQUES
Ali Salem Tamek entame une grève de faim illimitée et dénonce l’intention de l’Etat marocain de le mettre en une clinique psychiatrique





Ait Melloul, (sud d’Agadir- Maroc), 04/08/2005 (SPS) Le prisonnier politique et activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek, a déclaré mercredi soir, son intention d’entamer une grève de faim pour dénoncer la tentative des autorités coloniales marocaines de porter atteinte contre son intégrité mentale et physique, a rapporté un communiqué que l’activiste a réussit à faire sortir de sa nouvelle cellule de la prison d’Ait Melloul.

L’activiste, arreté par les autorités coloniales marocaines le 18 juillet dernier alors qu’il venait de rentrer à son pays après des mois en Europe pour des raisons sanitaire, a appelé la communauté internationale à lui venir en aide immédiatement, déclarant avoir décider d’entamé sa grève de faim dès aujourd’hui le 04 août 2005.

Les autorités coloniales marocaines avaient procédé, lundi le 01 aout dernier, à l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains, détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le 20 juillet derniers, à savoir Ali Salem Tamek, Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud, rappelle-t-on.

Une source gouvernementale sahraouie avait déclaré à la SPS que le Gouvernement sahraoui "craint sérieusement sur la vie de l’activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek", qui se trouve maintenant dans la prison local d'Aït  Melloul après son enlèvement forcé avec 4 autres prisonniers politiques sahraouis, de leurs cellules de la Carcel Negra à El Aaiun le 1er août courant.

La RASD a appelé "la communauté internationale, l’ONU et tous les organisations des droits humains et de solidarité de dénoncer cette acte, qui vise à mettre un terme à la vie de Ali Salem Tamek, et considère que le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut lui arriver et ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri".

Voila le texte intégrale du communiqué, dont SPS a reçu une copie:


Communiqué d’Ali Salem Tamek

Suite à mon transfert illégal  e 01 Août 2005 de la prison Noire de El Aaiun (Sahara Occidental) vers la prison d'Ait Melloul (Sud-Maroc) en même temps que les militants sahraouis des droits de l'homme Mohamed Cheikh Elmoutaoikil, Brahim Noumria, Elhoucine Lidri et Elarbi Massoud, un transfert qui s'est déroulé dans des conditions et des circonstances inhumaines incarnées par l'humiliation et les insultes des agents du service des renseignements généraux marocain et de la Police marocaine sous direction d'un nommé Abderrahmane alias Elbahdja.

Suite à la décision de l'état marocain de m'envoyer vers un hôpital psychiatrique à la ville d'Agadir à partir du jeudi 04 Août 2005 sous des prétextes injustifiés,

Je déclare à l'opinion publique nationale et internationale :

* Ma condamnation ferme des graves violations des droits de l'homme dont j'ai été victime comme tous les autres militants des droits humains arrêtés et emprisonnés par l'état marocain.
*Le commencement d’une nouvelle grève de faim ouverte à partir du 03/08/2005 à 20h00. (la 18 ème)
*L'état marocain doit assumer l'entière responsabilité concernant ma sécurité physique et morale menacée par cette décision incompréhensible et inhumaine.
*Mon solennel appel à toutes les organisations et les associations des droits humains dans le monde entier et à toutes les vives consciences pour intervenir auprès de l'état marocain pour mettre fin à cette tragédie qui pourra se transformer en crime qui menacera ma santé physique et morale.

Ali Salem Tamek
Militant sahraoui des droits de l'homme
Prisonnier politique sahraoui
N° ECROU 6357
Prison marocaine d'Ait Melloul". (SPS)

060/090/ALG 041406 Août 05 SPS




SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/INTIFADA/SOLIDARITE
Le FMVJ réclame la remise en liberté de Mohamed El Moutawakil et ses 4 co-détenus sahraouis






Casablanca (Maroc), 04/08/2005 (SPS) Le Bureau exécutif du Forum Marocain Vérité et Justice (F.M.V.J.) a réclamé des autorités marocains "la remise en liberté de Mohammed El Moutawakil " et ses 4 autres détenus sahraouis, critiquant la manière dont ils furent arrêtés et dénonçant la torture qu’ils ont eu a subir des mains de leurs tortionnaires à Casablanca et à El Aaiun, a rapporté un communiqué publié dimanche dernier par le Forum.

Dans sa réunion ordinaire du 30 juillet 2005 au siège du Forum à Casablanca, le Bureau exécutif du Forum a tenu à débattre "de l'arrestation de Mohammed El Moutawakil l, membre du Bureau exécutif, avec d'autres membres du F.M.V.J., et des circonstances de leur inculpation et leur présentation au juge d'instruction" des autorités coloniales marocaines, et s’est indigné "de la manière dont il a été procédé auxdites arrestations : à l'aube de la journée du 20 /07/2005, de manière à terroriser les membres de sa famille, dont ses enfants".

Le texte a protesté contre la perquisition opérée dans le domicile du détenu politique sahraoui "en son absence, sans avoir avisé sa famille ni avoir notifié légalement à celle-ci l'ordre de procéder à une telle mesure, ainsi que pour les conditions inhumaines du transfert des détenus des locaux de la police de Casablanca vers ceux d’El Aaiun", et a "dénoncé les tortures infligées à Houssein Lidri et Brahim Noumria" réclamant une enquête à ce sujet.

Le Bureau exécutif du F.M.V.J. a mis en "doute la consistance des accusations invoquées" contre El Moutawakil, considérant que le motif réel de telles poursuites n’est autre que "les responsabilités exercées par M. El Moutawakil au sein du F.M.V.J, ses activités de défenseur des droits humains" et ses opinions exprimées sur l'affaire du Sahara dans la presse marocaine.

Les autorités coloniales marocaines avaient procédé, lundi le 01 aout dernier, à l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains, détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le 20 juillet derniers, à savoir Ali Salem Tamek, Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud, rappelle-t-on.

Une source gouvernementale sahraouie avait déclaré à la SPS que le Gouvernement sahraoui "craint sérieusement sur la vie de l’activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek", qui se trouve maintenant dans la prison local d'Aït  Melloul après son enlèvement forcé avec 4 autres prisonniers politiques sahraouis, de leurs cellules de la Carcel Negra à El Aaiun le 1er août courant.

La RASD a appelé "la communauté internationale, l’ONU et tous les organisations des droits humains et de solidarité de dénoncer cette acte, qui vise à mettre un terme à la vie de Ali Salem Tamek, et considère que le Gouvernement marocain assume la responsabilité totale de ce qui peut lui arriver et ses autres compatriotes, El Moutawakil, Noumria, Massoud et Lidri".

Le prisonnier politique et activiste sahraoui des droits humains, Ali Salem Tamek, a déclaré mercredi soir, son intention d’entamer une grève de faim pour dénoncer la tentative des autorités coloniales marocaines de porter atteinte contre son intégrité mentale et physique, a rapporté un communiqué que l’activiste a réussit à faire sortir de sa nouvelle cellule de la prison d’Ait Melloul.

D’autre part, plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé mardi matin (le 2 août 2005) une grève de faim illimitée en protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de leur compatriotes.

La grève de la faim, qui intervient comme une première étape de protestation contre l’enlèvement et la disparition de 5 activistes sahraouis de leurs cellules à la Carcel Negra par des agents des différents corps de répression marocaine, entre dans son 3ème jours consécutif. (SPS)

060/090/ALG 041924 Août 05 SPS




 


SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION/DEMENTI
Les activistes sahraouis de DH affirment ne pas être objet d’expertises médicales qu’ils réclament





Agadir, 04/08/2005 (SPS) les cinq activistes sahraouis de Droits humains (DH), transférés le 1er août dernier de la Carcel negra d’El Aaiun, vers des prisons marocaines, affirment ne pas être objet d’expertises médicales qu’ils réclament, contrairement à ce qu’a rapporté l’agence de presse marocaine, MAP, citant des sources officielles.

"Lidri El Houcine et Brahim Noumria n’ont subi aucune expertise médicale, qui doit être établie par une équipe médicale étrangère", alors que Ali Salem Tamek n’a pas demandé, "ni lui ni son avocat"  à être soumis à aucun examen médicale, a indiqué un communiqué de ces activistes, publié jeudi, dont SPS a reçu une copie. 

La Gouvernement marocain a affirmé que les deux premiers ont subi une expertise médicale le 25 juillet à l’hôpital Moulay Hassan Ben Mehdi, qui a conclu qu’ils "ne portent pas de trace de tortures".

"Ces informations ne se basent sur aucun fondement mais il s’agit là d’une mystification à laquelle la MAP a habitué ses lecteurs", ont précisé les prisonniers politiques sahraouis, répartis entre la prison de Ait Melloul (Agadir) et Oukacha (Casablanca).

En outre, ont-ils ajouté, "l’état de santé mental de M. Tamek ne nécessite aucunement d’être présenté devant un médecin psychiatrique", mais c’est plutôt une tentative à peine voilée pour préparer l’opinion publique à "un éventuel lavage de cerveau aux drogues fortes", a prévenu le communiqué.

Enfin, le communiqué a condamné leur "enlèvement abusif de la prison noire d’El Aaiun vers une destination non déclarée", alors qu’ils s’attendaient à être différés devant le juge d’instruction d’El Aaiun.

"Nous réfutons les allégations du Gouvernement marocain selon lesquelles nous avons demandé à être transféré", ont-ils soutenu, affirmant que c’est là "une vengeance contre nous et contre nos familles desquelles nous avons été séparés par une distance allant jusqu’à 1.000 Kms".

MM. Hussein Lidri et Brahim Noumria, auraient "été suspendus dans des positions contorsionnées, mains liées avec un bandeau sur les yeux et frappés sur des parties sensibles du corps ; une substance chimique aurait été versée sur eux et des brûlures, à l'aide de cigarettes et de flammes, leur auraient été infligées. Bien que les deux hommes aient, dès le 21 juillet, informé les autorités judiciaires qu'ils avaient subi des actes de torture, aucune enquête n'a à notre connaissance été ouverte sur ces allégations", avait déplore Amnesty international dans un communiqué récent. (SPS)

010/090/110 042243 Août 05 SPS


Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info