La plus grande confédération des travailleurs britanniques (TUC) appelle à la libération des prisonniers politiques sahraouis

Londres, 24 déc 2016(SPS) La plus grande confédération des travailleurs britanniques, le Trades Union Congress (TUC), a appelé samedi les autorités marocaines à libérer tous les prisonniers sahraouis détenus arbitrairement, réaffirmant son soutien à l’indépendance du Sahara occidental.

Dans un message adressé à la représentation du front Polisario à Londres, le responsable des relations européennes et internationales du TUC, Owen Tudor, a réaffirmé le soutien du plus grand syndicat britannique des travailleurs, à l’indépendance du Sahara occidental et a appelé le Maroc à libérer tous les prisonniers sahraouis détenus arbitrairement.

Le TUC qui rassemble 56 syndicats et compte 5,8 millions d’adhérents, avait déjà exprimé son soutien au prisonniers sahraouis du groupe de Gdeim Izik et lorsque les prisonniers avaient entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de leur détention et demander un autre procès.

M. Tudor a indiqué dans son message que l’ambassade britannique à Rabat assistera, à la demande du TUC, au nouveau procès des prisonniers politiques sahraouis détenus arbitrairement par les autorités d’occupation marocaines, selon la représentation du front Polisario, soulignant que l’ambassade britannique a précisé qu’elle allait envoyé un "observateur" au procès qui aura lieu lundi et qu’elle "coordonne avec les représentations de l’Union Européenne" concernant cette affaire.

Suite à une campagne de sensibilisation lancée au Royaume-Uni par le front pour la libération des 21 prisonniers sahraouis, jugés dans un procès entaché d’irrégularités en 2013 par un tribunal militaire, et de tous les autres prisonniers politique sahraouis, un représentant de l’ambassade britannique au Maroc assistera au prochain procès, à la demande du TUC, a expliqué le représentant du front Polisario au Royaume-Uni, Mohamed Limam.

M. Limam, a indiqué que les détenus, leurs avocats et les organisations de défense des droits de l'homme qui les soutiennent, craignent que la Cour d'Appel ne les condamne une fois de plus, après un autre procès inéquitable.

Il a cité "des irrégularités déjà constatées et qui peuvent entacher le nouveau procès, dont le refus d’une demande d’expertise médico-légale pour la torture qu’ils avaient subi, ce qui affectera leur défense".

En novembre 2010, des affrontements ont éclaté au Sahara occidental, lorsque les forces de sécurité marocaines ont démantelé un camp sahraoui à Gdeim Izik où des milliers de Sahraouis manifestaient pour des revendications sociales et économiques.

Des centaines de personnes ont été arrêtées et 24 ont été condamnées par un tribunal militaire, dont 21 sont encore en prison. Ils purgent de lourdes peines d'emprisonnement allant de 20 ans à la perpétuité.(SPS)

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