SAHARA PRESS SERVICE

02.06.01

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ESCARMOUCHES
Escarmouches entre Sahraouis et colons marocains appuyés par l'administration d'occupation

Dakhla (Territoires Occupés), 02/06/01 (SPS) &endash; Des pêcheurs parmi la colonie marocaine dans la ville occupée de Dakhla (500 KM au sud d'El-Aaiun), ont martyrisé le 27 mai dernier, le citoyen sahraoui, Karim Chtouki, qui se faisait pressant sur se faire payer ses dettes contractées par deux Marocains, proches du commissaire divisionnaire de Dakhla et qui habitaient dans sa maison.

Les protégés du commissaire, Brahim Ben Sammi, son gendre et son frère, sèmant la terreur dans la ville, ont roué de coups de bâtons et battu à mort M. Karim qui, gisant sans connaissance sur le trottoirs d'une rue, a été secouru et conduit à l'hôpital par des passants Sahraouis.

Pour protester contre ces actes de banditisme, fréquents depuis quelques temps dans la ville, les citoyens sahraouis ont tenu un sit-in devant le commissariat de police pour protester contre l'impunité des protégés du commissaire qui n'ont pas été inquiétés outre mesure.

Estimés à plus de 100.000 personnes arrivées par plusieurs vagues depuis l'occupation du territoire en 1975, les colons marocains peuplent les côtes atlantiques du Sahara Occidental où il ont établi un commerce florissant de capture et de vente de poulpes et autres crustacés dont regorgent les eaux territoriales sahraouies (1300 km), classées parmi les plus poissonneuses du monde.

Le 26 octobre 2000, un autre citoyen sahraoui avait été trouvé assasiné dans la même ville de Dakhla sans que le meurtrier, un pêcheur marocain ayant pignon sur rue, ne soit poursuivi ni inquiété. Les parents de la victimes, Cherif ould Bamba ould Ghailani, n'avaient pas voulu inhumer le corps avant une autopsie ce que les autorités avaient refusé.

Son père, Bamba Ould El-Ghailani, un rescapé de Ghalat-Magouna où il a passé quinze ans, libéré en 1991, avait été assassiné peu avant son fils dans une ''accident'' de voiture, un procédé typique des services spéciaux marocains, rappelle-ton.

Depuis le début des événements sanglants dans les territoires occupés, en septembre 1999, au moins sept personnes ont trouvé la mort dans des circonstances suspectes, selon un décompte tiré à partir de communiqués officiels par la SPS.

L'assassinat le plus atroce, relevé en février dernier par les observateurs, était celui de Rena Ould M'Barek, mort sous la torture au commissariat de police de Smara (est de El-Aaiun) dont la dépouille mortelle n'a pas été remise à sa famille pour l'inhumer selon les rites réligieux. Les autorités d'occupation se sont bornées à remttre sa montre et sa bague à sa mère, rappelle-t-on encore. (SPS)

010/GNV/110 021642 MAI 01 SPS

Dépêches

Sommaire juin

Sahara Press Service: spsrasd@wisssal.dz NOUVEAU