L’association des amis du peuple sahraoui aux Baléares dénonce la spoliation du sable du Sahara occidental

Madrid, 22 mai 201è (SPS) L’association espagnole, amie avec le peuple sahraoui des Iles Baléares a dénoncé, lundi, le fait que des entreprises espagnoles continuent de spolier le sable sahraoui en toute impunité.

Cette association a dans un communiqué dénoncé les entreprises espagnoles qui continuent d’exploiter le sable sahraoui en demandant aux autorités espagnoles de "faire cesser ces activités illégales et d’être complices de  cette situation non conforme au droit international et européen".

L'association souligne dans son texte qu’un navire engagé par une entreprise espagnole arrivera lundi soir à Palma avec 35 mille tonnes de sable estimant que ceci est un pillage des ressources naturelles du Sahara occidental qui reste impuni et dans ce cas, poursuit-on, ce pillage est l’acte d’une compagnie maritime espagnole qui vise à tirer profit de la  présence illégale du Maroc sur le territoire de l’ancienne colonie espagnole.

C’est une exploitation illégale des richesses du territoire du Sahara occidental, a-t-on dénoncé avant de rappeler que dans cette situation, c’est une violation flagrante   du droit international et du récent arrêt de la cour de justice de l’union européenne du 21 décembre 2016 qui a clairement stipulé que les accords commerciaux entre l’UE et le Maroc ne s’appliquent pas au territoire du Sahara occidental et qu’aucune exploitation des ressources naturelles ne peut se faire sans le consentement du peuple sahraoui.

L’association espagnole amie avec le peuple sahraoui des iles Baléares a enfin estimé que l’exploitation du sable du désert du Sahara occidental constitue maintenant une aubaine pour les hommes d’affaires espagnols "sans scrupules"   qui se joignent à ceux qui exploitent le phosphate et autres produits de la pèche en profitant ainsi de la situation actuelle au Sahara occidental.

De nombreuses institutions, parlements régionaux et communes espagnoles ne cessent de demander depuis décembre dernier, aux autorités espagnoles ainsi qu’aux entreprises espagnoles et européennes à respecter et à se conformer à l’arrêt de la CJUE qui a clairement conclu que le les accords commerciaux entre l’union européenne et le Maroc ne concernent pas le territoire sahraoui et que toute exploitation ou commercialisation de produits provenant de ce territoire doivent se faire avec le consentement du peuple sahraoui. (SPS)

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