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RASD/SECRETARIAT NATIONAL/SESSION
Le Secrétariat national appelle l’ONU à amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale
03.05.05



ِِِBir Lehlu (territoires libérés), 03/05/05 (SPS) Le Secrétariat National (SN) du Front Polisario, a appelé l’ONU et son Secrétaire général, Kofi Annan, à tout mettre en œuvre pour "amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale", saluant la dernière position de soutien à la "solution du conflit maroco-sahraoui sur la base du Plan Baker" exprimée par le parlement européen.

Réunie lundi à Bir Lehlou, en session extraordinaire, sous la présidence du Chef de l’Etat, Mohamed Abdelaziz, la plus haute instance politique du Front Polisario, a tenu à rappeler que "l’objectif de la Mission des Nations Unies au Sahara occidental n’est pas le maintien du cessez-le-feu mais l’organisation et la supervision d’une consultation référendaire pour mettre un terme à la colonisation du territoire sahraoui", a indiqué un communiqué de presse sanctionnant cette réunion.

Le Parlement Européen (PE), rappelle-t-on, avait exhorté les deux parties au conflit du Sahara Occidental, "le Maroc et le Front Polisario à progresser sur la base du plan Baker", pour résoudre le conflit du Sahara Occidental, le 27 avril dernier à Bruxelles, dans son "rapport annuel sur les droits humains dans le monde en 2004 et la politique de l'Union européenne en matière de droits de l'homme (2004/2151(INI)".

Voici le texte intégral du communiqué rendu publique lundi.

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Front Polisario
Secrétariat National

Communiqué de presse

Le Secrétariat National du Front POLISARIO a tenu le 02 mai 2005, sous la présidence de Mohamed Abdelaziz, une réunion extraordinaire.

Au cours de cette réunion, le Secrétariat National a passé en revue les derniers développements de la cause nationale sur les plans national, régional et international.

A cet égard, le Secrétariat a salué la persévérance et l’abnégation dont font montre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés et au sud du Maroc face à l’occupation et la répression des forces colonialistes marocaines et pour le respect des droits de notre peuple à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le Secrétariat National a écouté un rapport sur les dernières délibérations du Conseil de sécurité et la résolution 1598 sur le processus de décolonisation du Sahara occidental. Le Secrétariat tout en prenant note de la réaffirmation de la résolution 1495 par laquelle le Conseil a soutenu le Plan Baker, en tant que solution politique optimale du conflit, appelle le Secrétaire général des Nations Unies ainsi que le Conseil de sécurité de tout mettre en œuvre pour amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et respecter les droits nationaux du peuple sahraoui à travers la tenue d’un referendum d’autodétermination libre et transparent.

Le Secrétariat National tient cependant à rappeler que l’objectif de la Mission des Nations Unies au Sahara occidental n’est pas le maintien du cessez-le-feu mais l’organisation et la supervision d’une consultation référendaire pour mettre un terme à la colonisation du territoire sahraoui. C’est dire que les prorogations du mandat de la MINURSO ne trouvent justification que dans l’optique d’une action politique en vue de l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Le Secrétariat National a, à cet effet, réaffirmé l’engagement et la détermination du peuple sahraoui à continuer son combat légitime jusqu’à la satisfaction de ses droits nationaux.       

Le Secrétariat National a, d’autre part, enregistré avec satisfaction les deux dernières résolutions adoptées par le parlement européen appelant à la fois pour la poursuite de l’aide humanitaire de l’Union européenne en faveur des réfugiés sahraouis et soutenant la solution du conflit maroco-sahraoui sur la base du Plan Baker.

Le Secrétariat National a exprimé la gratitude du peuple sahraoui et ses remerciements à tous ceux qui, à travers le monde, lui témoignent de leur solidarité et particulièrement à l’Algérie sœur, sous la direction de S.E le président Abdelaziz Bouteflika.

Bir Lehlou, le 02 mai 2005." (SPS)

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SPS
NORVEGE/SAHARA OCCIDENTAL/MAROC/DIPLOMACY
L’Ambassadeur norvégien auprès du Maroc convoqué à Oslo pour consultations




ِِِOslo, 03/05/2005 (SPS) L’ambassadeur norvégien auprès du Maroc, Arne Aasheim, a été convoqué par le ministère des affaires étrangères de son pays pour consultations en raison de son soutien déclaré, à la télévision norvégienne, à des projets économiques dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a souligné à SPS M. Ronny Hansen, membre du comité norvégien de soutien au peuple sahraoui.

La Norvège a toujours été ferme "contre l’occupation marocaine du Sahara Occidental. De ce fait, les déclarations de l’ambassadeur et ses actions en faveur de l’occupation marocaine en général ainsi qu’en faveur de l’aide pour le développement et pour le soutien politique aux investissement dans les territoires occupés du Sahara Occidental n’a jamais eu l’aval du ministère des affaires étrangères norvégien", a précisé la même source.

Pour sa part, le Représentant sahraoui auprès des pays scandinaves, M. Lamine Yahiaoui, a indiqué à SPS, que "la position officielle norvégienne soutien le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et a depuis toujours soutenu les efforts des Nations Unies pour résoudre le conflit à travers l’organisation d’un référendum libre et transparent".

"La position de M. l’ambassadeur est d’autant plus incompréhensible, surtout qu’elle ne bénéficie pas du soutien du ministre norvégien des affaires étrangères, ni de celui de Finance, qui a catégoriquement interdit aux compagnies norvégiennes l’investissement, de quelques sortes que ce soit, dans les territoires occupés du Sahara Occidental", a précisé M. Yahyaoui.

"En bref, la politique norvégienne officielle condamne l’occupation illégale du Sahara Occidental et interdit tout soutien à l’investissement dans la région tant que la question politique n’est pas résolu conformément à la légalité internationale", a-t-il martelé.

Le diplomate sahraoui a enfin déclaré que son pays considère hautement la position de principe de la Norvège, "qui a toujours résisté les pressions des tuteurs du colonialisme marocain", a-t-il souligné, appelant le Gouvernement norvégien à "visiter les camps des réfugiés sahraouis et à s’enquérir de près de la situation sur le terrain".

Le Comité de soutien norvégienne, a en outré ajouté M. Hansen, organisera ce soir à Oslo une soirée publique, en présence de membres du Parlement, du ministère des Affaires étrangères et des journalistes, "pour faire passer des documentaires sur le Sahara Occidental", notamment sur les territoires occupés filmés récemment par deux journalistes, Mlle. Anne Torhild Nilsen et M. Radmund Steinsvag, de la compagnie de productions, "Berserk-productions".

Les principaux partis norvégiens, rappelle-t-on, ont déclaré le mois dernier leurs soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, appelant la Norvège à faire pression sur le Maroc pour mettre un terme à son exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental et à ses violations des droits humains dans les zones occupés du territoire non autonome.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité par le Congrès national biannuel du Parti du Travail Norvégien, tenu à Oslo entre le 7 au 10 avril 2005, les congressistes ont unanimement adopté une résolution "soutenant le Plan de paix" pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, connu aussi sous le nom du Plan Baker II.

Pour sa part, le Parti Socialiste de la Gauche norvégien (Sosialistisk Venstreparti, en langue norvégienne- SV), avait déclaré son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, dans une résolution adoptée par son congrès national tenu du 31 mars au 3 avril à Kristiansand (Norvège), rappelle-t-on encore. (SPS)

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/RESISTANCE
Toute solution au conflit du Sahara Occidental autre que le referendum est voué à l’échec, déclare Daddach



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El Aaiun, 03/05/2005 (SPS) Le Prix Rafto des Droits Humains et ex-prisonnier politique, Sidi Mohamed Daddach, a déclaré mardi au magazine marocain, "Le Journal Hebdo", que le referendum d’autodétermination demeure l’unique option pour une solution définitive et démocratique au conflit du Sahara Occidental.
Voici, ci-dessous le texte intégral de l’interview :

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Le Journal Hebdo-- 03/05/2005
 
Entretien- Mohamed Daddach: "Le référendum est la seule option envisageable"

Le Journal Hebdo - Vous identifiez-vous comme Sahraoui marocain ou Sahraoui tout court ?

Sidi Mohamed Daddach - J'ai lutté pour l'édification d'un Etat sahraoui indépendant qui jouisse pleinement de sa souveraineté. Je suis resté 25 ans en prison pour cette conviction à laquelle je m'attache toujours. Auparavant, nous avions pris les armes contre les Espagnols pour obtenir notre indépendance. Des centaines de mes compatriotes ont perdu la vie pour cette cause. Aujourd'hui, je souscris à la solution onusienne de l'autodétermination. Cette solution d'organiser un référendum, qui est une concession de la part du Front Polisario, est à la fois la plus appropriée et la plus démocratique. Toute autre proposition n'aboutira à aucun résultat.

J.H- Pourquoi cette solution est-elle difficilement applicable comme le dit l'ONU elle-même ?

S.M.D- Si les intentions étaient bonnes, il n'y aurait pas eu de problèmes pour aller dans cette voie. Si l'on voulait réellement construire le Maghreb Arabe, on aurait depuis longtemps fait ce que disait Hassan II, à savoir: "marcher la main dans la main jusqu'aux urnes".

J.H- A qui prêtez-vous ces mauvaises intentions ?

S.M.D - C'est au Maroc qu'incombe la plus grande part de responsabilité. La preuve: c'est le pouvoir marocain qui prétend que la voie du référendum est caduque. En attendant, le peuple sahraoui se trouve lésé avec des familles dispersées. Il faut organiser ce référendum qui est la seule solution définitive pour ce conflit. Aujourd'hui, je lutte pour créer une association qui exige l'organisation de ce référendum.

J.H- Pensez-vous que le Polisario vous rendra bien votre dévouement en vous garantissant un Etat démocratique ?

S.M.D - De par le monde, il n'y a plus d'autres voies de gouvernance que la démocratie. Il est trop tôt pour juger aujourd'hui, si le Polisario est démocratique ou pas puisqu'il ne s'agit que de réfugiés. Il faut savoir néanmoins que contrairement à toutes les milices armées du monde, qui généralement détruisent tout sur leur passage, le Polisario n'a jamais commis de tels actes.

J.H- Pourtant, il y a bien des Sahraouis comme vous, qui ont fui les camps de
Tindouf pour rentrer au Maroc et qui ne cessent de dénoncer les agissements du
Polisario…

S.M.D - Il faut savoir que vers la fin des années 80, le Polisario est passé par une période difficile. Deux options se présentaient alors aux réfugiés : résister ou bien revenir. Il y en a donc qui ont choisi de continuer de résister alors que d'autres ont décidé de rentrer. Ces derniers n'étaient rien au Polisario et se sont retrouvés dignitaires au Maroc. En contrepartie, ils sont tenus de raconter de telles affabulations. Mais ce ne sont que des paroles en l'air.

J.H- Ne pensez-vous pas que le Polisario se fait manipuler par l'Algérie ?

S.M.D - Le soutien que l'Algérie apporte au Polisario n'est pas à dissocier de son soutien au peuple Palestinien ou encore au Timor. Il faut savoir que le Maroc, à maintes reprises, a fait des offres à l'Algérie contre le retrait de son soutien au Polisario mais qu'elles ont été déclinées.

J.H- Que pensez-vous de l'évolution des droits de l'Homme au Maroc ?

S.M.D - On espérait beaucoup de l'IER. D'autant que je connais bien son président pour l'avoir côtoyé en prison. Le personnage était pour moi un gage d'indépendance de cette instance. Mais on s'est rendu compte que ce n'est pas le cas. Nous avons préparé un mémorandum que nous avons soumis à l'IER lui demandant d'entamer un dialogue avec nous, mais rien n'a été fait alors qu'on s'attendait à ce qu'elle puisse répondre à nos doléances urgentes. Pire, notre mémorandum n'a été publié sur le site de l'Instance qu'en janvier dernier après qu'Amnesty ait relevé ce manquement. Et même dans la traduction, ils ont omis de reproduire fidèlement nos propos.

J.H- Mais c'étaient quoi, ces doléances ?

S.M.D - D'abord, la restitution des passeports confisqués en 2003 à un groupe de 13 personnes qui se rendaient à Genève et dont je faisais partie. Nous avons demandé également à ce que les gens qui ont été abusivement licenciés en raison de leur position politique retrouvent leur travail. Et enfin, d'apporter toute la lumière sur le sort des centaines de Sahraouis disparus." (SPS)

060/090/000 032132 MAI 05 SPS


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