SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/ESPAGNE/SOLIDARITE
Les écrivains espagnols remettent à Zapatero une nouvelle liste de pétitionnaires

01.10.04


Madrid, 01/10/2004 (SPS) Le groupe initiateur de la lettre adressée au Chef du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a remis jeudi, au Palais de La Moncloa, une actualisation de 400 autres signatures d'écrivains, artistes et autres personnes du monde des médias en plus des signatures d'un premier groupe de 2000 citoyens espagnols et autres sahraouis des zones occupées et des camps de réfugiés.

La lettre a été remise par ses initiateurs en présence de la Présidente de la Plate forme Femmes Artistes, Christina del Valle, et du représentant du Front Polisario pour la communauté de Madrid, Abdoullah Arabi.

Voir le texte intégral de cette lettre traduite de l'espagnol par SPS.

" M. José Luis Rodríguez Zapatero
Président du Gouvernement Espagnol

Monsieur le Président:

Dans l'esprit de la lettre que nous vous avons envoyé le 19 juillet passé, nous voulons actualiser la liste des signataires, aussi bien des personnes appartenant au monde la communication et de la culture ou d'autres citoyens et citoyennes.

Nous espérons que votre Gouvernement adopte une position claire et ferme vis à vis de l'application de la légalité internationale. Nous suivons autant les déclaration de vos ministres et vos Secrétaires d'Etat.

Nous continuons de comprendre les difficultés existantes pour concilier la Droit international avec la stabilité du Maroc, mais nous ne renonceront pas dans notre sollicitude de voir le Sahara Occidental recevoir le traitement de justice qu'elle mérite, partant de la responsabilité historique et juridique de l'Etat espagnol.


Comme vous le constatez, la liste des signataires accroît de jour en jour. Des personnalités de l'envergure de José Saramago, Federico Mayor Zaragoza, Antonio Gala, Pilar Bardem, Javier Sádaba, Belén Gopegui, Juan Genovés et d'autres centaines manifestent leur soutien à cette initiative, ainsi que des milliers de citoyens, pour la plupart des espagnols, mais aussi d'autres pays du monde y compris des camps de réfugiés sahraouis et des territoires occupés.

La session du Parlement tenue le 14 septembre qui a octroyé son soutien unanime et chaleureux à ce droit d'autodétermination en plus de celle tenue récemment par la mairie de Madrid dans le même sens, s'ajoutent à d'autres manifestations d'institutions officielles. Les citoyens et bien d'autres représentants politiques sont conscients des liens affectifs et historiques avec ce peuple souffrant.

Le Peuple sahraoui est un exemple de lutte pacifique pour un droit, qui peut être citer comme modèle pour tout combat à l'échelle mondial et qui peut constituer un premier pas vers cette Alliance de Civilisations que vous avez proposez récemment aux Nations Unies.  

En plus de cette pétition de fond, nous voulons continuer à insister en demandant l'extension d'accords éducatifs et culturels avec les citoyens sahraouis. Dans la session du Parlement citée, des parlementaires se sont faits l'écho d'une demande présenté par un collectif d'écrivains hispano-sahraouis pour que l'Institut Servantes soit présente dans les camps de réfugiés. Nous somme convaincu que le renforcement de ces liens culturels et éducatifs supposent une coopération tant nécessaire et vitale comme peuvent l'être l'assistance médicale ou alimentaire.

En vous présentant cette requête, nous vous tendons la main à vous et à votre Gouvernement. Vous trouverez en nous un soutien moral et éthique résolu à n'importe qu'elle position claire et ferme en relation avec l'application du Droit international qui doit être imposer dans le monde comme l'unique référence valide pour résoudre les conflits entre les peuples et les cultures". (SPS)

010/090/000 011222 OCT 04 SPS


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SPS
RASD/AFRIQUE DU SUD/MEDIA
M. Beissat: la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud, un avènement important

 
Alger, 01/10/2004 (SPS) M. Mohamed Yeslem Beissat, ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) à Alger, a affirmé jeudi que la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud est "un évènement important qui a des répercussions politiques et juridiques car la question sahraouie s'inscrit dans le cadre de la décolonisation".

Invité à l'émission "kanaate" (convictions) de la chaîne I de la radio nationale algérienne, l'ambassadeur sahraoui a déclaré que la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud "a provoqué un grand séisme politique qui a des répercussions  juridiques, politiques et diplomatiques".

Estimant que "cette reconnaissance est juste et naturelle de la par d'une grande   puissance régionale", le diplomate sahraoui a indiqué qu'il s'agit là d'un acte "fondé   sur des réalités et des contacts entretenus pendant dix années avec les parties" en conflit.

Par ailleurs, il a réaffirmé le rejet de son pays de toute dénaturation du plan Baker pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental et son attachement à son application dans le respect de toutes ses clauses, soulignant que "la question sahraouie est une cause juste et le monde doit respecter la légalité internationale et bannir la colonisation".

"L'occupation marocaine des territoires sahraouis a fait 160 000 réfugiés, plus de 500 disparus, 150 prisonniers de guerre, 200 détenus politiques et des centaines d'exilés", a-t-il  ajouté avant de souligner "le traitement immorale et inhumaine que subit le peuple sahraoui qui a consenti tant de sacrifices".

Rappelant que "c'est l'Espagne qui a crée ce problème en 1975, en sortant sans organiser un processus de décolonisation", M. Beissat a affirmé "c'est pourquoi nous appelons les Gouvernements espagnols successifs d'intervenir pour trouver une solution". (SPS)

060/090/700 011023 OCT 04 SPS

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SPS
RASD/MAROC
Rabat choisit la fuite en avant face à ses échecs diplomatiques, selon M. Boukhari




New York, 01/10/2004 (SPS) Le Maroc poursuit la stratégie de la fuite en avant pour faire face à ses échecs diplomatiques, a déclaré vendredi à l'APS  M. Boukhari Ahmed, Représentant de Front Polisario auprès de l'ONU.

Soulignant que la question du Sahara Occidental va faire l'objet d'une  attention particulière au Conseil de Sécurité des Nations Unies en octobre  prochain, M. Boukhari a souligné que le Maroc, percevant son isolement diplomatique, vient de faire circuler un mémorandum truffe de contrevérités et de contradictions qui reflètent sa stratégie de fuite en avant.

Devant ses échecs diplomatiques, notamment la non reconnaissance par les  Etats Unis de ses prétentions sur le Sahara Occidental lors de la signature  de l'Accord de Libre échange, et la récente décision de l'Afrique du Sud de  reconnaître la République Sahraouie, ''le Maroc cherche un coupable à ses malheurs'', indique M. Boukhari.      

La communauté internationale reconnaît que l'intransigeance marocaine et  son obstruction aux efforts des Nations Unies pour résoudre le conflit du  Sahara Occidental ont placé le Maroc dans une situation d'un ''Etat hors-la  loi internationale''.    

Pour le diplomate sahraoui, le Front Polisario et un grand nombre de pays Africains et non Africains ainsi que les Nations Unies ont tout fait pour faciliter au Maroc une sortie honorable du conflit à travers l'organisation d'un referendum pour l'autodétermination permettant au peuple sahraoui de choisir librement son destin.      

Malheureusement, déclare-t-il, en reniant les engagements signés par le roi Hassan II, en l'occurrence le Plan de règlement et les Accords de Houston, ''les dirigeants marocains actuels se sont trouvés dans une situation  insoutenable et injustifiable. Une attitude qui a ''miné la crédibilité du Maroc'' au niveau international.      

La République Sahraouie, à l'instar de toute la communauté internationale,  considère que la question du Sahara Occidental est un ''problème de  décolonisation''. En tant que tel, seul un referendum d'autodétermination libre et régulier est à même de garantir un dénouement pacifique et définitif,  ajoute-t-il.     

Ce referendum est un passage incontournable que le Maroc lui-même a solennellement accepté devant le Conseil de Sécurité, a-t-il souligné. Le mémorandum marocain ne change en rien la nature du problème ni les éléments fondamentaux de l'équation du Sahara Occidental telle qu'elle est perçue par la communauté internationale, selon M. Boukhari.      

Dans ce contexte, le Plan de règlement et le Plan Baker sont les deux formules endossées par le Conseil de Sécurité qui, dans la recherche d'une solution, a toujours exigé le respect du principe d'autodétermination, rappelle-t-il.      

Par conséquent, souligne-t-il, ''nous appelons le Maroc à saisir les opportunités offertes par les Nations Unies et de mettre fin à une position de blocage qui n'a pas donnée les résultats escomptés par le Maroc''.      

M. Boukhari considère que ''c'est cette solution juste et définitive qui  permettra à nos peuples, sans aucune exclusion, de s'engager dans la voie de la construction d'un avenir meilleur pour les générations maghrébines de demain.'' (SPS)

010/090/700 011725 OCT 04 SPS

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