Un collectif international d’avocats interpelle le PM français sur les conditions de détention "alarmantes" des prisonniers sahraouis

Paris, 15 nov 2017 (SPS) Un collectif international de 17 avocats a interpellé mercredi le Premier ministre français Edouard Philippe ainsi que ses ministres, à la veille de son déplacement au Maroc, sur les conditions de détention "alarmantes" des prisonniers politiques sahraouis.

Dans un appel publié par L’Humanité, les avocats français, belges, espagnols, italien et allemands, ont indiqué, à l’occasion de la tenue mercredi et jeudi à Rabat de la 13e édition de la Haute commission mixte, que l’état de santé de plusieurs des prisonniers politiques sahraouis détenus aux Maroc est "très préoccupant", parce qu’ils ne reçoivent plus, selon eux, les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies.

Ils lui demandent à cet effet d’évoquer, au cours de sa visite, la situation des droits de l’Homme au Maroc, qui "ne saurait être décolérée de toute coopération diplomatique et économique", et de rappeler au royaume du Maroc "l’impérieuse nécessité d’accorder aux prisonniers politiques sahraouis, un traitement digne et respectueux des droits de l’Homme, de les préserver de toute forme de torture et de traitements inhumains, et de leur assurer un accès effectif aux traitements médicaux indispensables à leur survie".

"Condamner des êtres humains à une vie d’emprisonnement est une sentence suffisamment lourde. Tout autre traitement inhumain et dégradant, et toute mise en danger de la vie des détenus, sont indignes des principes que notre pays entend défendre à travers le monde", ont-ils affirmé.

Le collectif international des avocats a indiqué que les prisonniers "sont aujourd’hui encore soumis à de traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains", précisant que plusieurs d’entre eux sont détenus avec des prisonniers  violents  et craignent pour leurs vies.

Les avocats ont rappelé que le Maroc a été condamné par le comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naama Asfari, l’un des prisonniers du groupe de Gdeim Izik.(SPS)

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