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SPS 03.08.04
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Vald Vertel (Autriche), 03/08/04 (SPS) Le Président
de la République autrichienne, Haenz Fischer, a reçu
vendredi un groupe d'enfants sahraouis en colonie de vacances en
Autriche, au cours d'une rencontre assisté par l'Association
Autrichienne d'Amitié avec le Peuple Sahraoui (AAAPS),
apprend-t-on de source proche de la représentation sahraouie en
Autriche.
M. Fischer a accordé une attention particulière à
ces enfants, chassés de leur patrie par la colonisation
militaire marocaine depuis 29 ans, qui se sont reproduit devant lui
scandant des chassons de leur patrie spoliée, a-t-on
indiqué.
La rencontre s'est déroulée en présence de la
Présidente de l'AAAPS, Karen Scheele, et de la
représentante de notre pays en Autriche, Mme. Najat Hamdi.
Mme Scheele devait exposer devant M. Fisher les conditions de vie de
ces enfants et de leur famille dans les camps de
réfugiées qui persiste encore pour cause de
l'intransigeance marocaine et son refus de se conformer à la
légalité internationale.
Par ailleurs, les enfants sahraouis ont été les
invités d'honneurs à un dîner, offert le même
jour par la Mairie de Gross Fighart, en présence des
personnalités de la province.
Les petits ambassadeurs sahraouis devaient également
participer à un marathon organisé par la Mairie de Haiden
Reich Stein, à l'invitation du Maire de la ville, Carl Bishler,
qui leur a accordé un prix honorifique au nom des citoyens de sa
province.
Dans une lettre qu'il avait adressée au Président de la
République, Mohamed Abdelaziz, en juin dernier, le Chef de
l'Etat autrichien avait exprimé sa préoccupation "des
développement politiques au Sahara occidental", déplorant
"les sérieuses endurances subies par le peuple", à cause
de l'occupation illégale de son territoire par le régime
expansionniste marocain, rappelle-t-on.
"Je vous assure que je poursuivrais mes efforts" pour
l'avènement d'une solution juste au conflit, "soutenant toute
proposition qui garantira une résolution pacifique et
équitable à cette cause", avait-il souligné.
- Le Parlement autrichien avait pour sa part adopté le 15
février dernier une résolution dans laquelle il avait
appelé à l'application du Plan Baker pour
l'autodétermination du peuple sahraoui conformément
à la résolution 1495 du Conseil de sécurité
adopté en juillet 2003, rappelle-t-on encore.(SPS)
060/090/100 032207 AOUT 04 SPS
SPS
ALGERIE/ONU/RASD/MAROC
Bouteflika: toute tentative d'inscrire le problème du Sahara
occidental dans un contexte algéro-marocain est un
procédé purement
dilatoire
ALGER,
03/08/2004 (SPS) Le président algérien, Abdelaziz
Bouteflika, a adressé un message au Secrétaire
général de l'ONU, Kofi Annan, dans lequel il clarifie de
nouveau la position de son pays vis-à-vis du conflit du Sahara
occidental et des relations de l’Algérie avec le Maroc, jugeant
toute tentative d'inscrire le problème du Sahara occidental dans
un contexte algéro-marocain, comme "un
procédé purement dilatoire".
Voici le texte
intégral de cette lettre, publié mardi par APS :
"M. le Secrétaire général et cher ami,
Depuis la démission de votre Envoyé personnel pour le
Sahara occidental, M. James Baker, il est fait état dans
certains milieux, et avec insistance, de démarches,
d'initiatives et de suggestions diverses en rapport avec la question du
Sahara occidental et avec le développement des relations
algéro-marocaines.
Je dois vous dire tout d'abord que je regrette profondément la
démission de M. James Baker, qui s'était
dévoué à trouver un règlement satisfaisant
à un problème qui se pose depuis maintenant une trentaine
d'années. Je le regrette d'autant plus que M. Baker
était parvenu à faire avancer sa solution jusqu'à
présenter des suggestions unanimement approuvées par le
Conseil de sécurité et que la bonne volonté des
deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, aurait
pu transformer en règlement
définitif.
L'objet de ma lettre est de vous préciser à nouveau la
position algérienne en ce qui concerne le problème
du Sahara occidental et également les relations
bilatérales algéro-marocaines. L'Algérie continue
de considérer la question du Sahara occidental comme un
problème de décolonisation, déjà pris en
charge en tant que tel par les Nations unies, et devant trouver son
dénouement à travers l'exercice de son droit à
l'autodétermination par le peuple sahraoui. La position de
l'Algérie repose donc sur la légalité
internationale et reflète les engagements de l'Algérie
entant que membre des Nations unies.
Ce conflit mettant en cause le peuple sahraoui et la puissance
occupante, c'est-à-dire le Maroc, tout règlement doit
nécessairement intervenir par accord entre ces deux
parties. Nous considérons donc comme un procédé
purement dilatoire toute tentative d'inscrire le problème
du Sahara occidental dans un contexte algéro-marocain, car
l'Algérie ne peut ni ne veut se substituer au peuple
sahraoui dans la détermination de son avenir.
En ce qui concerne les relations bilatérales entre
l'Algérie et le Maroc, je puis vous assurer une fois encore,
d'abord de notre volonté sincère de les
développer et de les élargir le plus possible, ensuite de
ce que nous n'opposons aucune condition préalable à
ce développement. Nous considérons de plus qu'il
n'y a aucune raison pour que la question du Sahara occidental
interfère dans nos rapports avec le Maroc,
l'Algérie n'ayant pas une part directe à ce conflit et,
comme je l'ai réaffirmé plus haut, l'Algérie ne se
comportant à ce sujet que comme un membre des Nations unies
soucieux du respect et de l'application des principes de la
Charte des Nations
unies.
Ayant ainsi clarifié la positon algérienne sur ces deux
points qui semblent donner lieu à certaines
spéculations, je vous prie d'agréer, M. le
Secrétaire général et cher ami, les assurances de
ma très haute et cordiale considération". (SPS)
010/090/700
031846 AOUT 04 SPS
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