La proclamation de l'Etat sahraoui, un rejet de toute solution à contre courant de la légalité internationale

Chahid El-Hafedh, 27 fev 2021 (SPS) La  proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) était venue barrer la route à toute approche de consécration du statut de colonie du Sahara occidental, mais, également réaffirmer le rejet du peuple sahraoui de toute solution à contre courant de la légalité internationale, a déclaré le responsable du Secrétariat de l’organisation politique du Front Polisario, Khatri Addouh.

La proclamation de l'Etat sahraoui "est d'un point de vue stratégique, une réaffirmation du rejet par le peuple sahraoui de toute solution à contre courant de la légalité internationale, une solution qui ne reconnait pas l'existence de la République sahraouie", a précisé M. Addouh, vendredi soir lors d'une conférence de presse à l'occasion du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD.

"En plus d'être une nécessité imposée par la réalité, cette proclamation, qui a barré la route à la concrétisation du complot de l'invasion et de la division, signé à Madrid en 1975, était la réponse idoine, légale et légitime, au retrait aléatoire de l'occupation espagnole", a-t-il ajouté.

Evoquant les conditions "très difficiles" dans lesquelles avait été proclamée la RASD et "la guerre d'extermination infligée tous azimuts au peuple sahraoui," M. Addouh a affirmé que l'Algérie avait été "le seul refuge pour les Sahraouis fuyant leurs territoires sous bombardements marocains".

Abordant les développements de la question sahraouie depuis la violation par le Maroc du cessez-le-feu, le 13 novembre dernier, M. Addouh a relevé "un nouveau tournant" et "un changement radical aux plans national, régional et international".

Dans le même contexte, M. Addouh a tenu l'ONU pour responsable du "blocage politique" de la question sahraouie en raison de son "laxisme" face au Maroc et son "manque de rigueur" pour lui imposer le respect des engagements relatifs à l'organisation d'un référendum d'autodétermination.

"En bloquant l'organisation du référendum puis la violation du cessez-le-feu, Le Maroc a vidé de son sens le processus onusien, conclu en 1991", a-t-il affirmé à ce propos.

 "Le Font Polisario a tenté durant 29 ans d'éviter la guerre en faisant des concessions, mais il s'est confronté à une absence totale de coopération tant de la part de la partie marocaine que de l'ONU", a-t-il conclu. (SPS)

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