Sommet de l'UA: lancement depuis Kigali du passeport électronique africain

Kigali, 17 juil 2016 (SPS) Le passeport électronique africain a été lancé à l'occasion de la tenue, dimanche à Kigali (Rwanda), de la 27ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (UA).

Dans une première phase, les chefs d'Etat et de Gouvernement, les ministres des Affaires étrangères et les représentants permanents des Etats membres de l’UA, bénéficieront de ce passeport électronique

Ce projet phare entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l'UA qui a pour but essentiel de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services à travers le continent.

Il a aussi pour objectif de favoriser le commerce intra-africain, l’intégration et le développement socio-économique dans le continent.

Le passeport panafricain, un rêve devenu réalité

L’Union africaine (UA) vient de lancer officiellement, depuis Kigali (Rwanda), son passeport électronique commun, un rêve devenu, en l'espace de deux années, une réalité.

Le lancement de ce passeport panafricain a eu lieu dimanche lors de la 27ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, à laquelle prend part le Président de la République, Sg du Front Polisario, Brahim Ghali.

Le premier passeport africain a été remis symboliquement au président tchadien, Idriss Deby Itno, président en exercice de l'UA.

Le passeport électronique africain ne va bénéficier, dans une première phase, qu'aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, aux ministres des Affaires étrangères et aux Représentants permanents des Etats membres de l’UA basés au siège de l’organisation à Addis-Abeba en Ethiopie.

Ce projet phare entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’UA qui a pour but essentiel de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services à travers le continent.

Il a aussi pour objectif de favoriser le commerce intra-africain, l’intégration et le développement socio-économique.

Le passeport africain aidera à "accélérer" le processus d’établissement de la Communauté économique africaine et "stimulera" le commerce intra-africain qui est "en deçà du niveau des autres continents", selon l'UA.

Pour l'UA, cette initiative vise à créer "une Afrique forte, prospère et intégrée, portée par ses citoyens et capable de prendre sa place sur la scène mondiale".

L’Agenda 2063 ambitionne de faire de l'Afrique un continent "intégré" et "uni", et le passeport commun sera un moyen d'aller vers la réalisation de l’intégration et de l’unité sur le continent.

La délivrance de ce passeport a pour objectif de promouvoir la libre-circulation des citoyens africains sur leur continent, "qui reste encore entravée par des tracasseries administratives. Impossible pour un Africain, dans la plupart des régions, de passer d’un Etat à un autre sans qu’on ne lui exige un visa", regrette l'UA.

Certains pays du continent ont pris les devants en assurant des voyages intra-africains plus faciles, à travers un assouplissement des restrictions de visa et dans certains cas, la levée de l’obligation de visa.

Ainsi, 55% pays africains exigent un visa pour les citoyens africains. Les Africains peuvent obtenir leur visa à l’arrivée dans 25% des pays africains. Seuls 13 pays africains sont librement accessibles aux ressortissants du continent. Ces 13 pays sont les Seychelles, le Mali, l’Ouganda, le Cap Vert, le Togo, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Mozambique, le Rwanda, Burundi, Comores, Madagascar et la Somalie.

Selon l'UA, le passeport commun sera ainsi le moteur pour une suppression définitive du visa d'ici 2020, estimant que la délivrance du passeport électronique devrait ouvrir la voie aux Etats africains pour adopter et ratifier les protocoles et les lois nécessaires en vue d’accélérer la délivrance du passeport africain tant souhaité.(SPS)

 

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