Le Maroc refuse à une délégation de parlementaires espagnols l'entrée à El Aaiun occupée (médias)

Madrid, 14 mai 2016 (SPS) Les autorités marocaines ont refusé vendredi, l’entrée  à la ville d’El Aaiun (territoires sahraouis occupés), d’une délégation du parlement de Galice (Espagne) et ont ordonné son expulsion, ont rapporté samedi des médias espagnols.

Composée de cinq parlementaires de divers partis politiques espagnols, la délégation s’est rendue à El Aaiun, a indiqué le député Monset Prado cité par l’agence EFE, dans le but "de vérifier le respect des droits de l’homme à El Aaiun". 

Le député a expliqué que "les autorités marocaines n’ont pas laissé la délégation descendre de l’avion à l’aéroport d’El Aaiun et ont ordonné son expulsion ce qui constitue une violation du droit international". Tout en qualifiant cette attitude marocaine de "grave", M. Prado a ajouté que "le territoire d’El Aaiun fonctionne comme une prison et ou les droits de l’homme sont violés quotidiennement". 

Pour ce parlementaire espagnol, le fait d’empêcher la délégation de rentrer à la ville d’el Aaiun signifie "que les autorités marocaines ont beaucoup à cacher", expliquant par ailleurs que "partout dans le monde, les caméras et les médias couvrent ce qui se passe et malheureusement, dans les territoires occupés du Sahara occidental, les droits de l’homme sont systématiquement violés et rien ne filtre".

 Par ailleurs, M. Prado a estimé que dans d’autres situations " ou des  citoyens espagnols sont expulsés d’un pays sans explication , cela aurait crée un incident diplomatique" avant d’appeler "le gouvernement espagnol à demander une explication sur l?expulsion de cette délégation parlementaire".

Tout en qualifiant l’attitude marocaine de "répréhensible et condamnable, le même responsable a estimé que "le gouvernement espagnol devrait être le premier à montrer son intérêt pour ce qui se passe dans le territoire sahraoui occupé par le Maroc".

En avril dernier, le Maroc avait expulsé un groupe de juristes européens  de nationalité espagnole, française et belge, accusés par les autorités marocaines de "troubles à l’ordre public". Ces juristes était partis s’enquérir de l’état des prisonniers sahraouis détenus illégalement et injustement depuis des années dans les prisons marocaines.  

Ce groupe de juristes ainsi que plusieurs organisations de juristes et de droits de l’homme avaient fermement protesté et condamné cette expulsion.(SPS)

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