Mandat de la MINURSO : le WSAF réitère son appel pour inclure la surveillance des Droits de l’Homme

Londres, 6 mars 2018 (SPS) L’organisation internationale basée à Londres, Forum d’action pour le Sahara Occidental (WSAF), a réitéré son appel pour inclure la surveillance des droits de l’Homme dans le mandat de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (MINURSO).

L’ONG a affirmé, dans un communiqué publié cette semaine, que le pillage des ressources du Sahara occidental par Rabat est la première motivation de l’occupation marocaine qui est d’abord une affaire d’argent.

"Le Maroc tire profit économiquement de son occupation du Sahara Occidental en pillant les ressources naturelles du territoire qui reviennent de droit au peuple sahraoui", souligne le WSAF qui précise que le pillage implique le Phosphate de roche utilisé dans les engrais, les poissons et produits de la pêche, les produits agricoles ainsi que les énergies solaire et éolienne.     

Le forum rappelle, encore une fois, que le droit international est "clair", il stipule que toute ressource naturelle provenant du Sahara occidental, territoire autonome distinct du Maroc, ne peut être exploitée par l’occupant sans l’autorisation des représentants légitimes du peuple sahraoui.

"Le Maroc ne respecte pas le droit international et persistera tant qu’il n'y a pas de surveillance indépendante des droits de l'homme", a relevé l’organisation, réitérant son appel pour une surveillance onusienne des droits de l'homme au Sahara occidental.

A rappeler qu’en fin février, le WSAF a lancé une campagne pour inclure la surveillance des Droits de l’Homme dans le mandat de la MINURSO, à même de "contraindre" Rabat au respect du droit international notamment le droit humanitaire, avait alors précisé le forum.

Fin janvier dernier, l’organisation britannique de solidarité avec le Sahara occidental, Western Sahara Campaign (WSC), avait également lancé une campagne similaire.

WSC avait expliqué ses motivations par l’impasse dans laquelle se trouvaient les progrès vers une solution politique au conflit du Sahara occidental, et les retombées de cette situation sur les droits de l’Homme du peuple sahraoui qui continue d’être privé de tous ses droits.

L'organisation avait affirmé que l’ONU doit prendre des mesures pour rassurer le peuple sahraoui que le droit international et les droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental seront respectés à l'avenir.(SPS) 

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