20 ans de prison ferme prononcée contre le détenu sahraoui Mohamed El Ayoubi

Rabat, 24 déc 2017 (SPS) La Cour d'appel de Salé (Maroc) a rendu récemment un jugement inique par contumace à l'encontre du détenu politique sahraoui Mohamed El Ayoubi, en le condamnant à 20 ans de prison ferme.

Une peine inique de 20 ans de prison ferme a été prononcée récemment par contumace contre le détenu politique sahraoui du groupe de Gdeim Izik, Mohamed El Ayoubi, et ce en dépit de la condamnation des organisations de défense des droits de l'Homme régionales et internationales.

Mohamed El Ayoubi avait bénéficié d'une libération provisoire le 13 décembre 2011 en raison de la détérioration de son état de santé ayant entraîné une insuffisance rénale aigüe qui a nécessité des soins trois jours par semaine dans une clinique d'hémodialyse spécialisée à El Aaiun occupée.

Lors de l'audience consacrée à l'affaire de Gdeim Izik, Il avait nié lors de sa comparution (la seule) devant la Cour d'appel de Salé le 13 mars 2017,  tous les chefs d'accusation retenus contre lui. Il a déclaré avoir été victime d'agression corporelle et de torture lors de son arrestation par des éléments de l'armée marocaine le 8 novembre 2010 au camps des réfugiés de Gdeim Izik, et lors de son placement en garde à vue du 8 au 12 novembre 2010 par la gendarmerie d'El Aaiun en compagnie d'autres détenus politiques sahraouis.

Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé le 17 février 2013 une lourde peine de 20 ans de prison ferme à l'encontre de Mohamed El Ayoubi avant que la décision ne soit annulée par la Cour d'appel, sous ordre du régime marocain, le 27 juillet 2016 ainsi que d'autres décisions prononcées contre le groupe de Gdeim Izik. Le dossier a été différé à un tribunal civil qui a prononcé pratiquement les mêmes peines contre les accusés dont Mohamed El Ayoubi.

Le tribunal marocain a prononcé ce jugement en l'absence du détenu et de la défense qui s'est retirée de l'affaire depuis le 18 mai 2017 après que les détenus aient annoncé le boycott des audiences en raison de la partialité de la justice marocaine. (SPS)

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