Sahara Occidental: un Comité argentin fustige le rapport mensonger de DHSF

Buenos Aires, 4 oct 2020 (SPS) Le Comité Argentin d’Amitié avec le Peuple Sahraoui a dénoncé le rapport mensonger de DHSF (Droits de l'Homme sans frontières), une organisation à la solde du Maroc qui utilise la question des droits de l'homme pour s'attaquer au Front Polisario.

"Loin de lutter pour la défense des droits humains, l’organisation DHSF, applaudit ceux qui les piétinent et les violent au quotidien, à l’instar du Maroc, pays usurpateur qui occupe illégalement les territoires sahraouis depuis près d’un demi-siècle" a réagi le Comité argentin qui dit être dans "l’obligation" de répondre aux allégations colportées par cette ONG, relayées par certains médias.

Dans les observations qu'il a apportées, le Comité souligne que le Front Polisario, " loin d’être une organisation terroriste (...)  incarne légitimement la représentation du Peuple sahraoui et est, par conséquent, l’unique interlocuteur valable, reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour traiter de tous les sujets inhérents au référendum d’autodétermination, qui n’a pu se concrétiser à ce jour".

Il rappelle dans ce sens, qu'en tant que représentant authentique du peuple sahraoui et défenseur de ses intérêts, le Front Polisario est reconnu par l’Union Africaine, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) étant l’un de ses fondateurs et un membre actif, reconnu par de nombreux pays à travers le monde.

Et d'ajouter: " les forces d’occupation de l’Etat usurpateur, à savoir le Royaume du Maroc, s’appliquent à commettre au quotidien des actes de violence qui représentent des atteintes flagrantes" aux droits des sahraouis, dont le seul tort est d’exiger l’organisation, d'un referendum d’autodétermination".

Le Comité cite, à ce titre, le cas de l'activiste reconnue en faveur de l'indépendance du peuple sahraoui Aminatou Haidar, qui a été victime, à maintes reprises, des forces répressives de la Monarchie marocaine. La militante a pâti d’années d’emprisonnement de manière injustifiée, rappelle-t-il encore.

Répliquant aux allégations mensongères de DHSF, le Comité argentin d'amitié avec le peuple sahraoui affirme qu'il " n’existe aucune source fiable qui soit à même de corroborer ou d’accorder du crédit aux allégations selon lesquelles le Front Polisario ait poursuivi un quelconque sahraoui pour des délits d’opinion".

S'agissant de l'Algérie, le Comité précise qu'elle a "accédé à l’indépendance suite à une guerre révolutionnaire dans laquelle elle a perdu plus d’un million de ses enfants, elle soutient et défend de manière franche et engagée le droit à l’autodétermination des peuples à travers le monde entier".

" Le fait d’avoir accepté sur son territoire des milliers de réfugiés sahraouis persécutés et chassés par le napalm et les mines antipersonnel disséminées par l’envahisseur (marocain) qui en plus, à procédé à la construction du mur fortifié miné et militarisé de 2700 KM, le plus long et le plus infâme au monde, est le meilleur fait qui témoigne de la solidarité agissante de l’Algérie avec les peuples opprimés", souligne -t-il dans sa réponse à la pseudo ONG.

Il ajoute que contrairement à ce que certains mercenaires de la plume laissent entendre, s’agissant de leur engagement intéressé en faveur des thèses marocaines, en faisant valoir une proximité d’idées avec celles portés par " Les Mères de la Place de Mai ", il est utile de noter que Mme. Nora Cortinas, éminent membre de cette organisation et militante infatigable mondialement reconnue pour sa défense des droits humains a, en guise de soutien franc et effectif à la cause sahraouie, participé à de nombreuses occasions à diverses activités en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui".

C’est ainsi, poursuit le Comité, qu’elle s’est rendue aux camps de réfugiés et qu’elle a participé aux conférences internationales de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui.

Enfin, le Comité se "réjouit à l’idée de savoir que de nouvelle organisations (à l’instar de DHSF) s’intéressent au respect des droits de l’Homme dans la région, ce qui est en principe de nature à aider à ce que le mandat de la Minurso (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) puisse être élargi aux questions relatives aux violations des droits humains".

Pour le Comité il faut  en " finir avec la honte due au fait d’être l’unique mission de son genre qui ne soit pas dotée desdites attributions, et ce en raison de la ferme opposition de la monarchie marocaine et de la France". (SPS)

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