"La décision de la Cour européenne est une forte victoire pour le peuple sahraoui et sa juste lutte", a affirmé Mhamed Khadad

Chahid ElHafed, 21 déc 2016 (SPS) Le coordinateur sahraoui avec la MINURSO et responsable du dossier des ressources naturelles, M. Mhamed Khadad a déclaré que la décision de la Cour européenne, rendu publique ce mercredi, est "une forte victoire pour le peuple sahraoui et sa juste lutte pour la liberté et l'indépendance et fort revers des allégations marocaines".

Réagissant à cette décision, le responsable sahraoui a exprimé la satisfaction du Front Polisario de la décision de la Cour européenne et de ses conclusions, qui étaient "claires et précises", réaffirmant une fois de plus que le Sahara occidental n’est pas marocain, et par conséquent les accords entre l'UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental.

M. Khadad a appelé l'Union européenne et les entreprises internationales à prendre en considération les conclusion de la Cour, estimant que "la décision de la cour est un pas dans la bonne direction et prouve incontestablement l'équité du procès, soulignant que la Cour a réaffirmé une fois de plus, la juste cause du peuple sahraoui et son droit légitime à la liberté et à l'autodétermination".

L'accord entre l'Union européenne (UE) et le Maroc signé en 2012 sur des mesures de libéralisation réciproques de produits agricoles et de produits de la pêche, ne peut pas s'appliquer au territoire du Sahara occidental a conclu mercredi la  Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).

Par son arrêt rendu le 10 décembre 2015, le Tribunal a annulé la décision au motif que l'accord incluait le Sahara occidental et que le Conseil avait manqué à son obligation d’examiner, avant la conclusion de l’accord de libéralisation, s’il n’existait pas d’indices d’une exploitation des ressources naturelles du territoire du Sahara occidental sous contrôle marocain susceptible de se faire au détriment de ses habitants et de porter atteinte à leurs droits fondamentaux.

Cet arrêt avait provoqué la colère du Maroc qui a exercé des pressions sur l'UE pour saisir la Cour de justice pour en demander l’annulation. (SPS)

020/090/TRD 211421 DEC 016 SPS