L’ONU doit imposer au Maroc le respect de la légalité internationale concernant la question sahraouie (Khatri Addouh)

Chahid  El Hafed (camps de réfugiés sahraouis), 18 oct 2017 (SPS) L’ONU doit imposer au Maroc le respect de la légalité internationale et le droit international concernant la question sahraouie, a déclaré, mercredi, le président de Parlement, Khatri Addouh, aux camps de réfugiés sahraouis (Chahid Elhafedh).

"Les Nations unies doivent imposer au Maroc le respect de la légalité internationale et le droit international concernant la question sahraouie.

Cela constitue une base pour la relance des négociations de paix à l’arrêt depuis 2012 et la réussite de la mission de Kohler concernant l’organisation d'un référendum d’autodétermination au Sahara occidental", a déclaré M. Addouh, à l’issue d’une rencontre avec l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Horst Kohler en visite de deux jours dans les camps de réfugiés sahraouis.

M. Addouh a, lors de la rencontre réaffirmé la volonté des responsables sahraouis de coopérer avec M. Kohler "sur la base du principe que la question sahraouie relevait d’un processus de décolonisation, une question d’un territoire dont le statut post-colonial n’a toujours pas été défini'', a-t-il souligné.

"Nous souhaitons la création d’un environnement favorable pour le relance des négociations, et l’amélioration des conditions dans les territoires sahraouis occupés, notamment la question des droits de l’homme", a ajouté le diplomate sahraoui.

Il a noté, à ce titre, que le peuple sahraoui continue d’être "persécuté et réprimé par l’occupant marocain, et les condamnations à perpétuité prononcées contre les militants sahraouis n’augurent rien de bon".

Il est revenu par la même occasion sur l’exploitation par l’occupant marocain des richesses du Sahara occidental. "Il faut que cesse la spoliation des richesses qui reviennent au peuple sahraoui pour créer un climat de confiance, et il faut surtout que l’ONU fasse preuve de rigueur et prenne une position sérieuse pour que finisse l’occupation des territoires sahraouis, a-t-il ajouté.

"Il appartient aux Nations unies de lever l’embargo imposé au Conseil de sécurité et la Minurso en vue de libérer les instruments onusiens supposés mettre en application des résolutions des Nations unies portant sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental", a-t-il insisté.

L'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Kohler s’est entretenu avec la délégation des négociateurs du plan de règlement du conflit du Sahara occidental établi par l’ONU en 1991.

L’entretien s’est tenu en présence du président du Parlement, Khatri  Addouh, du coordinateur sahraoui avec la Mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum d'autodétermination au Sahara occidental  (Minurso), Mhamed Khedad, du représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Boukhari Ahmed, du ministre de la Défense, Abdelahi Lehbib, et de la Secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies, Fatma Mehdi.

L’envoyé personnel du SG de l’ONU a entamé mercredi matin une visite de deux jours aux camps de réfugiés sahraouis en vue de relancer le processus de règlement du conflit du Sahara occidental dans un cadre permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination conformément aux résolutions des Nations unies.

M. Kohler, qui a été reçu auparavant par des responsables sahraouis à son arrivée aux camps de réfugiés, s’est rendu à Aousserd où il a rencontré la première responsable de la wilaya, Meriem Selek Hamada, en présence notamment des membres du gouvernement, du Parlement, du Conseil consultatif sahraouis, et des autorités locales.

Première du genre depuis sa nomination par le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, en remplacement de Christopher Ross, la tournée dans la région de M. Kohler a été entamée il y a trois jours au Maroc, où il a été reçu par le roi Mohamed VI et rencontré le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani.(SPS)

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