SAHARA PRESS SERVICE

01.11.01

SPS 001
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
La volonté du peuple sahraoui doit être repecté, déclare la vice-présidente du Parlement européeen

Chahid El-Hafed (camps des réfugiés), 01/11/01 (SPS) - La vice-présidente du Parlement Européen, Mme. Cathérine Lalumière, a insisté, jeudi sur la nécessité de respecter la volonté du peuple sahraoui dans la recherche d'une solution pacifique du conflit qui l'oppose au Maroc, mettant en exergue le danger de l'impasse actuelle.

''La volonté du peuple sahraoui doit être repecté'', a-t-elle déclaré à la SPS à l'issue de l'audience que lui a accordé le Président de la République, M. Mohamed Abdelaziz, en présence des membres de la délégation parlementaire européenne qui l'accompagne.

Etant convaincue que la solution du conflit ''passe bien évidemment par un référendum'', Mme Lalumière, a constaté que ''la situation ne peut pas durer comme cela'', estimant que ''le statu-quo est très dangereux''.

''Très impressionnée'' par ''un peuple extrêmement courageux et déterminé puisque, depuis 27 ans, il vit dans des conditions très dures'', la vice-présidente du Parlement Européen a souligné que sa délégation repart ''avec la volonté pour mettre toute notre influence de parlementaires européens pourqu'on ne laisse pas ce problème sans solution''.

Ayant passé ''deux jours en contact avec le peuple sahraoui'', Mm. Lalumière a qualifié son séjour d'''extrêment intéressent'', formulant l'espoir que ''les suites de ce voyage seront utiles pour le peuple sahraoui''.

Arrivée mardi en fin d'après-midi, ''la délégation ad hoc Sahara Occidental'' du Parlement Européen a quitté jeudi les camps de réfugiés. Elle a eu plusieurs entretiens avec les responsables politiques du Front Polisario et de la RASD et a visité plusieurs wilayas ainsi que des institutions politiques et sociales.

Un accueil populaire lui été reservé à la wilaya de Smara au cours duquel les ONG sahraouies et étrangères opérant avec les réfugiés sahraouis ont exprimé leurs préocuations devant le blocage du plan de paix par le Maroc et ont insisté pour sa remise sur les rails afin de mettre un terme au calvaire du peuple sahraoui qui dure depuis plus de 27 ans.

Le chef de l'Etat, le président du Parlement, le premier ministre, le coordonateur avec la Minurso, la société civile sahraouie, tous ont été unanimes à exprimer leur rejet catégorique de la proposition marocaine du projet de l'accord-cadre. (SPS)

010/090/100 012130 nov 01 SPS

SPS 002
RASD/ONU/MAROC
Mohmed Abdelaziz ; un état sahraoui indépendant, un élément de stabilité dans la région.

Aousserd (Camps de réfugiés), 01/11/01 (SPS) - Le Président, Mohamed Abdelaziz, a déclaré jeudi qu'un état sahraoui indépendant est un élément de ''stabilité'' dans la région du Maghreb, alors qu'une solution basée sur ''le déni'' du droit du peuple sahraoui sera voué à ''l'échec''.

Dans un discours prononcé à l'ouverture de la session parlementaire d'automne du Conseil National Sahraoui (CNS), à la wilaya d'Aousserd, le Président a souligné à l'intention de ''ceux qui lient la stabilité du Maroc à la solution du conflit au Sahara Occidental, qu'un état sahraoui indépendant (.) sera un grand apport et une meilleure garantie de la stabilité (.) au Maghreb et dans toute l'Afrique du Nord''.

Il a ensuite averti que ''toute solution qui ne soit pas basée sur le droit international et le respect du principe de l'autodétermination du peuple sahraoui, est une solution déloyale qui sera vouée à l'échec''.

S'adressant à la délégation du Parlement Européen (PE) qui assistait à cette séance d'ouverture du CNS, M. Abdelaziz a appelé l'UE, la Commission Européenne et le PE à jouer un rôle prépondérant dans ''la décolonisation'' du Sahara Occidental ''en s'attachant à la légalité internationale''.

Pour le Président, il est ''inconcevable de négocier des solutions boiteuses'', en référence au projet de l'accord-cadre présenté par le Maroc, estimant qu'il ne contribuera qu'à ''compliquer le problème et porte en lui les germes de l'escalade et de l'affrontement'' armée.

''Nous ne voulons aucunement que soit répété, sous un nouveau paravent, le drame auquel ont été soumis le peuple sahraoui et le peuple marocain durant deux décennies'', a-t-il martelé en référence à la guerre engendrée par l'invasion militaire marocaine du territoire sahraoui en 1975.

Par ailleurs, le Président a averti des dangers de la visite entreprise par le roi du Maroc dans les territoires sahraouis occupés et l'implication des intérêts étrangers pour le pillage des richesses naturelles sahraouies.

Dans cette optique, le chef de l'Etat a déploré que ''le mutisme affiché par le Conseil de sécurité, l'ONU et la communauté internationale'' vis à vis des contrats signés dernièrement par deux sociétés, américaine et française, pour la prospection pétrolière au large des côtes sahraouies.

Il a en outre attiré l'attention de la communauté internationale sur la situation des populations sahraouies dans les territoires occupés et au Sud Maroc, relevant qu'elles sont gouvernées ''d'une main de fer sous le contrôle du dispositif répressif marocain, où les principes les plus élémentaires qui régissent les droits humains sont violés systématiquement''.

Il a en outre réclamé la libération des prisonniers politiques sahraouis et à leur tête le célèbre détenu à perpétuité, Sidi Mohamed Dedach, devenu le symbole du combat pour la liberté.

Concernant l'expérience démocratique du peuple sahraoui qui a été construite ''malgré les immenses difficultés inhérentes à l'occupation militaire de notre territoire aux conditions d'exil'',

M. Abdelaziz a relevé que son peuple a crée des institutions démocratiques capables de lui garantir les libertés fondamentales et les droits économiques et sociaux.

''La constitution de l'Etat sahraoui garantie l'égalité des citoyens indépendamment de leur race, leur couleur et leur confession, ainsi que la liberté d'expression et le droit de postuler à aux élections'', a-t-il ajouté.

Le président a enfin souligné que ''la culture sur les droits humains, la transparence et l'honnêteté ont toujours présidé à nos élections locales et nationales et ont figuré toujours parmi les priorités de notre jeune expérience démocratique''. (SPS)

010/090/100 011941 oct 01 SPS

SPS 003
RASD/PARLEMENT/SESSION
Ouverture de la cession d'automne du Conseil National Sahraoui (Parlement)

Aousserd (Camps de réfugiés), 01/11/01 (SPS) - Le Conseil National Sahraoui (CNS) a ouvert jeudi sa session d'automne à la wilaya d'Aousserd, en présence du président Mohamed Abdelaziz, des membres du Secretariat National et du gouvernement.

Le séance d'ouverture a été assistée également par la ''délégation ad hoc Sahara Occidental'' du Parlement Européen, conduite par Mme. Cathérine Lalumière, qui séjourne dans les camps de réfugiés sahraouis depuis mardi dernier.

Cette session aura à évaluer le travail de l'équipe gouvernementale pour l'année écoulée et à adopter le programme de l'an 2002, a indiqué le Président du CNS, M. Salem Lebsir, dans son allocution d'ouverture.

''Nous avons construit une expérience démocratique qui s'enrichie tous les jours'', a-t-il souligné devant une parterre de 51 parlementaires, qui constitue cette institution.

S'adressant aux parlementaires européens, M. Lebsir a ''hautement apprécié la position de soutien constant du Parlement Européen'', appelant cette délégation parlementaire du PE à ''oeuvrer pour la mise en oeuvre du plan de paix onusien au Sahara Occidental''.

Le Président du CNS a par ailleurs évoqué ''la lutte inlassable de nos populations dans les territoires occupés'', appelant à ''la libération des prisonniers d'opinion sahraouis dans les prisons marocaines'' et à ''l'ouverture du territoire saharoui aux observateurs et aux médias internationaux''.

Elu en mai dernier pour une durée de 18 mois, le CNS est une institution pour "la législation et le contrôle de toutes les instances du mouvement (F. Polisario) et de l'Etat" ayant les prérogatives de promulguer des lois et de les abroger selon les termes de la constitution, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/100 011429 nov 01 SPS

SPS 004
RASD/PARLEMENT EUROPEEN
La société civile sahraouie demande à l'UE d'agir pour mettre fin aux ''blocages marocains'' du plan de paix au Sahara Occidental

Smara (camps de réfugiés), 01/11/2001 (SPS) - Les représentants de la société civile sahraouie ont demandé à l'Union européenne (UE) d'agir pour mettre fin aux ''blocages systématiques par le Maroc, avec la complaisance de plusieurs acteurs internationaux'', du plan de paix au Sahara Occidental.

Dans une déclaration lue mercredi devant la délégation parlementaire européenne, en visite dans les camps de réfugiés, et dont la SPS a reçu une copie, des organisations et associations sahraouies ont appelé l'UE à agir pour faire cesser les ''violations systématiques des droits de l'homme dans les zones occupées du Sahara Occidental par les forces marocaines''.

Elles ont demandé aussi que soit mis fin aux ''pillages des richesses et ressources naturelles du territoire par l'occupant marocain'' et denoncé, à cet sujet, ''les contrats signés récemment entre la puissance occupante et plusieurs sociétés pétrolières''.

''Les ventes d'armes au Maroc, implique dans une guerre d'occupation illégale au Sahara Occidental'', doivent également cesser souligne la déclaration.

Les représentants de la société civile sahraouie ont demandé d'autre part à l'UE d'intervenir pour favoriser la tenue, sans retards additionnels, du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, tel que prévu dans le plan de paix adopté par l'ONU et les accords de Houston, acceptés par le Maroc et le Front Polisario, ''unique solution juste et durable du conflit, et d'éviter ainsi le retour à la guerre''.

La déclaration a interpelé l'UE à intervenir pour obtenir ''la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers d'opinion sahraouis et l'éclaircissement du sort des centaines de disparus'' ainsi que ''le libre accès'' d'observateurs indépendants aux territoires sahraouis pour ''s'enquérir de la situation dans les zones occupées''.

Le texte a souligné par ailleurs la nécessite d'introduire des ''mecanismes de contrainte qui obligeraient les parties à respecter le résultat du référendum d'autodétetermination''.

Les organisations et associations sahraouies ont saisi l'occasion de la visite de la délégation parlementaire européenne, présidée par Mme cathérine lalumière, pour dénoncer ''toute solution autre que celle qui permet au peuple sahraoui d'éxercer pleinement son droit à l'autodétermination, en particulier (...) La solution dite 'troisième voie' ou 'accord cadre sur le statut du Sahara Occidental' contraire au plan de paix accepté par les deux parties au conflit''.

Elles ont appelé, enfin, l'UE à reconnaître la Republique Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en tant que ''pression politique pour mettre un terme au colonialisme marocain au Sahara Occidental''. (SPS)

030/090/700 011912 nov 01

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