L'UE exprime ses préoccupations au sujet de mauvais traitements et de l'impunité au Sahara occidental

Bruxelles, 23 déc 2016 (SPS) L'Union européenne (UE) exprime ses "préoccupations" au sujet des accusations de mauvais traitements et d'impunité au Sahara occidental dans la cadre de son dialogue politique avec les autorités marocaines, a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

"Dans le cadre de ses dialogues avec les autorités marocaines, l'UE exprime ses préoccupations au sujet des allégations de mauvais traitements et d'impunité", a souligné Mme Mogherini dans sa réponse à la question soulevée par l'eurodéputée Paloma Lopez sur le cas du jeune sahraoui Mohamed Fadel ould Jatri ould Ahnan, tué par un colon marocain.

La haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité a assuré, à ce titre, que l'UE suit de près la situation des droits de l'homme au Maroc et au Sahara occidental dans le cadre de son dialogue politique avec les autorités marocaines.

Elle a affirmé également, dans sa réponse, que l'UE soutient les efforts du Secrétaire général des Nations unies pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'arrangements conformes avec les buts et principes de la Charte de l'ONU.

Dans sa question écrite, l'eurodéputée espagnole Paloma Lopez a dénoncé la "répression systématique" menée par les forces d'occupation marocaines contre les manifestants au Sahara occidental, exhortant la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini à "protester officiellement" contre la répression "disproportionnée" des manifestations qui ont suivi l'assassinat du jeune sahraoui Mohamed Fadel ould Jatri ould Ahnan.

L'eurodéputée Paloma Lopez a invité la première responsable de la diplomatie européenne à "prendre les mesures nécessaires" pour qu’une enquête "impartiale" soit menée pour faire la lumière sur l'assassinat, le 10 août dernier, du jeune sahraoui par un colon marocain.

"Les circonstances brutales entourant ce crime et la réponse inefficace des autorités d'occupation font penser à l'affaire Haidala", a-t-elle ajouté, dénonçant "l'impunité" dont bénéficient les colons marocains qui "terrorisent la population sahraouie", une situation qui découle, dit-elle, de l'occupation militaire par le Maroc du Sahara occidental.

Le défunt Mohamed Lamine Haidala a été assassiné le 8 février 2015 après qu’il ait été agressé, huit jours plutôt, par des colons marocains dans la ville de Laayoune occupée, a raconté sa mère Takbar Hadi à la presse.(SPS)

093/090/700