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RASD/ESPAGNE
Le Polisario s’attendait à ce que Moratinos désigne Rabat comme obstacle devant la résolution légale du conflit

03.08.05




Chahid EL Hafed, 03/08/2005 (SPS) Le Front Polisario s’attendait à ce que le ministre des Affaires étrangères espagnoles, Miguel Angel Moratinos, désigne Rabat comme étant l’obstacle devant la solution légale du conflit préconisé par l’ONU et à ce qu’il condamne la répression contre les Sahraouis dans le territoires occupés du Sahara Occidental.

"M. Moratinos aurait du clarifier à l’opinion publique espagnole et internationale que le Maroc persiste toujours à bloquer les efforts de l’ONU et de la communauté internationale tendant à l’application des résolutions du Conseil de sécurité, qui exigent l’organisation du référendum d’autodétermination", a déclaré à SPS, le représentant du Front Polisario en Espagne, Brahim Ghali.

En réaction à une lettre ouverte sur le Sahara de M. Moratinos, publié mardi dans les colonnes du quotidien madrilène, El Mundo,  M. Ghali a souligné que le Polisario s’attendait également à ce que le ministre "lance un appel au Gouvernement du Maroc l’invitant à mettre un terme à la répression, aux tortures, aux procès iniques dans les territoires occupés du Sahara Occidental et à libérer les prisonniers politiques sahraouis, qui n’ont commis d’autre délit que celui de réclamer les libertés fondamentales, garanties par la Charte de l’ONU". (SPS)

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RASD/ONU/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES/ENLEVEMENT
Le Chef de l’Etat exhorte Annan à exiger du Maroc d’élucider le sort de 5 prisonniers politiques sahraouis enlevés de la prison noir d’El Aaiun



Bir Lehlou (territoires libérés), 03/08/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a adressé, mercredi matin, une nouvelle lettre au Secrétaire Général des Nations Unies (S.G), Kofi Anna, l’exhortant à "entreprendre les mesures urgentes nécessaires" pour éclaircir le sort de 5 prisonniers politiques sahraouis, enlevés de leurs cellules à la Carcel Negra, lundi dernier, par les services marocains de répression dans des circonstances "suspects".

Dans sa lettre adressée ce matin à M. Kofi Annan, la 4ème en moins de trois semaines, le Chef de l’Etat a exprimé son inquiétude à propos du sort des 5 prisonniers sahraouis enlevés, appelant l’ONU à intervenir immédiatement "partant de sa responsabilité du territoire, matérialisée par la présence sur le terrain de sa Mission MINURSO, pour connaître et localiser les lieux vers lesquels ses 5 personnes sahraouis enlevés ont été transféré".

L’enlèvement de ses activistes, assure le Président Abdelaziz, "s’est produit dans des circonstances des plus obscures et suspectes, sans préavis et sans que les autorités n’informent leurs familles ou avocats", ce qui pousse le Gouvernement sahraouie à craindre sur l’intégrité physique et psychologique de ses 5 victimes sans défense.

Il a en outre exhorté l’ONU à entreprendre les mesures nécessaires pour "garantir la sécurité" de ses victimes de "disparition forcée" et de faire pression sur le Maroc pour assurer la libération "immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis".

Le Chef de l’Etat a, d’autre part, considéré que la seule solution à cette situation humanitaire précaire qui prévaut depuis le mois de mai dernier dans les territoires occupés du Sahara Occidental réside dans l’application immédiate des résolutions onusiennes et l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui.

"Nous insistons, sur l’urgence, d’assurer les conditions politiques, sécuritaires et légales nécessaires pour l’application de la légalité internationale au Sahara Occidental", a déclaré le Président de la République, exprimant la satisfaction de son Gouvernement de la récente nomination de M. Peter van Walsum, au poste de Représentant Personnel du Secrétaire général pour le Sahara Occidental.

Les autorités coloniales marocaines avaient procédé, lundi, à l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains, détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le 20 juillet derniers, à savoir Ali Salem Tamek, Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud, rappelle-t-on.

Le Gouvernement sahraoui n’a pas tardé à exprimer sa crainte "sur l’intégrité physique et psychologique des 5 activistes sahraouis", brutalement enlevés par les forces marocaines de répression lundi matin de l’intérieure de leurs cellules à la Carcel Negra à El Aaiun, et transportés sans préavis à leurs familles ou leurs avocats à une destination inconnue, avait déclaré hier une source officielle sahraouie autorisée à SPS.

"Les 5 victimes sont toujours portées disparus. Leurs avocats et leurs familles n’ont aucune idées du sort que l’Etat marocain leurs a réservé", a souligné la même source.

D’autre part, plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé mardi matin (le 2 jour de l’enlèvement) une grève de faim illimitée en protestation contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de leur compatriotes.

La grève de la faim intervient, a indiqué la même source, comme une première étape de protestation contre l’enlèvement et la disparition de 5 activistes sahraouis de leurs cellules à la Carcel Negra par des agents des différents corps de répression marocaine. (SPS)

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