L’eurodéputée Paloma Lopez s’inquiète de la détérioration de l’état de santé du prisonnier sahraoui Mohamed El Hafed Yazza

Bruxelles, 19 juin 2016 (SPS) L’état de santé du prisonnier politique sahraoui Yahia Mohamed ElHafed Iaaza inquiète l’eurodéputée espagnole Paloma Lopez, qui a appelé la Chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini à prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de ses droits fondamentaux et s’assurer de sa libération.

Dans une question écrite adressée à Mme Mogherini, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Paloma Lopez a affirmé que Mohamed El Hafed Iaaza, en grève de la faim, est dans un "état critique" par ce qu’il s’est vu refuser l’accès aux soins par les autorités marocaines.

La parlementaire espagnole a interrogé, à ce titre, la Chef de la diplomatie européenne sur les mesures prises pour obtenir la libération de ce prisonnier sahraoui et garantir le respect de ses droits fondamentaux.

Paloma Lopez a insisté, dans ce contexte, sur le nombre de cas de prisonniers politiques sahraouis illégalement condamnés et emprisonnés pour avoir revendiqué le droit de leur peuple à l’autodétermination, soulevés par l’UE dans le cadre de son dialogue politique régulier avec le Maroc, compte tenu de la "violation systématique" par les autorités marocaines des droits de ces militants.

L’eurodéputée espagnole a souligné, à ce titre, que le Parlement européen a attiré l’attention de la Commission européenne sur ces violations, à maintes reprises.

En effet, cette eurodéputée n’a cessé d’exprimer ses préoccupations par rapport à la persistance de la violation des droits de l’homme au Sahara occidental occupé, notamment les droits fondamentaux des prisonniers politiques.

Il y a quelques jours, Paloma Lopez avait soulevé le cas d’Abdelkhalek Merkhi, qui est venu s'ajouter à la longue liste des détenus politiques sahraouis dont les droits ont été bafoués.

Selon Paloma Lopez, l'état de santé d’Abdelkhalek Merkhi s’est "détérioré sérieusement" à la suite de la grève de la faim qu’il a entamée en avril pour protester contre les violations de ses droits fondamentaux, et sa détention illégale à la prison de Tiznit au Maroc.

Ce n'est pas la première fois que les droits fondamentaux des prisonniers politiques sahraouis sont violés par les forces marocaines d'occupation", avait-t-elle écrit dans une autre question adressée à la haute représentante de l'Union européenne (UE) aux Affaires étrangères et la politique de sécurité, rappelant les cas des citoyens sahraouis, Mohamed Dihani, Mohamed Banbari, Salah Lebsir,  Mbarek Daoudi et celui du groupe du camp de Gdeim Izik.(SPS)   

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