Sahara occidental: le Maroc rappelé à respecter la liberté de mouvement et les activités des ONG

Genève, 16 mai 2018 (SPS) L'Observatoire pour la protection des  défenseurs des droits humains (OPDDH), basé à Genève, a condamné mardi avec  "fermeté" la détention arbitraire et déportation par les autorités  marocaines de deux membres d'une organisation humanitaire suédoise, à leur  arrivée à l’aéroport d’El Aaiun, appelant le Maroc à garantir le droit à la liberté de mouvement des défenseurs de droit de l'Homme locaux et internationaux, et leur permettre de mener leurs activités pacifiques et  légitimes.

"L'Observatoire condamne fermement cette entrave à la liberté de mouvement  et d’association des deux membres d’Emmaus Stockholm, ainsi que leur  détention arbitraire et déportation et ne vise qu’à sanctionner leurs  activités de défense des droits humains ainsi que leur soutien aux  organisations de défense des droits du peuple sahraoui", a écrit l'observatoire dans un communiqué.

Deux citoyens suédois, Mme Caroline Nord et M. Juan Obreg?n, membres d’Emmaus Stockholm (ES), une organisation suédoise travaillant sur les droits humains et le développement durable, en visite de 6 jours dans les territoires occupés du Sahara occidental pour rencontrer l’Association  sahraouie des victimes des violations graves des droits humains commises  par l’Etat marocain (ASVDH), avec laquelle Emmaus Stockholm est lié par un partenaire, ont été détenus à leur arrivée vendredi dernier à l’aéroport d’El Aaiun par les autorités de l'occupation marocaine.

Mme Nord et M. Obreg?n, ont été arrêtés et interrogés par la police douanière marocaine, puis transférés à l’aéroport de Casablanca, sans recevoir aucune explication sur les raisons de ce refus d’entrer dans le pays, avant d'être déportés le lendemain vers Stockholm, a expliqué l'OPDDH, un partenaire de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)  et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).

Suite à cette attitude, l’Observatoire a appelé les autorités marocaines  "à garantir en toutes circonstances le droit à la liberté de mouvement des  défenseurs des droits humains locaux et internationaux et de permettre à  Mme. Caroline Nord et M. Juan Obreg?n de mener leurs activités pacifiques  et légitimes de défense des droits humains sans entraves".

Il a également demandé au Maroc de se conformer aux dispositions de la  Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et  internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Maroc,  notamment à celles de la Déclaration sur les défenseurs des droits de  l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre  1998.

La Déclaration dans ses articles 1 et 12.2 prévoit la liberté d'exercice  de la mission des défenseurs des droits de l'Homme au niveau national et  international. (SPS)

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