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SPS
Le Président
de la république achève sa visite officielle dans l’archipel de Canaries 03.12.05
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Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, était reçu jeudi par le maire de Santa Lucia, qui a renouvelé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination lors d’une réception qu’il a offert, dans sa mairie, en l’honneur du Chef de l’Etat, a-t-on appris auprès de la délégation présidentielle.
Ont pris part à cette réception M. Carmelo Ramirez, Président de la Fédération espagnole des Institutions solidaires avec la Sahara Occidental (FEDISSAH), des conseillers, des parlementaires et des membres de l’Association canarienne de soutien au peuple sahraoui.
La délégation présidentielle a eu un entretien avec le Président de la Confédération des industriels canariens, Mario Rodríguez Rodríguez, et son adjoint, Agustín Espino Flores, ayant trait aux échanges d’idées autour des relations économiques et commerciales futures entre la RASD et les îles Canaries, a-t-on indiqué.
Au cours de cette visite le Président de la République abordera la situation explosive dans les zones occupées et au sud du Maroc au centre d’une conférence qu’il a animée en présence du mouvement de solidarité dans l’île et de la colonie sahraouie locale.
"Nos populations sous domination marocaine ont donné une leçon à tout le monde : tout le peuple sahraoui est décidé à atteindre son objectif final, un Etat sahraoui indépendant" (…) "Jamais le peuple sahraoui n’acceptera la statu quo colonial marocain. Jamais il n’acceptera d’autre alternative à l’indépendance", a-t-il martelé.
Enfin le Chef de l’Etat a reçu la Présidente de la Commission des Travailleurs canarien (CCOO en espagnol), qui a réitéré le soutien de son organisation syndicale à la cause du peuple sahraoui et son droit légitime à la liberté et à l’indépendance.
Auparavant, le Président du Gouvernement autonome canarien, Adan Martin Menis, avait exprimé "l’attachement de son Gouvernement aux résolutions des Nations Unies en ce qui concerne le Sahara occidental" et a renouvelé son compromis à "poursuivre l’aide sociale au peuple sahraoui", au cours de son entretien avec le Président de la République lors de cette visite officielle de trois jours aux Iles Canaries.
De son côté le Président de Coalicion Canaria (parti au pouvoir local), Paulino Rivero, a lui estimé que la position du Gouvernement Zapatero dans le conflit du Sahara Occidental est "ambiguë", ajoutant que sa formation prendra prochainement une initiative pour demander au Gouvernement espagnol de "clarifier sa position", rappelle-t-on. (SPS)
020/090/100 031028 dec 05 SPS
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SPS
Un avocat
français souligne, "Il faut internationaliser les procès menés à
l'encontre des sahraouis"
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Paris, 03/12/2005 (SPS) Le maître Richard Sedillot, avocat au Barreau de Rouen (France), a souligné jeudi, qu’ "il faut internationaliser les procès menés à l’encontre des sahraouis tant par la médiatisation que par l'introduction de procédures internationales", a rapporté l’Agence de presse algérienne, APS.
"Il faut ‘’internationaliser’’ les procès menés à l'encontre des sahraouis, tant par la médiatisation que par l'introduction de procédures internationales.
C'est la condition à laquelle leur combat pourra être mieux connu de la communauté internationale", a estimé maître Sedillot dans un rapport de mission, rendu public jeudi par l’association française des Amis de la RASD, suite à sa présence en tant qu'observateur au procès de Mr Ahmed Hammia jugé le 3 août 2005 au tribunal de première instance de Dakhla, à la demande de cette Association.
Expliquant que l’envoi d’observateurs à l'occasion des procès menés contre les sahraouis, est nécessaire pour "faire connaître à la communauté internationale les conditions dans lesquelles ces procès sont organisés", il a estimé également nécessaire d’"envisager l'introduction de procédures en France, ou dans les pays occidentaux ainsi que la saisine des autorités internationales compétentes", parmi lesquelles la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, dont la République Sahraouie est membre y est reconnue".
"Même si cette commission ne peut rendre de décisions coercitives, elle dispose du pouvoir d'enquêter et de rédiger un rapport. On peut espérer que la très récente Cour Africaine entamera bientôt sa mission", a-t-il relevé en ajoutant que la "saisine d'une juridiction française pourrait se faire sur le fondement, notamment, de la convention sur la prohibition de la torture et dans l'intérêt d'une victime qui aurait la nationalité française". "Une plainte pourrait également être déposée à l'encontre des tortionnaires bien connus et à l'occasion d'un de leurs voyages en occident", a estimé maître Sedillot.
Concernant sa présence, à la demande de l’Association des Amis de la RASD, au procès d’Ahmed Hammia, l’avocat a précisé que ce jeune était poursuivi "pour avoir participé à une manifestation et commis des actes de violences à l'encontre des forces de l'ordre marocaines alors même qu'il est établi que la manifestation s'est déroulée de façon tout à fait pacifique".
"Hammia tente de savoir quel sort a été réservé à son père, enlevé alors qu'il était lui-même âgé de quelques mois. Le gouvernement marocain a tenté d'acheter son silence en lui proposant une somme d'argent en réparation de préjudice subi.
Hammia a refusé cette somme et tente toujours de connaître la vérité. Ses conditions d'existence, et celles de sa famille sont particulièrement difficiles. Le pouvoir lui fait "payer" son désir de vérité", a-t-il noté dans ce rapport.
Il a ajouté, par ailleurs, que "les autorités politiques locales, manifestement informées de mon arrivée, ont empêché tous les militants des droits de l'homme d'assister à l'audience et de venir à ma rencontre, espérant sans doute ainsi que je renoncerais à me rendre au tribunal. Tous ont été assignés à résidence grâce à un important déploiement de forces".
Il a signalé également que sa rencontre avec l'avocat marocain chargé de la défense d'Hammia « a failli ne pas avoir lieu ». «Un policier en civil, se faisant passer pour un employé de l'hôtel, indiqua à mon confrère (marocain) qu'il n'y avait aucun client de mon nom dans l'établissement. C’est uniquement parce que je suis descendu à la réception au moment où cet avocat allait repartir que nous avons pu nous rencontrer et nous entretenir du dossier », a-t-il témoigné en ajoutant que "des pressions sont manifestement exercées mais il semble que tout soit fait pour que les étrangers ne s'en rendent pas immédiatement compte".
Il a précisé que lors du procès du jeune Hammia "le public était presque exclusivement composé de policiers, venus exercer aussi une pression, certes silencieuse, mais néanmoins importante".
"Ce public privait de facto le tribunal de la possibilité de prononcer la relaxe des faits puisqu'il était reproché à Hammia d'avoir voulu faire preuve de violence à l'égard des forces de l'ordre. Je comprends toutefois que l'accusation reposait sur les déclarations d'Hammia, consenties sous la torture, et sa relaxe s'imposait donc", mais "une condamnation à deux mois d'emprisonnement a été prononcée", a indiqué maître Sedillot. (SPS)
020/090/700 031645 Dec 05 SPS
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