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TERRITOIRES OCCUPES/PARLEMENT EUROPEEN/AMINETOU HAIDAR

Réception chaleureuse d'Aminatou Haidar au Parlement européen

01.06.05

 

 

 

Bruxelles, 01/06/2006 (SPS)  La militante sahraouie des droits de l'homme, Mme Aminatou Haidar, a été ovationnée par les eurodéputés mercredi après-midi à l'ouverture de la session plénière au Parlement européen (PE) à Bruxelles, après

 

que le président de cette institution, M. Josep Borell, eut "salué" sa présence à la tribune officielle.

     

Mme Aminatou Haidar a été invitée par le groupe d'amitié avec le Sahara occidental "Paix pour le peuple sahraoui", au PE où elle a été reçue par M. Borell mercredi matin, et par les responsables des groupes politiques du PE de toutes les tendances.

 

Au cours de son entretien avec M. Borell, la militante sahraouie a sollicité l'intervention de l'UE "pour mettre fin aux exactions des autorités d'occupation marocaines contre les populations civiles et les militants indépendantistes dans les territoires sahraouis occupés".

 

Mme Haidar a indiqué, au cours d'une conférence de presse qui a suivi cette rencontre, qu'elle a exhorté l'UE à "intervenir auprès des autorités marocaines pour exiger d'elles le respect des droits humains et de la légalité internationale au Sahara Occidentale". "Elle en a les moyens et l'influence", a-t-elle souligné.

 

Le président du PE, a-t-on appris auprès de la délégation sahraouie, s'est montré "très sensible" et "ouvert" aux doléances de la militante des droits de l'Homme.

 

Il a également admis la nécessité pour le PE d'agir pour faire respecter les droits humains au Sahara occidental.

 

Il s'est également déclaré favorable à la mission d'enquête sur les violations des droits de l'homme que le groupe ad hoc du PE envisage, depuis près d'un an, d'effectuer au Sahara occidental, mission que Rabat refuse de laisser accéder au Sahara Occidental.

 

Les eurodéputés du groupe d'amitié avec les Sahraouis et les nombreux autres soutiens comptent continuer à exercer des pressions sur Rabat pour que cette mission ait lieu, et permettre ainsi aux ONG et autres associations et journalistes de se rendre librement dans les territoires sahraouis occupés.

 

"Au moment où je vous parle, a déclaré Mme Haidar au cours de la conférence de presse, les victimes sahraouies de la répression se comptent par milliers:des femmes, des hommes de tous âges sont persécutés, opprimés, agressés chaque jour. On déplore plusieurs centaines de disparus et plus aucune famille sahraouie n'est épargnée par le deuil au Sahara occidental".

 

La militante sahraouie nominée pour le prestigieux prix Sakharov pour la liberté décerné par le Parlement européen, a dénoncé en outre "l'escalade" de la répression contre les militants proches du Front Polisario, citant notamment le "passage à tabac" de sa propre fille de 12 ans, ainsi que le jeune, Salek El Mamoun Essaidi, qui a été, le 28 mai dernier, "torturé et brûlé vif".

 

Mme Haidar a par ailleurs dénoncé la signature de l'accord "illégal" de pêche UE-Maroc et le silence "incompréhensible" des autorités espagnoles sur la atteintes aux droits de l'Homme au Sahara Occidental.

 

"On peut comprendre", soutient-elle, que l'Espagne qui a une responsabilité historique et juridique dans la décolonisation du Sahara occidental, cherche une issue politique au conflit, mais les militants des droits de l'homme sahraouis trouvent "impardonnable son silence lorsqu'il s'agit des atteintes graves aux droits humains au Sahara occidental".

 

En revanche, elle s'est félicitée du "haut niveau" de solidarité manifesté par le peuple espagnol sur lequel le peuple sahraoui "compte beaucoup".

 

Mme Haidar effectue une tournée européenne qui l'a notamment conduite en Espagne, en Suède en France et à Bruxelles.

 

Militante des droits de l'homme très connue en Europe, Mme Aminatou Haidar, a été torturée et mise au secret par les autorités marocaines pour avoir clamé le droit de son peuple à l'autodétermination.

 

Cette militante a déjà été victime d'un enlèvement en 1987 à l'âge de 20 ans et jetée pendant quatre ans dans "les horreurs des bagnes secrets marocains", rappelle-t-on.(SPS)

 

010/090/700 011036 juin 06 SPS

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SPS

RASD/ESPAGNE

Des sénateurs espagnols dénoncent la position ''méprisante'' du Maroc à l'égard de la légalité internationale

 

 

 

 

Madrid, 1/06/2006 (SPS) Des sénateurs espagnols ont dénoncé, mercredi soir, la position "méprisante" du Maroc à l'égard de la légalité internationale dans le conflit du Sahara occidental et son refus de se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives à ce conflit, a rapporté l'Agence de presse algérienne, APS.

"Notre perception de la position du Maroc, en relation avec le conflit non résolu du Sahara occidental, est qu'elle est à chaque fois plus insolente, plus méprisante des éléments fondamentaux que la communauté internationale a identifié comme étant des éléments qui sont absolument indispensables" pour le règlement du contentieux, a déclaré le sénateur José Mendoza Cabrera, porte-parole du groupe parlementaire Coalition canarienne.

"Affirmer que l'autodétermination ne sera jamais appliquée dans les territoires sahraouis (occupés) nous paraît une insulte aux résolutions des Nations Unies, une insulte inacceptable", a souligné le sénateur Mendoza lors d'un débat qui a suivi la présentation par le ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, du bilan de la politique extérieure du Gouvernement ces deux dernières années.

"Nous sommes pessimistes face au rôle que joue le Maroc dans cette zone géostratégique. La position du Maroc sur le plus vieux conflit de cette zone ne nous incite absolument pas à l'optimisme", a-t-il ajouté.

Le sénateur Josep Piqué, porte-parole du groupe du Parti populaire, ancien ministre des affaires étrangères, a lui aussi dénoncé l'attitude de défi de Rabat à la légalité internationale.

"Le Gouvernement du Maroc n'a pas la moindre intention d'accepter, dans les termes les plus minimes qui soient, la position des Nations Unies sur l'exercice du droit à l'autodétermination au Sahara occidental", a déploré M. Piqué.

Lors de son intervention, le ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a souligné que la résolution du conflit du Sahara Occidental est un élément ''essentiel'' pour avancer dans l'intégration régionale du Maghreb arabe.

Il a relevé que le Gouvernement espagnol avait exprimé sa "satisfaction" après l'approbation, fin avril dernier, de la résolution 1675 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui appuie la recherche d'une ''solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui inclut l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui''.

Il a rappelé que ce droit avait été, ''publiquement et de manière constante'' reconnu par feu le roi Hassan II. ''Il y eut de multiples déclarations avant le Plan de paix qui exprimèrent cette position'', a-t-il encore rappelé.

Le Plan de paix, adopté par le Conseil de Sécurité en 1991, avait été accepté par le Maroc et le Front Polisario.
(SPS)

020/090/700 011310 Juin 06 SPS

 

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