Le peuple sahraoui espère que les déclarations de Ban Ki Moon se traduiront par des "décisions effectives"

Alger, 12 avr 2016 (SPS) L'ambassadeur sahraoui à Alger, Bechraya Hamoudi Bayoune, a affirmé mardi que le peuple sahraoui espère que les déclarations du secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon lors de sa dernière visite dans les territoires sahraouis se traduiront par des "décisions pratiques et effectives" qui permettent aux Sahraouis d'exercer leur droit à l'autodétermination.

Les déclarations de Ban Ki Moon "doivent se traduire, dans son rapport du 28 avril, par des décisions pratiques et effectives" ( ...) qui permettent aux Sahraouis d'exercer leur droit à l'autodétermination et dont le Conseil de sécurité doit tenir compte" pour accélérer le règlement du conflit au Sahara Occidental, a déclaré l'ambassadeur sahraoui en marge d'une conférence organisée au centre l'Historial d'Alger sur la "position des pays occidentaux concernant la cause sahraouie: mensonges et vérités".

Il a souligné que le peuple sahraoui a suivi de "très prés" les déclarations de Ban Ki Moon lors de sa visite dans les camps des réfugiés, en Algérie et dans les territoires libérés où il a réaffirmé la position de l'ONU et mis en avant la légalité internationale, ce qui a suscité la colère des autorités marocaines.

Le diplomate sahraoui a ajouté que ce qui a surtout irrité le Maroc, outre le mot "occupation", c'est "la détermination des Nations unies à faire prévaloir la légalité internationale, notamment lorsque Ban Ki Moon a évoqué la situation difficile des Sahraouis et insisté sur la nécessité de régler ce problème qui peut se répercuter négativement sur la situation sécuritaire dans la région s'il persistait".

Il a insisté sur le fait que le peuple sahraoui "veut que les Nations unies fixent un calendrier et un programme pour la tenue d'un referendum d'autodétermination".

"Le peuple sahraoui espère, a-t-il dit, que le Conseil de sécurité impose le respect de la légalité internationale", ajoutant que les déclarations de Ban Ki Moon "ont donné de l'espoir aux Sahraouis" qui attendent qu'elles "se concrétisent sur le terrain".

L'ambassadeur sahraoui a précisé dans ce contexte que le Conseil de sécurité a deux options, soit il fait prévaloir la légalité internationale et réintègre la Minurso dans la région en fixant un calendrier pour la tenue du referendum, soit il laisse la région sombrer dans l'inconnu s'il opte pour une autre voie.

La présidence du Conseil de sécurité avait annoncé que le secrétaire général de l'ONU présenterait son rapport sur le conflit au Sahara Occidental à la mi-avril où se tiendront plus de cinq réunions avant la promulgation d'une nouvelle décision le 28 du même mois relative au vote sur la prorogation du mandat de la Minurso qui expire le 30 avril.

Le Conseil de sécurité avait adopté lors d'une réunion à huis clos début avril, son plan d'action mensuel, fixant trois rendez-vous pour débattre du dossier du Sahara Occidental occupé, une fois que Ban Ki Moon aura remis son rapport sur les développements du conflit à la lumière de la tournée qu'il a effectuée début mars dans les camps des réfugiés sahraouis. (SPS)

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