WSRW préoccupé par des investissements illégaux franco-britanniques au Sahara occidental

Londres, 26 déc 2016 (SPS) L’observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, Western Sahara Resource Watch (WSRW), s’est dit préoccupé par les investissements illégaux franco-britanniques au Sahara occidental occupé par le Maroc, et appelle au respect de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJEU) interdisant l’implication du territoire sahraoui dans les relations commerciales entre l'UE et le Maroc.

L’observatoire souligne, dans un communiqué, qu’une filiale marocaine de l’entreprise franco-britannique, Vigeo Eiris, a certifié des obligations qui assurent le financement nécessaire de l’énergie "verte" marocaine. Il affirme que ces investisseurs internationaux n’ont pas financé l’énergie "verte" mais "sale" du Maroc au Sahara Occidental.

L’entreprise franco-britannique Financera les projets solaires de l’agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), construits sur deux sites au Sahara Occidental, est-il souligné.

Le 21 décembre, un arrêt de la CJUE avait conclu que les accords d’association et de libéralisation établis entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental en raison de son statut spécifique garanti par la charte des Nations Unies.

Selon les projets marocains, en 2020, "plus d'un quart de toute l'énergie verte produite par le Maroc, devrait provenir de l'extérieur de ses frontières internationalement reconnues", souligne WSRW.

L’observatoire relève que Vigeo Eiris a répondu à sa lettre demandant des explications sur ses financements des projets au Sahara Occidental, que "l’approche marocaine est crédible", s’indignant que l’entreprise présente sur son site web "des cartes erronées sur lesquelles le territoire occupé fait partie du Maroc".

WSRW affirme que financer des projets sur le sol du Sahara Occidental est contraire au droit international, et demande à Vigeo Eiris d’annuler la certification, sur la base des principes énoncés dans l’arrêt de la CJUE. 

Il relève, par ailleurs, la divergence des positions de la France et du Royaume Uni sur la question du Sahara Occidental Uni, notant que pendant que la France "fait pression pour ses propres intérêts politiques et ses alliances avec le Maroc", le Royaume Uni insiste sur le respect du droit international, qui a primé dans la décision de la CJUE.

Le Sahara Occidental est la dernière colonie africaine occupée depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France. (SPS)

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