Référendum au Sahara occidental: un sénateur espagnol demande une position active

Madrid,  2 mars 2018 (SPS) Le sénateur espagnol de la formation (AHI-CC) Pablo Rodriguez Cejas a demandé du gouvernement espagnol d’adopter une position active pour la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental conformément aux résolutions des Nations unies.

Dans une requête déposée au niveau de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, Pablo Rodriguez a rappelé la responsabilité de l'Etat espagnol comme ancienne puissance coloniale et administrante du territoire en l’exhortant à "soutenir le droit reconnu du peuple sahraoui à l'autodétermination par le biais d’un référendum libre et démocratique".

Par ailleurs le sénateur Rodriguez a exhorté l’ONU et l’Union européenne à se conformer au droit international en œuvrant pour la "cessation immédiate de la répression au Sahara occidental, la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis défenseurs des droits de l'homme et la fin du pillage des ressources naturelles".

La requête, comme l'a expliqué le sénateur, a pour but également de garantir "l'accès au territoire sahraoui des observateurs internationaux, l’élargissement des compétences de la mission des Nations unies au Sahara occidental (MINURSO) à la surveillance des droits de l’homme", afin, a-t-il précisé  de "garantir non seulement le cessez-le-feu, mais aussi d’éviter la violation des droits de l'homme jusqu'à la tenue du référendum".

Le même sénateur a proposé "l'augmentation de l'aide humanitaire destinée aux camps de réfugiés" et la reconnaissance du Front Polisario en tant que représentant unique et légitime du peuple sahraoui, comme le considère l'ONU.

Défendant sa motion, le sénateur Pablo Rodriguez a rappelé comment sont violés au quotidien, les droits de l’homme au Sahara occidental occupé par les forces marocaines et les souffrances qu’endurent la population sahraouie qui vit "sous la torture, la persécution et l’oppression".

 En ce sens, le sénateur a rappelé comment l'Espagne a interrompu le processus de décolonisation du Sahara Occidental "l’abandonnant à son destin, ou plutôt, donnant au Maroc l'opportunité d'étendre ses frontières", ce qui signifie, a-t-il ajouté que "l'Espagne est directement responsable de la situation et la résolution de ce conflit".

Rodriguez Cejas a réitéré , tout en se disant conscient que   les intérêts économiques et politiques favorisent clairement le Maroc  , son engagement pour la cause sahraouie notamment après sa récente visite aux camps des réfugiés ou il avait promis  d'élever de façon retentissante la voix du peuple sahraoui au sénat espagnol   afin , a-t-il conclu de   ne pas oublier ce peuple , déjà oublié par l’Espagne et pour que le silence international ne constitue pas un autre mur à cette cause juste et noble.

De nombreux Conseils municipaux ainsi que des institutions élues régionales espagnoles outre des associations amies avec le peuple sahraoui ont lancé ces derniers jours des appels au gouvernement espagnol ainsi qu’à la communauté européenne et internationale d’œuvrer dans les plus brefs délais à la tenue d’un référendum d’autodétermination pour régler définitivement ce conflit et mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui contraint à l’exil depuis plus de 42 ans .

La récente décision de la Cour européenne de justice (CJUE) qui a déclaré que l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc ne s’applique pas aux eaux du Sahara occidental a été l’occasion pour le mouvement espagnol solidaire avec le Sahara occidental de se féliciter de cette nouvelle victoire, affichant plus de détermination à accompagner le peuple sahraoui jusqu’à la victoire finale qui aboutira à son indépendance. (SPS)

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