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SPS 02.03.04
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Chahid El Hafed, 02/03/2004 (SPS) Le 5 mars prochain marquera la date des
premières visites entre des familles sahraouies séparées
depuis 28 ans par la colonisation marocaine de leur territoire, qui a construit
pour les circonstances un mur de défense de plus de 2.000 Km, truffé
de mines, de chars blindés et d'armement lourd, gardé par plus
de 120.000 soldats, a-t-on annoncé de source officielle.
Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (UNHCR), a annoncé
avoir reçu l'aval des autorités d'occupations marocaines et
du Front Polisario pour débuter dans l'organisation de ces visites
devant permettre aux bénéficiaires des deux côtés
du mur de se retrouver cinq jours dans leurs foyers respectifs, munis de
laisser-passer onusien et avec les garanties nécessaires pour leur
sécurité et leur libre déplacement.
Le Maroc n'a accordé la permission qu'aux habitants d'El Aaiun, la
capitale occupée de la RASD, alors que le Front Polisario a annoncé
que les formulaires sont accessibles depuis quelques jours à tous
les citoyens dans les camps de réfugiés, pour leur enregistrement
direct par les fonctionnaires du HCR, a-t-on indiqué.
L'organisation onusienne a distribué une note expliquant les conditions
que doivent remplir les postulants à ces déplacements. Les
parents directs (père, mère, époux, épouse, fils,
filles, soeurs et frères) sont les seuls acceptés et les visiteurs
seront convoyés par le HCR à leur lieu de destination à
travers des avions de l'ONU et par les voitures de l'Organisation dans les
villes occupées et dans les camps de réfugiés.
Le HCR met également à la disposition de ces personnes, qui
se déplaceront tous les vendredis de la semaine pour revenir les mercredis
de la même semaine, des numéros de téléphone pour
le contacter en cas de besoin, a-t-on précisé.
Le Front Polisario ''accueille favorablement cette initiative onusienne'',
a-t-on annoncé de source officielle, en ce sens que ''cette initiative
humanitaire permettra à des familles séparées par le
mur de la honte depuis plus d'un quart de siècle de se retrouver ne
serait-ce qu'un laps de temps''.
''Un autre aspect, et pas le moindre, ces visites contribueront à
démentir la propagande du Gouvernement marocain, axée sur ce
qu'il appelle la séquestration des réfugiés sahraouis'',
a relevé la même source, estimant qu'elles (visites) ''permettront
de dévoiler le véritable visage de l'occupation marocaine,
qui maintient le territoire sahraoui sous le joug colonial''.
''Les véritables séquestrés sont ceux qui croupissent
depuis 28 ans dans des villes maintenues en états de siège
permanents et interdites aux médias étrangers, observateurs
et autres ONG indépendantes'', a ajouté la même source.
Pour le Front Polisario ces mesures de confiances doivent être un prélude
à l'ouverture du territoire sahraoui pour permettre aux observateurs
internationaux indépendants de s'informer d'eux même sur place
sur ''le climat de terreur et de répression qui règne dans
les territoires occupés du Sahara occidental, ainsi que des difficiles
conditions de vie imposées à nos citoyens sous l'occupation''.
Toutefois, le Front Polisario souhaite que cette initiative ''constitue un
pas vers la solution juste, définitive et durable du conflit, qui
passe inévitablement par l'organisation d'un référendum
d'autodétermination libre, juste et transparent sous les auspices
de l'ONU, à même de mettre fin à la tragédie du
peuple sahraoui et d'instaurer un climat de paix et de stabilité,
bénéfique à tous les peuples de la région. (SPS)
010/090/100
021921 mar 04 SPS
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