SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/AMNESTY INTERNATIONAL
AI exprime son inquiétude de la détention et torture par le Maroc des défenseurs des droits humains au Sahara occidental
02.08.05




Genève, 02/08/2005 (SPS) Amnesty International a exprimé, lundi dans une déclaration publique publié sur son site web, son inquiétude de l'arrestation et détention "de six défenseurs des droits humains au Sahara occidental", appelant les autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les cas de tortures contre des activistes sahraouis et de veiller à identifier et traduire en justice tout représentant de l'État colonial marocain "ayant ordonné, utilisé ou approuvé la torture".

"Amnesty International craint que les militants des droits humains arrêtés, torturés ou présentés à la justice ne l'aient été que parce qu'ils avaient parlé des violations les plus récentes des droits fondamentaux des personnes. Des actes d'agression, de harcèlement et d'intimidation de défenseurs locaux des droits humains et de journalistes par des agents de l'État avaient déjà été signalés auparavant, avec même des périodes de détention pour certains d'entre eux", a notamment souligné la déclaration.

Le texte évoque les cas de MM. Mohamed El Moutaouakil, Houssein Lidri, Brahim Noumria, Larbi Messaoud, Ali Salem Tamek et Mme. Aminatou Haidar, "tous les six ont une longue histoire en tant que défenseurs des droits humains; ils ont contribué à rassembler des informations et à faire connaître les violations des droits humains dans leur pays", qui a été envahie en 1975 par les forces d’occupation marocaine.

Les six activistes auraient été ciblés, "en raison de leur action en faveur des droits humains au cours de la période récente, ou de leurs prises de position ouvertement en faveur de l'indépendance du Sahara occidental", ajoute le texte.

Selon l’organisation deux des activistes, détenus depuis le 20 juillet dernier, ont été soumis aux pires méthodes de torture dans les locaux secrets de détention et torture des autorités marocaines à El Aaiun.

MM. Houssein Lidri et Brahim Noumria, auraient "été suspendus dans des positions contorsionnées, mains liées avec un bandeau sur les yeux et frappés sur des parties sensibles du corps ; une substance chimique aurait été versée sur eux et des brûlures, à l'aide de cigarettes et de flammes, leur auraient été infligées. Bien que les deux hommes aient, dès le 21 juillet, informé les autorités judiciaires qu'ils avaient subi des actes de torture, aucune enquête n'a à notre connaissance été ouverte sur ces allégations", déplore Amnesty international.

Pis encore l’un d’entre eux, M. Houssein Lidri, ex-victime de déportation forcé et professeur de philosophie, a même "été torturé à nouveau pendant plusieurs heures le 22 juillet", malgré qu’il avait informé les autorités judiciaire coloniale de la torture qu’il a subi dés son arrestation deux jours auparavant exigeant une expertise médicale.

L’activiste a, d’ailleurs, dévoilé mercredi dernier dans un témoignage accablant qu’il a réussi a communiqué de la Carcel negra d’El Aaiun, les atrocités auxquelles il a été soumis depuis son arrestation le 20 juillet dernier et durant les interrogatoires dans les locaux des autorités coloniales marocaines.

Bien que les six victimes soient poursuivit par les autorités coloniale marocaine "en raison de leur participation et de leur soutien présumés à un rassemblement armé", l’organisation international affirme que ces "récentes arrestations des six défenseurs des droits humains ont eu lieu dans un contexte de répression de manifestations à forte connotation politique qui ont débuté fin mai 2005" dans les villes occupés du Sahara Occidental et au sud du Maroc.

L’ONG a en outre souligné que, malgré que "la plupart de ces manifestations étaient pacifiques", les forces marocaines de sécurité ont été accusées par "des observateurs indépendants" d'avoir fait "un usage excessif de la force" et d'avoir "torturé et maltraité les manifestants placés en détention".

L’organisation a enfin exigé du Gouvernement marocain "d'ouvrir immédiatement une enquête sur les allégations de torture concernant Houssein Lidri et Brahim Noumria et de veiller à ce que ces derniers reçoivent les soins médicaux que leur état pourrait nécessiter, de garantir à tous le droit à un procès équitable, notamment en veillant à ce qu'aucune déclaration obtenue sous la contrainte ne soit utilisée pour obtenir une condamnation, de veiller à identifier et traduire en justice dans les meilleurs délais tout représentant de l'État ayant ordonné, utilisé ou approuvé la torture, de respecter le droit des défenseurs des droits humains à rassembler et diffuser des informations concernant les droits humains sans avoir à craindre de représailles". (SPS)

060/090/ALG 021252 Jul 05 SPS



SPS
TERRITOIRES OCCUPES/IINTIFADA/ONU
Lettre ouverte des prisonniers politiques sahraouis au Président de la Sous Commission des droits de l’Homme  de l’ONU
 



El Aaiun (territoires occupés) 02/08/2005 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis ont adressé lundi au Président de la Sous Commission des droits de l’Homme  de l’ONU une lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent les violations systématiques des droits humains au Sahara Occidental et les conditions de détention dans la Carcel negra (prison noire), appelant l’ONU à agir sans délai pour organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
 
"Il est maintenant établi que l’Etat du Maroc a renié ses engagements signés dans les conventions internationales des droits de l’Homme", a relevé la lettre, citant à titre d’exemples "les enlèvements, les arrestations arbitraires, les tortures au centre secret PC-CMI", ainsi que "la répression érigée en système d’Etat contre les civils sahraouis, en plus de la fermeture du territoire aux visiteurs étrangers".
 
Pour les 24 signataires de cette lettre, dont une copie est parvenue à SPS, "la situation qui prévaut dans le territoire sahraoui depuis le 21 mai 2005 est une autre face de terrorisme d’Etat", estimant que cela requiert "une initiative exceptionnelle de la part de la communauté internationale afin de protéger les Sahraouis et d’urger dans l’organisation du référendum d’autodétermination".
 
Revenant sur leurs conditions d’incarcération les prisonniers politiques sahraouis ont indiqué que la Carcel negra, où ils sont "entassés comme des sardines", manque des plus minimes conditions humaines (….) où les prisonniers souffrent de maladies dans un lieu insalubre, sans eau et où les locataires s’empilent les uns sur les autres jour et nuit, en plus de la sous alimentation et l’encouragement du trafic des stupéfiants".
 
En outre la lettre reviendra longuement sur "les formes de tortures cruelles" dont ils étaient l’objet durant leur garde à vue, "les sévices et autres ecchymoses bien visibles sur nos corps durant les jugements iniques" intentés contre eux par les tribunaux marocains.
 
A cet égard, ils ont relevé, exemples à l’appui, "les lourdes peines" prononcés contre quelques uns parmi eux, qui "s’échelonnent de 5 et 20 ans de prison ferme, comme le cas particulièrement choquant de ce vieux de 59 ans, père de dix enfants, dont l’un en bas âge, qui a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir participé à une manifestation pacifique. (SPS)

010/090/120 021642 Août SPS




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SPS
RASD/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES
La RASD craint sur l’intégrité physique de 5 activistes sahraouis des droits humains enlevés par les autorités marocaines




Chahid El Hafed (camps des réfugiés sahraouis), 02/08/2005 (SPS) Le Gouvernement sahraoui "craint sérieusement sur l’intégrité physique et psychologique des 5 activistes sahraouis", brutalement enlevés par les forces marocaines de répression lundi matin de l’intérieure de leurs cellules à la Carcel Negra à El Aaiun, et transportés sans préavis à leurs familles ou leurs avocats à une destination inconnue, a déclaré une source officielle sahraouie autorisée à SPS.

"Le Gouvernement sahraoui craint sérieusement sur l’intégrité physique et psychologique des 5 activistes sahraouis, enlevés de leur cellules de la Carcel Negra à El Aaiun, par les services marocains de répression, en un nouvel acte ignoble de banditisme. Les 5 victimes sont toujours portées disparus. Leurs avocats et leurs familles n’ont aucune idées du sort que l’Etat marocain leurs a réservé", a souligné la même source contacté par la SPS au sujet de l’enlèvement hier des activistes sahraouis, MM. Mohamed El Moutawakil, Houssein Lidri, Brahim Noumria, Larbi Messaoud et Ali Salem Tamek.

La source officielle a en outre assuré que la partie sahraouie "n’écarte pas la possibilité de l’exécution sommaire par les autorités marocaines de ses activistes", à l’image de semblable actes que Rabat a déjà commis contre des victimes sahraouis au années 70 et 80, "quand elle exécutait les civils sans défense en les jetant des hélicoptères ou en les enterrant vifs dans des fosses collectives", a-t-elle averti.

Le Gouvernement de la RASD, a ajouté la même source, appelle la communauté internationale et tous les organisations et les instances internationales à exercer une pression urgente sur l’Etat marocain pour qu’il fait la lumière sur ces nouvelles victimes des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental.

"La Communauté internationale et tous les instances et organisations internationales des droits humains sont appelé, plus que jamais, à intervenir immédiatement pour empêcher un nouveau drame et un nouvel crime contre l’humanité de se produire au Sahara Occidental. Ou alors des victimes, il faut le souligné, seront des personnes dont le seule crime est d’avoir défendus des principes et des droits légitimes et d’avoir crus en la légalité internationale", a déclaré la source officielle sahraouie à SPS.

Questionné sur les brides d’informations parlant du transfert de ces activistes vers d’autres prisons dans des villes marocaines, la source officielle sahraouie a souligné qu’aucune "information non officielle ne peut être prise en considération. Ce qui veut dire que pour le Gouvernement sahraouie, et selon nos informations, même pour les familles des victimes les 5 activistes sont des victimes de disparition forcée et resterons considérés comme tels jusqu’à la révélation officielle de leur sorts par le Gouvernement marocain ou par des organisations internationales compétentes".

"L’arrestation et la détention des activistes en elle-même était un acte plus qu’illégale, alors que leur enlèvement de leurs cellules comme ça, en plus d’être illégale, est un acte de banditisme que la communauté internationale n’aura pas d’excuse à donner à leurs familles en le tolérant", a martelé la même source. (SPS)

060/090/ALG 021619 Jul 05 SPS




SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/PRISON NOIRE/GREVE DE FAIM
Les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim de protestation contre l’enlèvement de 5 de leurs compatriotes




El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental), 02/08/2005 (SPS) Plus de 29 prisonniers politiques sahraouis détenus dans la prison noire d’El Aaiun ont entamé ce matin une grève de faim de protestation illimitée contre l’enlèvement par les autorités de répression marocaines de 5 de leur compatriotes hier matin, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.

La grève de la faim intervient, a indiqué la même source, comme une première étape de protestation contre l’enlèvement et la disparition de 5 activistes sahraouis de leurs cellules à la Carcel Negra par des agents des différents corps de répression marocaine.

"Les grévistes exigent des autorités coloniales le retour immédiat de leurs compatriotes, la mise à un terme aux exactions et violations des droits de l’homme dans le Sahara Occidental et des droits des prisonniers politiques sahraouis, qui souffrent non seulement des conditions précaires de la prison noire d’El Aaiun mais aussi du mauvais traitement, de la torture et du manque des conditions fondamentales de jugements équitables", a indiqué la même source.

Les autorités coloniales marocaines ont procédé, lundi, à l’enlèvement de 5 activistes sahraouis des droits humains, détenus à la Carcel Negra d’El Aaiun depuis le 18 et le 20 juillet derniers,sans préavis aucun à leurs familles ou à leurs avocats, a-t-on indiqué.

"Les services marocains de répression ont procédé dans la matinée de ce lundi à l’enlèvement par la force des activistes des droits humains, Ali Salem Tamek, Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud. Ils ont été ensuite transféré dans des conditions précaires en dehors des territoires sahraouis, selon les premières informations", avait reporté le correspondant de la SPS lundi.

Pour sa part, l’activiste sahraouie des droits humains, Mme. Aminetou Haidar, avait entamé, lundi à la Carcel negra d’El Aaiun, où elle est emprisonnée sans jugement depuis le 17 juillet dernier, une grève de faim limitée de 48 heures, pour exiger un traitement décent et des conditions minimales de détention et a déclaré son soutien à cette action de protestation des autres prisonniers politiques sahraouis. (SPS)

060/090/ALG 021657 Jul 05 SPS


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