45e anniversaire de la RASD: un cessez-le-feu serait difficile à atteindre sans garantir un référendum d'autodétermination

Aousserd (camps des réfugiés sahraouis) , 28 fev 2021 (SPS) Un cessez-le-feu serait difficile à atteindre sans le lancement de négociations directes et sérieuses avec l'occupant marocain, pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination, a affirmé le chef du premier gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Lamine Ahmed, soulignant que c'est la France qui soutient le régime du Makhzen dans son mépris à l'égard de la légalité internationale.

Dans une déclaration à l'APS à Aousserd (camps des réfugiés sahraouis), en marge de la célébration du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, M. Mohamed Lamine Ahmed a indiqué, que "29 ans après un cessez-le-feu sans résultats probants, il serait difficile de l'appliquer de nouveau, après sa violation par le Maroc, sans de nouvelles garanties sérieuses, primo du Maroc, et secundo de la part de la communauté internationale".

"Je mets au défi l'Etat d'occupation marocain de publier, à l'opinion publique internationale, l'avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) de 1975 dans n'importe quel journal", a-t-il martelé, insistant sur la nécessité pour l'organisation de Guterres de mettre en œuvre les décisions internationales et l'avis consultatif de la CIJ sur la question du Sahara occidental.

Pour le membre du secrétariat du Front Polisario, "la guerre et le bruit des armes dissuaderont le Maroc et l'amèneront à s'engager dans de nouvelles négociations", appelant la communauté internationale et les Nations Unies à appliquer le droit international et à s'opposer aux violations par le Maroc des droits de l’Homme au Sahara occidental.

S'exprimant sur les politiques répressives du régime du Makhzen, le dirigeant sahraoui a rappelé que le roi du Maroc, Hassan II, avait proféré de son vivant des menaces en 1977 à l'encontre tout Marocain qui ne reconnaissait pas la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et la politique de disparition forcée qu'il a léguée à son fils Mohamed VI, qui dictent ses instructions aux tribunaux marocains.

"La France soutient le mépris du régime marocain à l'égard des us et lois internationales", a-t-il affirmé, accusant Paris d'être responsable des graves violations des droits de l'Homme commises à l'encontre du peuple sahraoui. (SPS)

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