L’intergroupe du Parlement européen sur le Sahara occidental réitère son soutien "indéfectible" à la cause sahraouie

Bruxelles, 22 avr 2016 (SPS) L’intergroupe du Parlement européen "Paix pour le peuple sahraoui" a réitéré jeudi à Bruxelles, son soutien "indéfectible" à la cause sahraouie, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à rétablir sa mission au Sahara occidental pour organiser le référendum qui permettra au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.

Lors d’un échange de vues avec le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, les membres de l’intergroupe européen ont également mis l’accent sur la nécessité de doter le nouveau mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme à l’instar de toutes les autres missions onusiennes de maintien de la paix de par le monde.

"La semaine dernière, nous avons envoyé une lettre aux membres du Conseil de sécurité expliquant la situation délicate qui prévaut au Sahara occidental après que le Maroc ait décidé d’expulser la composante civile de la MINURSO.

Dans cette lettre, nous avons insisté sur l’importance d’élargir les prérogatives de cette mission à la surveillance des droits de l’homme pour permettre au peuple sahraoui, toujours en attente depuis 25 ans, d'exercer son droit à l'autodétermination", a indiqué l’eurodéputé espagnole Paloma Lopez Bermejo.

Cette eurodéputé s’est engagée, à ce titre, à oeuvrer avec "plus d’intensité" au sein des institutions européennes, notamment au sein du Parlement, pour la reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions onusiennes.

L’eurodéputé italien Flavio Castaldo a dénoncé, de son côté, "le silence complice" de l’UE dans le conflit au Sahara occidental, exhortant l’intergroupe à s’investir davantage dans la résolution de ce conflit.

Il a estimé que la Minurso est "en danger" après la décision prise par les autorités marocaines d’expulser sa composante civile "en violation de la Charte des Nations unies".

Le parlementaire européen, Jordi Sebastia a insisté, quant à lui, sur la responsabilité de l’Espagne dans le parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental.(SPS)

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